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Autour des livres, quels secrets se dévoileront ? | Orphée

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Wyn Sklaera
« La perfection n'est pas un détail. »
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◊ Classe: Lame Noire
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La perfection n'est pas un détail.
MessageLun 7 Nov - 21:24

Mideel. L'intérêt que possédait la Lame Noire à l'égard de cette cité n'eut de cesse de s'attiser au fil des années. Après tout, les dirigeants n'appréciaient sa guilde et n'autorisaient les meurtres. L'idée même d'enfreindre la loi pour répondre à une mission, lui donnait l'eau à la bouche. Mais, malheureusement pour elle, sa présence n'était que celle d'un touriste. Malgré la déception engendrée par cette même raison, la ville possédait un charme inattendu. Les rues et la nature omniprésente des lieux attiraient et ravissaient son regard. Elle ne se souvenait s'y être rendue, peut-être de nombreuses années plutôt mais ces souvenirs là avaient fini comme bien d'autres, par disparaître. Tout ça n'encombrait son esprit et ne l'empêchait encore moins d'apprécier sa visite.

D'un pas enthousiaste, elle parcourait les chemins longeant les pelouses, les différentes rues de la ville. Aucun endroit n'échappait alors à sa curieuse attention. Depuis les premières matinales, son activité avait commencé et même après de nombreuses heures, l'assassin ne s'en était toujours lassée. L'heure du déjeuner passait depuis peu, la banshee profitait de la temporaire désertion des rues pour se rendre dans les principaux lieux de la cité et ainsi éviter une foule trop dense à son goût. Quelques rares passants se trouvaient sur le passage, mais aucun gênait sa progression. Un bon début en soi. Toujours, avec une curiosité et fascination enfantine, elle se laissait émerveiller par les lieux. Elle qui était à son habitude, sans émotion apparente, beaucoup se lisait alors dans ses yeux.

Lors de sa balade, la demoiselle tomba par hasard sur une librairie. La façade attira tout de suite son attention, l'obligeant à s'arrêter. Ainsi, immobile devant cette dernière, elle ne cessait de l'observer sans comprendre ce qui l'intriguait. Peut-être une envie soudaine de lire la prenait ? L'assassin ne connaissait de réelles raisons à ça. Après tout, les livres furent pendant de nombreuses années son pire cauchemar. Toute fois, il lui était arrivé plus d'une fois, dans diverses conditions, de s'obliger à ouvrir l'un de ces objets démoniaques créés à l'aide de feuilles couvertes d'encre. Une longue hésitation s'empara alors de la Lame. Rentrer ou non ? Quelque soit la réponse, elle risquait à chaque fois d'être possédée par des regrets et ainsi, de donner d'avantage de matière à son adorable reflet.

Espérant de toute son âme qu'aucun miroir ne soit à l'intérieur, elle poussa la porte et y pénétra. Comme à son habitude, quand Wyn entrait dans un nouvel endroit, elle ne laissa pas son regard se promener pour ignorer la potentielle présence de son double. Plutôt concentrée, sa focalisation resta sur les livres et uniquement eux. D'abord, elle se contentait de les observer un à un, parfois, elle ne se gêna pas pour en prendre un et le feuilleter puis le reposer, n'y trouvant aucun intérêt. La femme était très dure à contenter et ne cherchait qu'à comprendre son attrait soudain pour ces marchandises. Toute fois, elle possédait déjà quelques idées pour expliquer ce dernier et c'est ainsi qu'elle tentait tant bien que mal à le combler. Pour l'instant, la banshee n'apporta guère d'importance aux autres individus présents.
Orphée A. Faustus
« Grand sage inculte des relations sociales »
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◊ Classe: Mage Illusionniste spé Altération du Temps
◊ Pouvoir: Mind-Lock
◊ Malédiction:
Grand sage inculte des relations sociales
MessageLun 5 Déc - 17:39




TU ES UN LIVRE...
... dont les pages se tournent facilement



Ah je m’ennuie. Je n’ai jamais eu un ennui aussi radical alors que je suis sensé travailler. Peut-être parce que d’habitude, j’ai du travail à faire justement. On ne dirait pas comme ça mais, en dehors de mes affaires bien chargées en tant qu’Érudit, il y a également beaucoup de travail à fournir dans cette petite librairie que je tiens depuis de nombreuses années maintenant. C’est qu’il faut non seulement entretenir mon anonymat en me prêtant corps et âme au jeu du libraire lambda qui tient son petit commerce comme si de rien n’était mais en plus, il faut faire en sorte que la maison continue de tourner pour éviter les moindres soucis pouvant amener au doute chez la clientèle. Le tri des ouvrages, leur entretien, les achats pour renouveler les rayons et j’en passe, ça occupe. Mais là, il semblerait que toutes ces tâches soient déjà remplies. Par moi-même ou mon apprenti libraire. Je ne pourrais pas lui reprocher son excès de zèle à celui-là.

Mon soupir de lassitude s’entendrait presque dans tout l’espace de la librairie. Il n’y a personne en plus, c’est si décourageant. Mon coude se pose sur le comptoir alors que ma tête vient se morfondre au creux de ma main pour se faire soutenir. Je n’avouerai probablement jamais que mes dernières escapades ont été si mouvementées qu’en fait, revenir ici au calme, me rend presque morne. Au moins, y’avait de l’action. Dans le sens où je pouvais m’amuser avec ferveur en prenant un malin plaisir à faire tourner en bourrique ma favorite. Sauf que là, en cette journée fade, il n’y a personne à enquiquiner et l’enfant malsain que je suis au fond se meurt dans cette monotonie qui s’installe. Au moins, je me dis que je n’ai pas faim. Heureusement que je n’ai pas faim. Ça aurait bien compliqué les choses.

« Oh... J’ai peut-être quelques papiers qui restent à trier... »

Je suis persuadé que je n’en ai pas mais je me cache presque derrière ce qui me sert de guichet pour fouiller dans les tiroirs et chercher ne serait-ce qu’un dossier mal rangé. Disons que c’est le côté de l’Érudit qui ressort et qui ne supporte pas savoir ses affaires en désordre. Mais ma tête se relève bien vite ainsi que tout le reste du corps quand j’entends le bruit significatif de la porte qui s’ouvre, laissant entrer un client. Je vais pour faire preuve de politesse en souhaitant le bonjour à cette femme qui entre quand l’atmosphère qui se dégage tout à coup me retient. Je n’aurais jamais pensé croiser un disciple de la Mort aujourd’hui. Inutile de toucher cette personne ou de l’approcher davantage pour que mon odorat reconnaisse l’effluve des habitants de Lemuria. Ça et puis... autre chose vient titiller mes sens. Quelque chose qui me dérange et pourtant, hormis cette fixation très étrange sur tous ces livres directement, cette cliente ne semble pas si différente des autres. Ou presque. Je n’en sais rien.

« Je peux vous aider peut-être ? »

Bien que l’envie de ne pas prononcer un mot me démange, je fais tout de même le premier pas pour briser le silence. Un pas que ne semblait pas vouloir faire cette femme de toute évidence. A croire qu’elle fuit quelque chose avant même d’être entrée en ces lieux. Mais il s’agit là de tenir ma place de libraire tout de même. Et les mauvaises impressions, ça arrivent souvent sans réel fond. Je l’espère du moins.


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