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De vrais amis, ça ne s'oublie pas // PV Al'rac

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Keith V. Campbell
« Garde du corps très rapproché »
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Garde du corps très rapproché
MessageDim 17 Avr - 17:51


Good to see you my friend !


« J’ai pourtant tout fait pour rester le plus silencieux possible. Pour qu’elle ne constate pas mon départ. Enfin, du moins qu’elle ne me sente pas partir. J’ai été obligé de la mettre au courant mais je voulais juste qu’elle ne soit pas là au moment où je franchirai les portes de la Tanière. Mais j’ai, encore une fois, raté mon coup. Je vois déjà Shion de loin, sur place, comme faisant barrage devant la sortie et qui adopte sa moue si significative quand je dois m’absenter ou même quand elle, elle doit partir pour ses entrainements. Cette moue remarquable qui indique une séparation, en somme. Pourtant, celle-ci ne sera pas bien longue. Deux jours ou peut-être trois. Ça fait si longtemps que je n’ai pas pu voir ma famille et sous un accord passé avec la Royauté, je m’accorde quelques moments de repos auprès de ceux qui ont toujours une grande place dans mon cœur. Mais même si mon séjour est court, pour elle, c’est comme si je partais presque définitivement. Et ces yeux livides plissés qui accompagnent des joues arrondies par une mine abattue veulent tout dire.

« Ce ne sont que deux ou trois jours. Et je ne suis pas bien loin. Et tu sais que je vais rev... »

Ma phrase est écourtée par une embrassade surprise et quelque peu gênante. Je l’aurais presque repoussé si nous n’avions pas été seuls mais elle-même sait mieux que n’importe qui que le hall est désert pour le moment alors elle n’a pas loupé l’occasion de me faire comprendre que mon départ est accepté mais qu’il ne doit pas durer éternellement. Impossible de retenir ce rouge qui monte au niveau de mes joues. Je finis par lui faire lâcher prise en n’oubliant pas de lui rendre une marque d’affection digne de notre secret.

« Trois jours maximum. Promis. Et je te rapporterai des croissants, alors sois sage. »

Je ne traine pas plus. Attendre plus longtemps serait raccourcir ma visite chez mes parents que j’ai vraiment hâte de revoir. Le chemin vers la boulangerie des Campbell n’est pas bien long. Kyna remise sur pied par cette demoiselle Felnoir, il ne lui a pas fallu beaucoup de temps pour cavaler vers cette petite bourgade de Mideel. L’odeur du pain chaud est reconnaissable de loin, avant même que je ne sois arrivé à destination. Je suis heureux intérieurement de savoir que la boutique bat toujours son plein même si au fond, l’inquiétude me gagne toujours. Mes parents se font de plus en plus vieux chaque jour et physiquement, la tâche est toujours plus compliquée. Au moins, je me dis que maintenant, il ne manque plus d’argent comme quand j’étais enfant. A chaque salaire reversé, je leur en donne toujours une bonne partie et je me conforte avec cette idée.

Quelle surprise quand j’arrive devant notre maison. Depuis que je suis petit, j’ai plus tendance à être auprès de Shion que mes parents mais malgré tout, ces derniers font toujours en sorte de me faire plaisir ou de subvenir encore à quelques besoins. Je constate leur dernier effort depuis mon passage précédent. Une petite écurie, fabriquée de toute pièce à la main. Juste à côté de la boulangerie. Je possède ma monture depuis quelques années maintenant mais à chaque fois que je me déplace, la pauvre bête reste dehors, sans réel abri. Quels idiots ils sont. A penser encore à moi et mon bien-être alors que mon père aurait pu user de cette énergie pour autre chose. Encore un acte qui lui vaudra toute ma reconnaissance. Le terme idiot restant une façon de parler. Bien entendu.

« Voilà un bon toit qui couvrira ta tête pendant ces quelques jours. Tu remercieras le Vieux Campbell pour ça. »

Une caresse sur le haut du crâne et voilà Kyna soigneusement placée dans sa nouvelle demeure. Il est maintenant temps de retrouver Vincent et Mary. Mais au moment où je vais pour annoncer mon arrivée, un léger bruit juste derrière attire mon attention. Et c’est une autre surprise qui me saute en pleine figure. Pour une des rares fois dans ma vie, mon visage se tort sous une émotion trop peu contenue. Mes yeux forment de légères billes d’étonnement avant de réaliser complètement la situation et de reconnaitre totalement qui se tient devant moi. Quand est-il arrivé et pourquoi est-il là, je n’en sais rien mais ce ne sont pas vraiment les questions qui me viennent à l’esprit maintenant.

« Si je m’attendais à ça... »

Des mots assez courts. Laconiques. Mais le timbre est trop significatif et ce vieil ami qui se trouve en face de moi ne me connait que trop bien. Il n’a pas besoin de plus que ces quelques premiers sons et mon visage soudainement trop expressif pour comprendre que je suis bien plus qu’heureux de croiser son chemin. Trop de longs mois se sont écoulés sans que je ne puisse lui adresser un mot. C’est juste faire une pierre deux coups sur ce séjour qui rassemble plus de retrouvailles que prévu. J’amorce une poignée de main avant de venir enlacer virilement ce complice de longue date.

« Al’rac, mon ami. Ça me fait tellement plaisir de te revoir. »



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Al'rac Suvanah
« Tu le veux ton coup de pioche ?! Tu le veux, dis ?! »
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MessageMer 20 Avr - 2:08

Quelle plaie. Pourquoi toujours choisir les endroits les plus pénibles à rejoindre pour effectuer ses missions ou ses courses ? à croire que cet enfoiré d'Unuuda tirait toujours les endroits au hasard. Non, c'était voulu, c'était un bon coup pour rendre obéissant le petit chiot un peu trop énergique. C'était aussi un excellent moyen de l'épuiser et de le dépouiller de toutes ses idées farfelues et dangereuses pour sa réputation.

Marchant dans les rues de Mideel, Al'rac regardait dans toute les directions, les mains dans les poches, dont une posée sur son arme. Il y avait peu de chances d'y croiser ses parents mais il espérait tout de même qu'ils ne décident pas de pointer le bout de leur nez tout de suite. Fort heureusement pour lui, à cette heure ci, ils devaient être tout deux bien occupés. Au moins, le coin avait toujours cette apparence très familière pour Al'rac et son côté particulièrement accueillant qu'il appréciait vraiment. C'était ici qu'il vivait en toute tranquillité entouré d'autres lycans de son âge, tout aussi énergiques et terribles pour leurs parents respectifs. Son âge et son dynamisme passés faisaient de lui parfois la tête de groupes d'enfants turbulents qui enchaînaient des bêtises à en perdre le compte. Il se rappelait de chacun d'entre eux et de leurs odeurs. L'un d'entre eux portait toujours une délicieuse odeur de pain chaud...

... Quand on parle du loup en question. Al'rac regardait droit devant lui et s'arrêta lorsqu'il aperçu non loin de lui une chevelure dont il reconnaissait la pigmentation. et il portait toujours cette odeur de pain même si elle était atténuée... Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme. Il finit par suivre cet enfant de Mideel et l'observait en silence, gardant ses mains dans les poches, ainsi qu'une démarche lente et décontractée. Le lycan le regardait arriver à la boulangerie et caresser un chocobo. Une sacrée bête. OU avait-il trouvé l'argent pour se la procurer ?

Finalement, Il releva légèrement la tête quand il vit ce bon vieux Keith se retourner. Il l'avait remarqué. Son visage changea d'un seul coup et il semblait plutôt surpris de revoir Al'rac. Ce dernier lui adressa un grand sourire amical. L'accoutrement de son ami semblait assez contradictoire avec son appartenance à cette boulangerie, à moins qu'il ne s'agissait pas là de son lieu de travail ? L'énergique jeune homme avait été absent trop longtemps pour le savoir. De plus, il semblait nettement plus sérieux qu'avant. Mais Al' était plutôt rassuré en le voyant presque instantanément changer d'expression et opter pour un visage nettement plus familier. Ce qui était certain était qu'il semblait en bonne santé et sacrément... grand... Al'rac en aurait presque été jaloux.

"- Keith ! C'bête à dire mais tu éclaircis ma journée là maintenant !"

Enlacé suite à une poignée de main, il serrait l'homme entre ses bras, décrochant finalement ses mains de ses poches. Le lycan croisa les bras en gardant son sourire sur ses lèvres, puis vint tourner autour de son ami pour l'observer. Il finit par remarquer son arme; et quelle arme ! Un sabre ! Il n'attendit pas de remarque de la part de Keith et posa l'une de ses mains dessus.

"- Ouah ! Sacré sabre dis donc, pis t'es devenu bien droit, on croirait un arbre ! Ou est-ce que tu as trouvé l'argent pour avoir tout ça ? "


Il se pencha légèrement et regardait son accoutrement de plus près, assez intrigué par le "nouveau Keith". Il espérait qu'il gardait de bons souvenirs de leurs escapades dangereuses et de leurs bêtises qui faisaient râler les habitants. Al'rac débordait d'énergie et se sentait d'attaque pour faire revivre ces fameux souvenirs.

"- Enfin, t'as l'intention de rester par ici longtemps ? On a des choses à rattraper toi et moi, hein ! Tu me racontes tout en même temps, t'as l'air d'avoir beaucoup de choses à dire ! Tu dirais bonjour aux autres plus tard, hein !"

Le jeune homme attrapa le bras de son interlocuteur et commença à le tirer, tentant de se diriger dans le sens opposé à l'entrée de la boulangerie, paré à lui montrer ses progrès en matière de fabrication de munitions et autre objet pouvant faire du bruit, salir du linge ou déranger quelques passants. Rien de très glorieux en soi...
Keith V. Campbell
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MessageDim 5 Juin - 22:31


Good to see you my friend !


« Venir voir mes parents est toujours un plaisir qui engendre beaucoup de chaleur dans mon cœur mais là, me retrouver en face d’un proche aussi important pour moi, c’est un effet qui ne risque pas de s’estomper tout de suite et qui, par conséquent, éclairera forcément ma journée, à n’en pas douter. J’aurais aimé prolonger cette embrassade amicale mais la curiosité de mon ami est telle que je n’ai pas vraiment le choix que de lâcher l’étreinte. Et quelle curiosité. Je dois bien avouer que sur le moment, je ne comprends pas pourquoi Al’rac fait preuve d’autant d’engouement à mon égard. Certes j’ai un peu grandi depuis notre dernière rencontre mais tout de même. Mais alors que ses mains se posent sur mon arme, je ne mets pas de temps à replacer les choses dans leur contexte.

« Ola mon ami… Patience, je vais tout t’expliquer. »

Cette question est bien légitime après tout. Et il y en aura sûrement d’autres. Je n’ai pas vu Al’rac depuis ce jour où on m’a emmené de force à la Tanière. Là où un mode de vie plus stable m’attendait. Là où mes parents étaient sûrs que je ne manquerai de rien. Ni nourriture. Ni eau. Ni argent. Certains étaient peut-être au courant des motivations de mes parents mais pas tout le monde. Et bien que ce sacré Lycan soit mon meilleur ami, il n’était au courant de rien. Pour lui, Keith Vincent Campbell était parti pour une autre vie, ailleurs, sous le désir de ses géniteurs. Et quand on a tout juste la dizaine, voire même moins pour d’autres, on ne se pose pas forcément plus de questions que cela. Alors quand les retrouvailles se font sur une si grande différence par rapport à notre jeunesse, je finis par comprendre rapidement son enthousiasme et son étonnement.

Pendant que le regard d’Al’rac m’inspecte de tous les côtés, un léger sourire vient animer mon visage. Que dira-t-il quand il apprendra que dorénavant, je vis au beau milieu de la famille royale ? Moi qui, étant plus jeune, suivait ses pas de petit dévergondé qui aimait m’apprendre les pires bêtises. Moi qui ne demandais qu’à me jeter dans les situations les plus dangereuses avec mon bâton, avec mon jeune compère -plus vieux que moi- qui me donnait les conseils les plus précieux pour pas que ça ne me retombe méchamment dessus. Mais ma léthargie retombe soudain alors que je lâche quelques mots sans pouvoir allonger une phrase correcte, me laissant tirer par mon ami.

« Hein... ? Mais attends... Et mes parents... ? »

Un dernier coup d’œil jeté à la boulangerie et celle-ci disparait déjà dans les méandres des branchages qui entourent la petite boutique. Ah…Quel dommage. J’aurais souhaité saluer mes parents tout de même. Mais l’énergie si admirable de mon homologue ne me fait pourtant rien regretter et je ne lui sors d’ailleurs aucun mot de reproche, me laissant guider à de nombreux mètres plus loin. Après tout, je suis là pour plusieurs jours et ces bons vieux Vincent et Mary Campbell ne m’attendaient pas avant la soirée de toute façon. J’ai juste laissé ma précieuse bête seule mais je doute que mes parents si bien attentionnés ne remarquent pas mon volatile très rapidement par ces cris significatifs. Sacré Al’rac. Il n’a pas changé…

« Et bien… Tu comptes m’emmener à l’autre bout de Mideel comme ça ? »

Non loin de moi l’idée de vouloir m’arrêter ou que sais-je encore. Mais ce rythme si rapide et soudain me fait doucement sourire intérieurement. Nous avons notre temps, n’est-ce pas ? Je ne retourne pas à la Tanière dans la minute. Au grand dam de ma protégée je dois dire mais parfois, le repos familial est primordial. Je tâcherai d’user des mots adéquats pour me faire pardonner. J’essaie tout de même de freiner mon ami en mettant la force nécessaire dans mon bras pour lui rendre l’avancée plus difficile. Même si je sais que réellement, le temps nous manquera toujours, inutile de se presser. Profitons sereinement de ces retrouvailles.

« Ne sois pas si pressé. Nous avons tout notre temps. Tu ne veux pas que je te raconte mes aventures en pleine course, n’est-ce pas ? Souffle un peu et remets-toi. Je reste ici quelques jours alors inutile de courir. »

Difficile de demander à Al’rac de se remettre de ses émotions alors que moi-même je suis dans un état de joie très prononcé. Je n’ai jamais eu l’habitude de montrer ouvertement mes sentiments et mon visage est toujours relativement passif, sans traits expressifs. Je suis bien trop discret pour cela. Mais dans certains cas comme celui-ci, il est bien difficile de contenir toute une émotion rappelant une jeunesse que jamais je n’oublierai. Je donne un petit coup de poing à l’épaule de mon ainé en faisant mine de le pousser amicalement d’une force déjà plus présente que lorsqu’on était des enfants.

« Où m’emmènes-tu comme ça ? Dans un endroit propice pour nous faire faire des escapades peu recommandables ? Comme à notre vieille habitude ? »



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Al'rac Suvanah
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MessageJeu 14 Juil - 16:54

"- Tu les verras plus tard tes darons !"

Al' ne réfléchissait pas et tirait le bras de son interlocuteur de manière instinctive, il avait tant de choses à entendre et à raconter lui-même. Tant d'années s'étaient déroulés sans qu'il puisse partager aussi bons moments qu'il avait pu avoir avec Keith de par le passé. Au fond de lui il avait toujours espéré le revoir; bien qu'il puisse penser tout ce temps qu'il ne pouvait se porter moins bien que lui. Par ailleurs, Al'rac se montrait plus insistant lorsque son interlocuteur faisait en sorte de ralentir sa course.  Hors de questions de le laisser repartir maintenant ! Cela dit, il fut rassuré d'entendre qu'il était là pour quelques jours, bien que ça ne soit pas assez, d'après lui. Et puis ça ferait un excellent prétexte pour pouvoir allonger le temps de sa mission dans les environs. Tant pis pour Unuuda, qu'il aille au diable le temps de ce séjour à Mideel. S'il devait revenir les mains vides et se prendre un coup en retour, Al'rac le ferait.

Il fini par lâcher son bras en lui adressant un large sourire en l'écoutant. Keith posait beaucoup de questions sans répondre à celles du jeune homme. Mais il avait raison; l'énergie débordante du lycan l'avait poussé à l'éloigner de son foyer d'origine et le forcer à le suivre. Inutile de préciser qu'il ne souhaitait pas que la famille de son interlocuteur le monopolise alors qu'il considérait qu'il pourrait les voir une autre fois. C'était purement égoïste et il en avait pleinement conscience, ce qui ne l'empêcherait pas de le monopoliser lui. Aussi, il ne tarda pas à reprendre la parole :

"- Il faut que je te montre deux-trois nouvelles fabrications qu'tu devrais aimer... Si on reste trop près des autres on va les effrayer..."

Il ne fut pas aisé pour Al'rac de cacher sa joie ou d'enrayer son propre dynamisme. Son sang lycan le laissait sur-réagir et s'exprimer à l'aide de grands gestes qu'il faisait avec ses bras. Il finit par attraper d'une main sa fameuse arme, qu'il passa sous le regard de son ami. Un léger ricanement s'échappa de ses lèvres. Il n'avait pas l'intention de lui tirer dessus ou de tirer sur quelqu'un de toute manière. Son arme tenait plus d'un gadget en vue des modifications qu'il avait apporté que d'une véritable arme mortelle comme à son origine.

"- ...Mais une démonstration vaut plus plus que des mots, t'es pas d'accord ?"

Il sorti une balle de sa poche, une balle d'une couleur verdâtre dont les finitions semblaient réalisés à l'arrache. Elle avait peu de chances de fonctionner, mais si jamais ça marchait, il pourrait se pavaner devant Keith sans en rougir. Aussi, il chargea son revolver, et pointa un arbre avec le canon de l'arme. Lorsqu'il appuya sur la détente, un bruit sourd retenti, un son anormal. Le coup n'était pas parti et le canon fumait. Intrigué, peu prudent, Al' fit claquer le chien en acier. Le tir se présentait comme un échec; le slime contenu dans la balle s'échappa de l'arme d'un seul coup, dirigé en partie vers le visage du lycan sous le choc. Le reste reliait le sol au canon, composé d'une matière gluante et collante en grosse majorité.

Dans sa surprise, Al' titubait et s'écroula se laissa tomber sur le sol, parvenant à rester sur les fesses. Légèrement secoué, il mit plusieurs longues secondes à comprendre ce qui venait de se passer. Il tenait toujours son arme dans la main, pointé dans la même direction. tentant d'arracher la matière gluante de son visage, il n'osait pas croiser le regard de son ami.

"- ... ça n'a pas fonctionné on dirait ! Mais t'as pas le droit de rigoler, ça aurait dû marcher !"
Keith V. Campbell
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MessageVen 28 Oct - 22:27


Good to see you my friend !


« Je ne suis pas très juste avec mon ami retrouvé. Il me pose plein de questions et je ne prends même pas la peine de lui répondre convenablement. Ça ne se fait pas et s’il y a bien une personne à mériter mes récits, c’est bien Al’rac. Mais loin de moi l’idée de ne pas vouloir le tenir au courant de mon évolution. C’est juste que je suis pris au dépourvu d’une telle virée et expliquer toute une vie en courant, ce n’est pas l’idéal. Mon histoire semble simple mais elle n’est pas banale. Et quitte à tout raconter à mon ami d’enfance, autant le faire bien, sans oublier le moindre détail marquant qui fait ce que je suis aujourd’hui. Mais pour le moment, nous avons bien du mal à canaliser nos émotions pour arriver à quelque chose de posé.

« Nous aurions pu moins nous fatiguer si tu nous avais laissé le temps de prendre Kyna avec nous. Tu aurais pu faire une balade en Chocobo. Toujours aussi hâtif, Al’rac. Je te reconnais bien là. »

Je finis enfin par comprendre l’éloignement soudain dont j’ai été victime. Pourquoi cela ne m’étonne-t-il pas ? Mon homologue Lycan a toujours été très débrouillard et un peu touche à tout. Alors entendre parler de fabrication quelconque, c’est tout naturel et peu surprenant. Ce qui m’interpelle le plus c’est ce que ça va donner en démonstration. Avec le temps, j’ose espérer qu’Al’rac a muri et pris en expérience. Alors tout devrait bien se passer. Alors pourquoi je commence sincèrement à douter ? Finalement, ce n’est peut-être pas plus mal d’être venu jusqu’ici à pieds.

« Je suis d’accord mais... Tu m’assures que tu ne vas pas mettre le feu aux arbres au moins ? Quand tu t’éloignes, ce n’est jamais bon... »

Du moins, ça ne l’était que trop rarement dans notre jeunesse. Ce qui est le plus absurde c’est qu’avant, je le suivais sans hésiter. Aujourd’hui c’est tout l’inverse. Disons que j’ai perdu la main. Mes pupilles s’écarquillent soudain quand je vois cette arme à feu défiler sous mes yeux. C’est une belle arme vu de l’extérieur. Reste plus qu’à savoir ce que le jeune Lycan a inventé avec. Et je dois avouer que le résultat de cette expérience est des plus... réussie ? Le spectacle qui s’offre à moi est de toute beauté. Je n’ai pas vraiment tout compris quant à l’enchainement des actions mais cette mixture verdâtre qui dégouline de l’arme blanche et Al’rac au sol avec le visage repeint... Tout ceci est très hilarant.

« ... Ça n'a pas fonctionné on dirait ! Mais t'as pas le droit de rigoler, ça aurait dû marcher ! »
« Oh mais je ne rigole pas. Je ne me permettrais pas. »

Je ne suis pas du genre à m’esclaffer mais là, je ne peux absolument pas tenir parole. Face à un ami de longue date, j’efface tout masque et c’est sans plus tarder que je cache mon visage entre les doigts d’une de mes mains pour contenir mon sourire qui finit par se transformer en un éclat de rire. Bien évidemment, je me suis assuré que la chute d’Al’rac ne soit pas dangereuse ni le résultat de ce coup. Et quand je remarque que tout incident est écarté, je me laisse aller à une moquerie amicale sans précédent. A en avoir mal aux côtes comme qui dirait. Il me faut bien de longues secondes avant de me reprendre et de me pencher vers mon interlocuteur tout penaud tout en retenant un dernier rire.

« Pardon... Mais vraiment... Quel spectacle. Tu veux un coup de main ? »

Je l’aide à retirer ce joli masque vert du visage avant de venir m’asseoir en face de lui. Il n’y a personne dans les environs. Juste nous et la végétation alors pourquoi ne pas s’installer ici quelques instants pour discuter ? Au gré du vent et face à un temps plutôt agréable. Cet environnement m’a manqué mine de rien. Ma main glisse soudainement vers le fourreau de mon arme pour l’approcher au plus près d’Al’rac.

« Le temps que tu répares ton arme, laisse-moi te montrer la mienne. Tu voulais savoir comment j’ai pu l’obtenir, non ? Cette épée... »

Je finis par tirer cette dernière de son fourreau avant de la placer sous les yeux curieux d’Al’rac. Il s’agit là vraiment d’une belle arme que jamais aucun d’entre nous n’aurait pensé avoir un jour. Et parce que ce n’est pas n’importe qui qui se trouve en face de moi, je la lui tends même pour qu’il la saisisse et la contemple de plus près.

« ... Elle m’a été donné par... la famille royale. Pour... mon travail. »

Sur ces mots, je prends conscience du fait que j’aurais à parler bien plus sur ma condition. Ce n’est pas comme si tous les Lycans du coin parlaient des Alphas comme étant proches de vous tous les jours. Je suis hésitant. Je ne sais pas comment amener la chose concrètement à mon ami sans lui donner l’impression que je suis trop bien portant aujourd’hui. Ce n’est pas du tout le message que je veux faire passer. Sans compter que s’il vient à soupçonner une idylle trop fragile avec la Princesse Lycane, s’en est fini de moi. A voir l’air malicieux de mon complice, je doute que sa fougue et sa taquinerie se soient estompées. J’essaie alors de changer de sujet au moment où ses pupilles roulent de curiosité vers moi.

« Fais attention. Elle peut te couper un doigt. »



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