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A la recherche du passé [ft Tallulah]

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MessageSam 12 Déc - 22:36



Cela faisait deux jours que Kanon était parti de Mideel, accompagné d'un cheval noir de jais récupéré dans l'écurie royale appartenant à la famille Lovecraft. Un besoin important de changer d'air, un simple voyage afin de découvrir le pays? La raison de ce départ ne résidait dans aucune de ces deux hypothèses.

En réalité, le jeune prince avait entendu des rumeurs sur l'existence d'un groupe de personnes qui chercheraient à découvrir certaines choses liées au Royaume d'Anthalia. Selon ses propres recherches, il avait appris que certains de ces gens vivaient probablement dans la région de Lorwyn. Il avait ainsi pris la route en direction de cette région du Sud-Ouest afin de peut-être avoir des indices concernant ce livre qu'il avait découvert lorsqu'il était enfant, de savoir s'il y avait quelque chose dans l'histoire d'Anthalia qui pourrait expliquer l'origine de ces malédictions, s'il était possible de les supprimer et comment le faire.  Tant de questions dont il espérait obtenir des réponses, pour Andrea, et surtout pour sa sœur aussi, sa chère petite Shii.

En un sens, il pensait que s'il pouvait mieux comprendre ce monde qui l'entourait et sa naissance, son organisation, il serait peut-être capable d'aider sa petite perle, ou en tout cas l'alléger son fardeau. Kanon était ce genre de personne à faire passer sa famille en priorité, surtout sa sœur d'ailleurs. En fait, il était prêt à tout pour elle, et traverser le Royaume n'était pas un problème si cela pouvait l'aider ne serait-ce qu'un peu.

C'est ainsi qu'il avait fait tout ce chemin depuis Mideel et, après ces deux jours de route, était arrivé dans la région principalement humaine. Un paysage bien différent de celui qu'il connaissait: Les forets et les montagnes avaient laissé place à des champs, des champs à perte de vue ainsi qu'une petite ville portuaire, Dun Fiara, où le prince fit une halte.

Il laissa alors sa monture à l'entrée de la ville contre quelques pièces et se dirigea machinalement vers le port. Pourquoi? Kanon n'en avait aucune idée, mais ses pas le guidaient inconsciemment dans cette direction et comme il fallait commencer les recherches quelque part, autant commencer par là-bas. Il marcha ainsi quelques minutes, peut-être plus, lui-même ignorait le temps durant lequel il avait fait des allers-retours le long du port, puis il s'arrêta finalement devant un bâtiment où se trouvait une jeune femme portant une cape rouge.

Après un instant de réflexion, il se décida finalement de l'interpeller.

Excusez-moi mademoiselle, dit Kanon en s'approchant doucement en s'assurant de garder tout de même une certaine distance.  Pourriez-vous me renseigner...? Je cherche....

Mais il ne put terminer sa phrase, le temps de détourner le regard quelques secondes et la jeune femme n'était plus là, volatilisée. C'était bien sa chance, où était donc passé cette jeune femme? Elle n'avait pourtant pas pu disparaître aussi vite...  Il avança alors prudemment en espérant qu'elle n'ait pas fuit et, si c'était le cas, tant pis il irait chercher quelqu'un d'autre qui pourrait peut-être l'aider dans sa quête.




Dernière édition par A. Kanon Lovecraft le Jeu 17 Déc - 16:43, édité 1 fois
Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageMer 16 Déc - 20:47


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Le port ne m’avait jamais semblé être l’endroit le plus approprié pour y placer le siège de la Guilde. Elle paraissait tellement étrange au milieu des bâtisses utiles aux pêcheurs, marchands et autres marins, bien que cette proximité des voyageurs et surtout notre possibilité à rejoindre rapidement la mer puisse être un bon argument. Enfin, un bon argument pour certains des hauts placés, mais quelque part j’avais plutôt l’impression d’une isolation volontaire en prime. Cet endroit n’avait rien à voir avec le centre-ville de Dun Fiara. Tout aussi fréquenter, on avait pourtant l’impression d’être déconnecté de la réalité des autres habitués du lieu, c’était comme si chacun ne voyait pas ceux avec lesquels il ne travaillait pas. Le calme au milieu du brouhaha, presque personne ne venait jamais ici. Un paradoxe qui ne me déplaisait guère.
 
Évidemment, lorsque j’étais à la Guilde, c’était principalement pour consulter les grimoires et autres documents que nous étions les seuls – ou presque – à posséder ou pour y ramener quelques résultats de mes recherches. Ce n’était pas comme si j’y mettais souvent les pieds ou que j’étais fréquemment confronter à des étrangers. Alors pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu que je me retrouvais à attendre un coursier ? En réalité, la réponse je la connais : mauvais endroit, au mauvais moment. Je n’ai pas été capable de refuser.
    « Excusez-moi mademoiselle, pourriez-vous me renseigner...? Je cherche... »
Je n’ai pas entendu la personne s’approcher de moi, dans un couinement surpris, je bondis et disparais aussi vite que l’éclair derrière l’arbre qui se dresse fièrement devant notre édifice. Le tronc est assez large pour me cacher correctement, je le sais sans l’ombre d’un doute puisque ce n’est pas la première fois que je fais usage de cette particularité. Tremblante comme une feuille, je n’ose me montrer durant de longues secondes avant de me décider à jeter un coup d’œil sur le côté. Ce n’est qu’un visiteur, ou peut-être est-ce enfin le coursier qui vient d’arriver. Si l’Archimage me voyait, il ne manquerait pas de me passer un savon. Pourtant, même la crainte d’une réprimande n’arrive pas à surclasser l’effroi que j’ai ressenti en remarquant une présence juste derrière moi.
 
Bon, allez, il me faut prendre mon courage à deux mains et remplir le travail qui m’a été donné. Je me tente à faire un pas hors de ma cachette, avant d’y retourner aussi sec. Ce n’est rien, juste un premier échec, ce n’est pas comme si ça m’arrivait souvent. Il faut juste que je réessaye une nouvelle fois et ça devrait aller. Sauf qu’à chaque fois que je sens que son regard vient chercher dans la direction précise où je me trouve, tous mes élans héroïques disparaissent encore plus rapidement qu’ils étaient venus.
 
L’ennui c’est que je ne sais même pas si ma cachette est encore fonctionnelle où si j’ai réussi à me faire remarquer. Sans pour autant sortir complètement, je parviens enfin à pointer le bout du nez et de... l’interpeller... si on peut appeler les choses ainsi.
    « ... bonjour... »
Sans oublier que je ne sais même pas s’il me fait face ou non, d’un point de vue extérieur on pourrait croire que je trouve les racines de cet arbre très fascinant d’un coup. Alors que je ne les vois même pas. Mes yeux sont simplement rivés sur le sol comme s’ils avaient peur d’aller voir ailleurs, quoique, je me tente malgré tout à de furtifs coup d’œil dans la direction de l’œil. Au moins, il semble toujours devant la porte, un point pour moi qu’il ne soit pas rentrer directement. Je peux sans doute sauver les apparences. Si c’est possible, ça c’est encore une autre paire de manche.

©codage par loveless




Dernière édition par Tallulah L. M. Lœvenbruck le Lun 11 Jan - 13:52, édité 1 fois
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MessageJeu 17 Déc - 16:43



Kanon avançait lentement en direction du bâtiment à la recherche du moindre indice pouvant retrouver cette jeune fille à la capuche rouge.

Il l'avait remarqué lorsqu'il faisait ses allers-retours sur le port, elle était restée devant l'entrée alors il avait pensé qu'elle attendait quelque chose et qu'elle pourrait certainement l'aider, qu'elle était du coin. Pourtant, elle avait sursauté en remarquant sa présence avant de disparaître alors qu'il avait détourné le regard quelques secondes. Un simple bruit qui avait attiré son attention quelques instants, mais cela avait suffi pour qu'il perde la fille à la capuche de vue. Était-ce le début de la malchance pour le prince?

Le jeune homme regardait prudemment à gauche et à droite afin de comprendre comment elle aurait pu disparaître aussi vite, puis son regard s'arrêta sur un arbre non loin de la porte. A cet instant, il se sentit légèrement bête... On ne disparaissait pas d'une telle manière, c'était impossible, ou presque, disons que le pourcentage de chance que cela puisse arriver était faible... La seule solution logique était qu'elle se soit caché derrière celui-ci. Bien sûr, elle aurait très bien pu entrer également dans la bâtisse, mais il n'avait entendu aucun bruit de porte.

Ses soupçons semblaient se confirmer lorsqu'il entendit des bruits dans cette direction. Puis il vit finalement une petite tête sortir du tronc timidement.  Kanon aurait ri bien volontiers devant une telle image si elle ne l'avait pas tant surpris. Il s'y attendait, certes, mais lorsqu'une personne apparaît soudainement, il avait toujours cet air perplexe sur le visage.

Elle avait une petite voix, si bien que l'héritier aurait cru la voir disparaître à nouveau. Etait-il si effrayant pour perturber à ce point une jeune femme? Quoi qu'il en soit, lui faire peur n'était pas dans ces projets, et cette réaction était regrettable. Peut-être devrait-il se montrer plus doux, mais envers un inconnu cela semblait difficile.

Il s'arrêta à quelques mètres de la jeune femme, préférant laisser un certain espace afin de ne pas lui faire peur plus que cela en était déjà le cas.

Bonjour... Excusez-moi de vous avoir surpris.... Commença le garçon. Je me nomme Kanon. J’espérais trouver des réponses en venant ici mais... je me suis en quelque sorte perdu... pourriez-vous m'aider?

Il avait besoin d'aide pour trouver ce groupe de gens, c'était un fait. Certes, le garçon avait déjà réunis pas mal d'informations afin de croiser leur chemin, mais maintenant qu'il était en ville, les traces s'arrêtaient là et il lui fallait désormais quelqu'un pour le guider.

La jeune femme était toujours derrière son tronc d'arbre, timide et les yeux vers le sol. Cela intriguait quelque peu Kanon qui se demandait ce qu'il pouvait bien se passer, mais elle ne semblait pas être à l'aise. Le Lycan était observateur, quand il le voulait bien.

Est-ce que vous... allez bien?
Demanda-t-il.

Vraiment, Kanon avait l'impression d'être sur une pente glissante.


Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageLun 11 Jan - 14:31


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Non, il vaut mieux oublier les apparences pour le moment, c’était fichu, pas moyen de réparer les pots cassés. Rien ne changeait de d’habitude, à chaque nouvel étranger c’était la même chanson. Une fuite, le regard esquivant de croiser celui qui me fait face. Pourtant je tente, j’essaye vraiment de faire de mon mieux, mais cela ne suffit jamais. Impossible de quitter mon arbre. Je suis même déjà prête à tenter de me terrer encore plus loin quand le malheureux jeune homme essaye de se rapprocher de ma cachette. Quelque part, j’ai presque envie de le voir se lasser de la situation pour finir par rebrousser chemin, pourtant d’une autre je ne veux pas qu’il tourne le dos et s’en aille avec une telle appréhension. Comportement digne d’un chaton sauvage effaré, quel comble quand on est morte Lycane. Une bien belle blague du Dieu Unique.
 
L’entendre se présenter, s’excuser et quémander de l’aide aussi poliment aurait pu, aurait dû me faire sentir plus à l’aise ou au moins me rassurer sur ses intentions. Que nenni. Je n’ai pas plus de réaction qu’une statue de pierre qu’on aurait oubliée de placer au milieu de sa fontaine. Comparaison ridicule n’est-il pas ? Tout comme cette scène, ce qui la rend tout indiqué. Pourtant cela ne m’empêche pas de lui répondre par l’affirmative à sa question. J’aimerai beaucoup l’aider, sincèrement. Même si je ne suis sans doute pas la mieux placé pour ça.
    « Est-ce que vous... allez bien ? »
Peut-être que mon mouvement de tête était bien trop faible pour qu’il soit perçu correctement ? Dire que j’avais – presque­ – réussi à prononcer un mot un peu plus tôt. Trop de question, trop d’intérêt et voilà que je me laisse aller à un jette malheureux. Je ne peux m’empêcher de rabattre mon chaperon un peu plus profondément sur ma tête. Par honte, par peur que ma « particularité » finisse découverte si ce jeune homme se décide à s’approcher sans crier gare s’il me croit malade ou affaiblie par je ne sais quoi. Je n’ai pas d’échappatoire de toute manière et à vrai dire, mon cerveau n’est même plus en mesure de trouver quelque chose de logique ou de commander quelque chose à mes pauvres jambes.
 
Sans trop savoir comment, je trouve tout de même la force de remuer à nouveau la tête de bas en haut tout en maintenant les bords du tissu qui recouvre ma tête.
    « … oui, je vais très bien. Je vous remercie. »
Très convaincu. Je suppose. Je ne sais pas vraiment. Ne vous moquez pas pour autant, il est bien rare que j’arrive à sortir autant de mots d’une traite avec un parfait inconnu. Sans doute cela m’inspire finalement quelque acte héroïque et ne réfléchissant pas plus loin que le bout de mon nez, puisque nous sommes sur les quais, je finis par pointer la direction de la ville.
    « L’entrepôt est par là, à côté des portes de la ville... »
Oui, grâce à mon sens de l’observation très non-affuté, je viens de faire la constatation la plus simple du monde. Après tout, qui d’autre qu’un marin viendrait se perdre ici ? C’est juste logique, non ? Mon esprit a juste fait une déduction logique, puisque le chemin vers la ville reste difficile à louper – et que je ne voudrais pas le froisser en le laissant croire que je le pense idiot, ce qui n’est pas non plus le cas. A moins qu’il ne cherchait un navire en particulier ? Non… je n’ai pas la tête de quelqu’un qui navigue et qui donc connait ce genre d’informations… je crois. Mince, je ne sais plus quoi penser. Quand une voix désagréable trouve la bonne idée de se faire soudainement entendre, tandis que son propriétaire se contente de passer avant de s’en aller au loin vers les bateaux amarrés.
    « Attention petit corniaud, tu vas te faire dévorer par le vilain monsieur ! Ahaha ! »

©codage par loveless


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MessageSam 13 Fév - 11:18


Kanon aurait voulu s’approcher plus, mais il était certain que s’il faisait cela, la jeune femme s’enfuirait à toutes jambes. C’était sans doute ce que l’on appelait la timidité extrême, un phénomène que l’homme ne comprenait pas très bien. Cependant, s’il la rendait mal à l’aise, il était prêt à faire des efforts. Ses doutes furent alors confirmés par un simple geste, un mouvement de la main pour enfoncer un peu plus son chaperon afin de, probablement cacher sa petite tête à la chevelure blanche. Ce genre de timidité sur une fille… Il dût retenir un faible rire tant c’était mignon.

Une petite voix arriva difficilement jusque dans ses oreilles et, s’estimant heureux d’avoir une bonne ouïe, Kanon montra un petit sourire bienveillant, chaleureux, un de ses sourires qu’il ne montrait généralement qu’à ces proches et notamment sa petite sœur bien aimée : Shion. D’ailleurs que faisait-elle en ce moment ?  La nostalgie s’empara de lui à cette pensée mais il fût ramené dans le présent lorsque la fille à la capuche rouge prononça ces quelques mots : « L’entrepôt est par là, à côté des portes de la ville... »
L’entrepôt ? Mais de quoi parlait-elle ? Et pourquoi donc Kanon chercherait-il une telle chose ? Non, en réalité il espérait obtenir des informations d’un autre type… Complètement différentes… Le garçon secoua la tête dans tous les sens, ne comprenant pas cette allusion. Puis tout devint clair lorsqu’il remarqua le lieu dans lequel il se trouvait : Un port.  Se donnant une claque mentale, un sourire gêné naquit sur ses lèvres accompagné d’un tic dont il ne parvenait pas à se débarrasser. Machinalement, il attrapa son propre poignet avec son autre main et commença à tenir celui-ci, forçant légèrement.  « Ah… Non… » Commença-t-il à dire. La situation était délicate, comment pouvait-il formuler la chose sans prendre le risque de faire chou-blanc ? La chose qu’il cherchait était bien particulière, et était cachée…  

Alors qu’il ouvrit la bouche, il fut interrompu par une voix criarde un peu plus loin «  Attention petit corniaud, tu vas te faire dévorer par le vilain monsieur ! Ahaha ! ». Réplique qui ne put lui arracher qu’un soupir ennuyé devant la réaction de la jeune femme qui s’était comme repliée, reculant d’un petit pas.  L’héritier n’eut pas besoin de réfléchir plus longtemps, n’importe quelle femme se sentirait mal à l’aise devant une telle remarque. Il se retourna ainsi vivement, se contentant de fusiller ce qui semblait être un marin du regard avant de regarder à nouveau la fille à la capuche et marmonna à son intention  « Ils sont tous comme ça ici ? Aussi lourd j’veux dire. » Espérant lui décrocher ne serait-ce qu’un petit sourire. Puis il y eu un nouveau silence durant quelques dixièmes de secondes pendant lesquelles le prince héritier semblait réfléchir. Il était primordial de trouver les mots adéquats afin de ne pas faire choux-blanc. « En réalité, je cherche des… personnes… qui pourraient peut-être m’aider » dit-il simplement d’un ton un peu hésitant. « … Pour ma petite sœur... » murmura-t-il comme pour lui même.  Il n’en rajouta pas plus, ce n’était pas nécessaire pour le moment d’autant plus qu’il ne souhaitait pas déballer toutes ces longues explications à la jeune femme.
Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageLun 22 Fév - 15:02


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Les brimades et les moqueries  sont un fait courant de mon quotidien depuis que je suis revenue à la vie, mais à moins de me trouver dans une période de pleine lune, je ne pouvais que baisser la tête et attendre que cela passe. Sur le moment, je m’attends presque à entendre un surenchérissement de la part de cet inconnu, qui, au final, ne cherchait pas les entrepôts. Je commence même à m’imaginer qu’il s’agissait là d’un nouveau mage intéressé par la guilde. La poisse, il fallait que ça tombe sur moi si c’était bien le cas. Jamais je n’arriverai à passer le relais à un confrère, ils trouveraient bien plus amusant de laisser le nouveau au membre le moins à l’aise avec les interactions sociales. Sauf que je ne peux m’apitoyer plus longtemps sur mon sort que j’entends une nouvelle question posée à mon égard. Oui, il a dû se passer quelques secondes durant cette longue et futile inquiétude.
    « Je... » Outch, en voilà une question délicate. Jamais Lullah ne s’était plainte  ouvertement de tous ses mauvais traitements, ce n’est pas maintenant qu’elle va s’y risquer. A-t-elle peur des représailles ? Difficile à savoir. « Je ne crois pas, mais ce n’est pas grave. » Se taire, encaisser et courber l’échine, c’est tout ce qu’elle sait faire.
Quelle situation inconfortable, je m’étonne presque qu’il soit encore là. Bien que je ne comprenne pas cet air songeur qu’il prend tout à coup. Que peut-il bien vouloir ici ? Je finis vraiment par croire qu’il cherche à entrer dans les Dun Morah, s’il n’est pas marin ce doit être la seule raison de sa venue ici, non ? À moins qu’il cherche son chemin.
    « En réalité, je cherche des… personnes… qui pourraient peut-être m’aider… Pour ma petite sœur... »
Cette phrase pique ma curiosité pour la première fois depuis que cette étrange rencontre. Aussi mal à l’aise que je puisse être, je ne pouvais rester de marbre devant une telle requête. A ma grande tristesse, je ne me souviens pas avoir jamais eu un frère ou une sœur dans les quelques brides qui me restaient de ma vie passée. Un mouvement non maîtrisé de mes oreilles vint même marquer cet intérêt soudain, entraînant un brusque geste de mes mains qui se pressèrent de plaquer le tissu de ma capuche contre ma tête.
    « Vous cherchez un médecin sur les quais ? »
Sur le moment, cette question me sembla presque logique, mais… cet homme ne devait pas être aussi idiot alors qu’il avait dû passer par la grande ville. Mes joues prennent une jolie couleur pourpre dès que je me rends compte de ma bêtise.
    « Hum, pardon. Vous savez qui vous cherchez ? Je peux peut-être vous dire où il faut aller ou vous indiquez qui pourrait vous renseigner… je… je ne connais pas tout le monde ici. »
Ce qui est tout à fait vrai et, aussi étrange que cela puisse paraître, ma voix s’était montré un peu plus assurée – mais pas trop non plus – tout en devenant même un tout petit peu plus audible. Toujours cachée par mon tissu vermeil, je me résigne enfin à sortir de ma cachette pour me placer devant l’arbre sans pour autant le lâcher de sitôt. Dos contre le tronc, comme accrochée à celui-ci – aussi ridicule que pouvait paraître la scène – la position de mon visage devait donner l’impression que je fixer mes pieds. Pourtant, mes pupilles ne quittaient pas mon interlocuteur des yeux.
    « Qu’est-ce qu’elle a, votre sœur ? »
Sa curiosité avait été piquée, après tout il fallait bien qu’elle sache si elle voulait aider ce jeune homme. Elle le voulait vraiment, tout en espérant qu’il ne venait pas pour rendre visite à sa guilde. De tout son petit cœur timide.


©codage par loveless


    Damn... du coup on voit pas la différence entre la taille 12 de la typo classique et la taille 11 des dernières phrases de Lullah. Donc oui elle parle un peu plus fort, mais pas presque aussi fort qu'à voix haute. Pour éviter les incompréhensions avec la mise en page :3
Invité
« Invité »
MessageMer 24 Fév - 19:04


Kanon venait de dévoiler à demi-mot les raisons de sa venue dans cet endroit et, au mouvement qu’il y eu dans la capuche de la jeune femme, il se demanda si elle n’était pas au courant de quelque chose. Elle avait brusquement levée les mains afin de les placer sur sa tête, couvrant ce qui bougeait avant de demander «  Vous cherchez un médecin sur les quais ? ».  L’héritier sembla quelque peu embêté, peut-être un peu déçu également. Qu’un médecin puisse aider Shion, il l’avait espéré mais c’était malheureusement insuffisant. Si seulement c’était possible, il l’aurait déjà fait depuis bien longtemps. Il ne remarqua pas la gêne de la femme à la cape rouge, probablement trop perdu dans ses pensées. Un long silence suivit jusqu’à ce qu’elle parle à nouveau. « Hum, pardon. Vous savez qui vous cherchez ? Je peux peut-être vous dire où il faut aller ou vous indiquez qui pourrait vous renseigner… Je…Je ne connais pas tout le monde ici ».

Kanon leva enfin la tête vers elle. La pauvre fille semblait ne plus savoir où se mettre, comme si elle avait peur de dire une bêtise. « Ah, non… » Commença-t-il à dire d’un air quelque peu embêté. Il ne trouvait pas les bons mots à utiliser, d’une part pour ne pas l’effrayer plus et d’autre part pour décrire ce qu’il cherchait sans pour autant tout dévoiler. Il avait entendu dire qu’il s’agissait d’un groupe discret alors il n’était peut-être pas sage d’aller droit au but. Cela pourrait provoquer un échec et ça, il ne pourrait se le pardonner, pas après avoir fait tout ce chemin. « Je cherche… un groupe ? Quelque chose comme ça ?» Il se gratta la tête avant de remettre sa main sur son poignet. « J’ai besoin d’informations sur… le passé ». Il restait assez vague sans trop l’être, ce n’était peut-être pas la meilleure solution, mais c’était toujours mieux que de ne rien dire ou trop en dire.  « Pour comprendre… comment aider ma sœur ». Il faisait de nombreuses pauses dans ses phrases afin de chercher ses mots au mieux. Lui qui était l’héritier du dirigeant des Lycans, il n’était même pas capable de prononcer une phrase correctement, de manière naturelle. Il y avait trop en jeu, trop de stress pour qu’il puisse le faire.

« Qu’est-ce qu’elle a, votre sœur ? » C’était la phrase qui faisait mal. Une phrase qui rappelait la réalité à Kanon, des mots qui l’obligeaient à se confier un peu plus. Il n’aimait pas ça, se sentir forcer de la sorte. Il resserra  sa prise sur son propre poignet. « Une partie d’elle-même a disparu il y a douze ans » Finit-il par dire. La façon dont il avait dit ça portait à confusion, mais il ne se voyait pas dire comme ça, en public, qu’ils étaient des Lycans et que sa sœur ne pouvait plus faire appel aux pouvoirs des Lycans.  « Elle… ne peut plus utiliser ses compétences au maximum ». Pas bien mieux que précédemment, mais il faudra faire avec, c’était un sujet délicat.  Il plongea ses yeux dans ceux de son interlocuteur : « C’est pour ça que je cherche ces gens… Ce groupe… J’aimerais apprendre auprès d’eux. Pouvez-vous m’aider à les trouver ? ». Cette fois, c’était peut-être un peu trop direct, mais il n’avait plus réellement le choix s’il voulait les trouver.

Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageMar 1 Mar - 22:16


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Besoin d’informations sur le passé ? Ah. Oh. Mince. C’était donc bien ce que je craignais ? Les informations que j’écoutais sans piper mot ne me donnaient pas d’informations suffisamment claires pour me permettre d’identifier à coup sûr ma Guilde. Cependant, il fallait être bien fermé d’esprit ou dans un déni fondamental pour ne pas comprendre qu’il n’y avait à Dun Fiara qu’un seul lieu où trouver des Historiens et des Mages passionnés de légende et de recherches. Ce qui ne m’empêchait pas de trouver la situation un peu étrange, ou du moins peu commune. Ce jeune homme ne ressemblait en rien à un utilisateur de magie, sans doute devrais-je l’informer qu’entrer dans notre congrégation ne serait pas aisé. Était-ce une volonté somme toute altruiste ? Ce n’était pas certain, il faudrait certainement voir cela comme une énième fuite de la demoiselle qui ne voulait pas introduire un « nouveau membre potentiel ». Se défaire de cette corvée était bien plus facile voyons !
 
Pourtant...
« Pour comprendre… comment aider ma sœur. »
 
Il y avait toujours cette raison. Couplé à cette hésitation qui s’entendait dans les mots de mon interlocuteur, je me sentais incapable de me défiler pour de bon. Pour le moment je ne rebondissais pas encore le sujet, attendant toujours en silence d’avoir un peu plus d’informations. A dire vrai, maintenant que j’étais presque sûre qu’il nous recherchait, je ne comprenais pas en quelle manière nous pourrions l’aider. Était-il certain qu’un guérisseur ne serait pas le plus adéquat pour aider une personne ? Aucune des hypothèses que je pouvais faire ne me permettait de mettre en corrélation ces deux informations. C’était sans doute ce qui m’intriguait le plus.
    « Une partie d’elle-même a disparu il y a douze ans. Elle… ne peut plus utiliser ses compétences au maximum. »
    « Disparu... ? »
Je ne comprenais absolument pas où il voulait en venir, mais je n’ai pas le temps de terminer ma question - ou plutôt je devrais dire que je n’arrivais même pas à la formuler. Lui laissant le temps de formuler une dernière fois sa requête. Oui je pouvais l’aider à les trouver. Si j’avais bien saisi, cela serait même « très facile ». Ironiquement. Discrètement, je pris une bouffée d’air pour attraper mon courage à deux mains. Puis, je tendis légèrement ma main devant moi pour pointer la bâtisse se trouvant sur ma droite.
    « C’est la guilde Dun Morah que vous cherchez n’est-ce pas ? Elle se trouve juste là, derrière cette porte. Je fais même-moi parti de ses membres. »
C’était toujours étrange de me présenter de cette manière. Non pas que j’étais gênée de le faire, j’aimais le travail que j’y accomplissais malgré les quelques brimades et la relative apparence que j’y possédais. Ce n’était qu’un détail, j’espérais simplement que cela ne viendrait pas me retomber dessus quand j’amènerai cet étrange garçon en notre sein. Laissant quelques secondes de silence pour confirmer cette information, je repris la parole sans beaucoup plus d’assurance.
    « Mais... hm... dites-moi, comment pourrions-nous aider votre sœur ? Nous ne sommes que des chercheurs et des mages. Je ne comprends pas très bien ce qui lui arrive, je n’ai jamais entendu parler d’un cas similaire. C’est vraiment très... enfin excusez mes paroles... très étrange, non ? »
Soudain, je rougis devant cette question. Elle me semblait essentiel, mais tellement déplacée. Mes yeux se rivèrent sur le sol, bien décidée à rattraper ma bourde.
    « Enfin, je veux dire qu’il nous faudrait plus d’informations. Surtout, qu’il faut que je vous dise qu’il est difficile d’entrer dans notre guilde quand on n’appartient pas à une classe magique. A moins que vous ne soyez un historien ? »

En effet, Lullah n’était pas vraiment
au courant pour les malédictions.
Aussi étrange soit-il.



©codage par loveless


    Bon j'ai remis en taille 10 pour marquer la différence, mais elle parle aussi fort qu'à la fin du rp précédent ~
Invité
« Invité »
MessageSam 12 Mar - 15:45



Le visage de son interlocuteur était marqué par l’incompréhension. Quoi de plus normal. Après tout, Kanon avait volontairement choisi ses mots afin de rester dans le vague autant que possible. Ce n’était pas le genre de chose qu’il était aisée de dire, d’avouer, surtout pour un homme, surtout lorsque l’on parle d’un être cher.

Puis elle mit en avant le nom de Dun Morah, l’appellation que l’on donnait à ce groupe que l’héritier cherchait. Le garçon fût d’ailleurs étonné de la voir prononcer ces mots avec une telle simplicité. N’étaient-ils pas un groupe discret ? Finalement, peut-être que les choses allaient être moins difficiles que prévu, d’autant plus que la femme en rouge semblait éprouver une certaine sensibilité face à son histoire. En tout cas, il l’espérait. De cette manière, il pourrait rassembler davantage d’informations, plus vite aussi, afin d’aider sa sœur. Lui annoncer que la guilde se trouvait juste là, derrière cette simple porte, sonnait comme une aubaine aux oreilles du Lycan. La chance avait voulu qu’il tombe directement sur l’un deux, c’était à peine croyable.

Un flux de nouvelles questions arriva, afin d’en savoir plus sur ledit problème de Shion. Des demandes qui gênaient fortement le garçon. Celles-ci étaient accompagnées de mots, d’explications qui réduisirent considérablement les espérances du voyageur. Un magicien ou un historien… Il n’était aucun des deux, seulement un frère qui voulait aider sa petite sœur, rien de plus. C’était dans ces moments-là, lorsqu’on lui balançait les choses en face qu’il ressentait cette impuissance et ce, quand bien même la remarque n’était pas blessante ou direct. La vérité était là, en l’état actuel des choses, il était incapable de faire quoi que ce soit. « Je ne suis qu’un frère désireux de rendre à sa sœur ce qu’elle a perdu », dit alors Kanon. Des paroles toujours plus floues les unes que les autres. « C’est bien… ce groupe que je cherche, comment l’avez-vous deviné ? » Il continuait à parler, touchant nerveusement ses poignets « On m’a dit que vous pourriez… m’aider… M’apprendre certaines choses… » Il eut un léger silence. «… Des choses sur le royaume… sur son passé, qui me permettrait de l’aider » Ce n’était pas totalement vrai, ni totalement faux. Kanon noyait surtout le poisson pour ne pas réduire ses chances à zéro.

Gêné, il se gratta la tempe quelques instants avant de reprendre, d’une voix moins forte « Concernant le problème de ma sœur… C’est un peu… délicat » Il fit une pause, jetant un œil aux alentours « Peut-on en discuter ailleurs ? ». Normalement, cela ne devrait pas être trop gênant, mais il valait mieux rester prudent.
Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageMer 30 Mar - 21:32


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Plus il répond à mes questions, moi je comprends ce qu’il essaye de me dire. J’ai toujours l’impression qu’il est sincère dans sa démarche et que le problème qu’il évoque est réel. Pourtant, je n’arrive toujours pas à saisir pourquoi il vient vers notre communauté de chercheurs et d’historiens plutôt que vers un guérisseur. Qu’importe la manière dont je tourne le problème dans ma tête, je ne vois aucune corrélation entre ses deux informations. Ce qui me laisse bien perplexe. Mon bon cœur et mon instinct m’empêchent, néanmoins, de lui tourner le dos et de retourner à d’autres de mes tristes occupations.
    « C’est... c’est parce qu’il n’y a pas d’autres groupes ici. En dehors des pêcheurs et des marchands, je veux dire. Donc ça me semblait... logique. Sans vouloir vous offenser. »
Oups. Je n’ai pas pu m’en empêcher, à nouveau. Cette franchise dont je peux faire preuve sans vilénie ou arrière-pensées. Je me suis simplement contenter de lui répondre, j’espère simplement ne pas l’avoir vexé alors que je ne mettais aucunement ses capacités intellectuelles en doute.
    « Peut-on en discuter ailleurs ? »
    « Oh... Et bien, je suppose qu’on peut rentrer dans le hall d’accueil. »
Je me surprends moi-même à proposer quelque chose comme cela, alors que je n’en ai surement pas le droit. Sauf que je ne suis pas celle qui décide de qui peut entrer dans notre Guilde ou non, je ne fais que présenter un volontaire qui s’intéresse à notre travail. N’est-ce pas ? L’Archimage sera le seul apte de juger ce nouveau venu et de prendre la meilleure décision pour nous tous. Je me dirige donc à petits pas vers cette porte que je désignais un peu plus tôt et m’engouffre à l’intérieur, lui tenant cette dernière jusqu’à ce qu’il me suive.

Il n’y a pas grand monde qui se trouve dans le petit corridor et c’est bien la seule chose qui me rassure en ce moment. Je n’ai jamais servi de guide ou de garant pour un prétendant. Je ne sais même pas comment introduire ce nouveau-venu auprès de notre chef et ça m’angoisse un petit peu. Beaucoup.
    « Donc.. hum... comment dire... » J’ai peur d’être bien trop direct dans ma façon de procéder, mais il me faut connaître un maximum d’informations avant de me rendre dans les quartiers de notre dirigeant. Plus que tout, je souhaite aider ce pauvre garçon, mais pas au détriment de l’affection que me porte l’Archimage. Me voilà dans une position un peu délicate à vrai dire. « Que peuvent faire les travaux des Dun Morah... pour vous aider ? L’histoire ne sert pas à guérir les maux vous savez ? »
Cette question est posée avec la plus grande interrogation qui soit. Sans curiosité malsaine, un peu naïvement et hélas, à nouveau sans pincettes. Son regard traduit, par chance, tout l’intérêt sincère qu’elle porte dans cette question. Cette envie de savoir, de comprendre le problème pour y apporter toute l’aide qu’elle le peut. Même si elle ne pèse pas grand chose dans la balance.

« Une fois que je saurai comment vous aiguiller, je vous présenterai aux personnes qu’il faut, ou qui pourront mieux vous aider. Je vous le promets. » Je ne lui explique pas de suite de la démarche que je souhaite adopter, histoire de ne pas l’effrayer.



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Dernière édition par Tallulah L. M. Lœvenbruck le Mar 17 Mai - 1:54, édité 1 fois
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MessageDim 24 Avr - 17:40


Fait surprenant, la jeune femme venait de lui proposer d’entrer dans le bâtiment. Honnêtement, si le sujet n’était pas si sérieux et si la jeune femme n’avait pas cet air timide sur le visage, il aurait probablement pensé  à une blague. Il entra donc silencieusement, la suivant. A première vue, cela ressemblait à un endroit basique, comme n’importe quelle entrée.

« Que peuvent faire les travaux de Dun Morah... pour vous aider ? L’histoire ne sert pas à guérir les maux vous savez ? »

Cette question avait eu l’effet d’une bombe dans l’esprit de l’héritier, du moins durant quelques secondes.

« En effet… L’histoire ne peut pas guérir les maux ordinaires, mais pourrait… peut être… aider à comprendre certains maux… moins ordinaires ? » Répondit Kanon hésitant.

Au fond, il n’avait pas très envie d’entrer dans le vif du sujet de la sorte, et il espérait que la fille à la capuche comprenne ce dont il voulait parler. Comprendre les malédictions, essayer de trouver une raison à leur existence dans l’histoire pour peut-être parvenir à y mettre fin, c’était tout ce que souhaitait le Lycan. Non pas pour le monde, le sort des inconnus ne lui importait peu, mais pour sa sœur. Tout était pour elle, ses actions, ses paroles, ce voyage…

« J’ai entendu... qu’il était possible que je trouve des réponses ici, parmi les Dun Morah… »Continua-t-il « Serait-il possible de… » Il arrêta sa phrase brusquement. Non, ce n’était pas une manière de dire les choses. Tant pis, il s'était déjà lancé. L'homme prit alors une inspiration avant de reprendre : « Savez-vous, comment je pourrais… entrer ici ? » Ce n’était toujours pas ça, il ne voulait pourtant pas la braquer, mais il ne pouvait pas non plus rester planter là sans rien dire.  Il hésita à nouveau avant de reprendre la parole. « N’avez-vous pas, vous aussi, connu des changements durant ces treize dernières années ? ».

Par ce biais, il pensait pouvoir lui faire comprendre plus précisément, mais toujours en douceur la nature de sa venue. Il avait déposé certaines cartes sur la table. Maintenant, il ne restait plus qu’à attendre.

Tallulah L. M. Lœvenbruck
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MessageMar 17 Mai - 15:49


“If we can share our story with someone who responds with empathy and understanding, shame can't survive.”

Des maux moins ordinaires ? Comme les malédictions des démonistes ou quelques empoisonnements d’une créature sauvage et dangereuse ? Plus cette conversation se poursuit, plus je la trouve étrange. Encore un peu et elle pourrait même me paraître sans queue ni tête. Allons, allons, calmes-toi ma grande et souviens-toi que tu as promis d’aider ce pauvre garçon dont la détresse semble toujours aussi honnête. Oui, mais... comment faire alors que je ne comprends pas à quoi il peut bien faire allusion ? Suis-je bête à ce point de ne pas saisir le sens de ses sous-entendus ? Ou bien cette impression de ne pas avoir la totalité des informations est-elle fondée ? Cette discussion devient vraiment étrange. Et ça n’irait pas en s’arrangeant s’il ne finit pas ses phrases.
    « Savez-vous, comment je pourrais… entrer ici ? »
La jeune Banshee ne répond pas tout de suite. Elle reste pensive, perdue dans le sens qu’elle cherche à trouver à ces phrases. Hélas, elle a beau cherché, elle ne parvient pas à se mettre d’accord sur ce qu’il peut bien chercher. Il y a plusieurs possibilités, mais aucune ne lui paraît coller à la situation. J’ai beau creuser encore et encore, mon esprit finit par lâcher l’affaire. Je ne peux m’empêcher de me dire que nombre de mes « camarades » auraient certainement fini par renvoyer ce drôle de garçon d’où il vient, lassés par tant de paroles en énigmes. Sauf que j’ai fait une promesse et qu’à mes yeux, je reste persuadée que seule l’Archimage pourra prendre la bonne décision.
    « Oui, bien sûr. De la même façon que tous ceux qui travaillent ici : en rencontrant notre Archimage. Lui seul pourra décider si vous êtes dignes ou non de joindre nos rangs. Hélas je ne puis vous apporter plus de précision puisque vous n’êtes pas un mage. C’est... comment dire... assez rare d’en voir rentrer ici. »
Pour ne pas dire inexistants. Le refus d’intégrer des êtres dénués de magie et ceux qui ne sont pas chercheurs n’est pourtant pas un secret, alors jusqu’ici personne n’a réellement osé se risquer à tenter de devenir un Dun Morah sans en avoir les capacités au préalable. Du moins, à mon souvenir. Il se peut que je me trompe, moi qui ne suis pas tant mêlée à notre communauté. Alors que je m’apprête à l’emmener prêt du bureau de notre chef, le jeune homme m’interpelle à nouveau avec une question bien singulière.
    « N’avez-vous pas, vous aussi, connu des changements durant ces treize dernières années ? »
    Cette question me surprend et me laisse coite pendant quelques secondes. « Et bien... euh, non. Enfin je ne comprends pas vraiment, je veux dire que je n’ai ni déménagé, ni rien changer de flagrant à mon quotidien, mais ce ne doit pas être le sens de votre question. »
Vraiment, je ne comprends pas. Il ne doit pas parler des Salamandres, non ? Il ne doit pas en faire partie, je ne le reconnais pas et je connais au moins le visage de la plupart des membres du Culte. Et si c’était un de ces hommes qui nous prenait à tord pour des hérétiques ? Non, non, gardons notre calme, il ne peut pas nous démasquer comme cela. N’abordons pas le sujet et tout ira bien. Je me contente alors de l’inviter à nouveau à me suivre pour l’emmener devant la porte du grand bureau. Avant de toquer trois coups et de lui demander de m’attendre. Il ne me faudra que quelques minutes pour expliquer la situation au responsable de la Guilde, avant de ressortir de la pièce.
    « Voilà, vous pouvez y aller. Je ne peux plus faire grand chose pour vous dans l’immédiat. Je... hum... j’attendrais ici pour vous raccompagner tout à l’heure... Ah ! Au fait, mon nom c’est Tallulah. »
A lui maintenant de convaincre qu’il a sa place parmi nous et que ses recherches sont dignes d’intérêt. Au fond de moi, je ne peux m’empêcher de croiser les doigts pour lui.



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