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J'attendais ces retrouvailles avec impatience, crève ! ₪ adrian

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Castiel J. Moriarty
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MessageMer 14 Oct - 0:11


Depuis le temps que je foule ces terres, je n’ai jamais eu l’occasion d’aller voyager dans toutes les zones vides de vie de l’Île. De toute évidence, il n’y a aucun intérêt à aller farfouiller les lieux où il n’y a personne sur qui se défouler mais puisque j’ai envoyé mon petit jouet courir les marais pour aller s’amuser dans la boue, j’ai un peu plus de temps libre que d’habitude - et surtout aucune autre victime qui me tente plus que cela. N’ayant aucun travail sur le feu, puisque de toute façon c’est un peu moi qui décide du planning donc je fais ce que je veux, je décide de profiter de cette journée de calme pour aller vadrouiller avant d’aller récupérer mon dû.
 
C’est un peu loin mais il y a un endroit qui a fini par attirer mon attention au fil des histoires que j’ai entendu à son sujet. Le point d’origine de l’eau qui alimente le pays en le scindant littéralement en deux. La source du Fleuve Sylmaria, qui a donné naissance à de nombreuses histoires et diverses croyances dont la plus connue raconterait qu’elle possède une magie capable de réaliser les souhaits. Personnellement, aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est un aspect dont je me moque éperdument. Ce n’est pas comme si j’avais besoin d’une telle chose puisque je suis capable d’obtenir gain de cause avec une grande facilité depuis très longtemps, j’obtiens toujours ce que je veux, quelque soit les moyens que je dois utiliser. Alors un souhait, quelle jolie blague. De plus que je ne suis pas un de ces crédules stupides qui n’a pas assez de couilles pour se démerder tout seul et préfère laisser ça à des dieux qui n’existent même pas.
 
Non, ce qui m’intéresse vraiment c’est la partie qui raconte que cette source est pure comme du cristal, immaculée de toutes déformations humaines et respectée de tous. Personne n’a jamais osé brisé les espoirs de milliers de personnes ? Sérieusement ? C’est presque trop beau pour être vrai, je me ferais un plaisir et un honneur d’aller souiller cet endroit moi-même. J’y serais allé bien plus tôt si j’avais pu. Sans compter que si une certaine tête blonde venait à apprendre l’existence d’une cascade aux vœux, elle serait trop tentée pour aller la voir donc si je peux profiter d’une réaction déçu et effarée en découvrant un tas de ruines... ça serait simplement divin.
 
Par contre, je peux me réjouir d’être déjà mort et de ne pas avoir à subir les effets d’un corps fatigué ou affamé tant le chemin pour y accéder est difficile. Tu m’étonnes que presque personne ne vienne par ici, on a plus de chance de mourir en route que de voir son vœu être entendu et exaucé. Surtout que la dernière partie est impossible puisque les « tout-puissants » sont juste du vent et quelques coïncidences de ci, de là, gobées par les idiots et les crédules. D’une certaine manière, cette idée commence même à me faire chier tant je n’aime pas spécialement ce genre d’exercice mais puisque le jeu en vaut la chandelle, je fais un effort pour ne pas me montrer radin en énergie. Oh, attendez, c’est vrai je n’en ai pas besoin et je me plains juste pour la forme. Dommage de ne pas avoir eu un pauvre mortel à embêter sur le coup enfin... au moins je n’aurais pas à laisser de cadavre salir le paysage.
 
Il me faut de longues heures pour rallier mon manoir à la source mais enfin je semble en voir le bout, le bruit assourdissant d’une chute d’eau me parvient aux oreilles suivi quelques minutes plus tard par la vision que je cherchais. Si jamais eu un cœur, je l’aurais peut-être trouvé fort belle, mais je n’en ai pas et je reste de marbre devant ce spectacle. Maintenant il me faut une idée pour mettre mon plan à exécution, sauf que... une silhouette attire mon attention. Zut, je ne peux même pas être seul pour m’amuser tranquillement ? Bon, ça peut faire un spectateur qui poussera de jolis cris de protestation pour accompagner le tout quand je l’aurais engluer quelque part. Je suis juste déçu de ne pas avoir penser à emmener mes outils de torture puisque je ne peux pas laisser de témoins. A moins qu’il ne soit une bonne source d’intérêt en cas de chantage. Il faut que j’aille voir ça de plus près... Si je m’y étais attendu.
    « Comme c’est étonnant, je ne m’attendais pas à rencontrer une vieille connaissance dans un lieu pareil. »
Sur ces mots, mon couteau s’est placé sous la gorge de l’intrus. Des gouttes de sang perlant déjà sur la lame qui s’enfonce dangereusement pendant que je le maintiens fermement en étant placé derrière lui.
    « Qu’est-ce qu’un sale type comme toi viens faire un vœu ici, Adrian ? Tu crois sincèrement y avoir droit après tout ce que tu as pu faire dans ton immonde jeunesse ? »
De quoi rappeler quelques fâcheux souvenirs à ce couard. Il a voulu se ranger, je vais lui apprendre ce qu’il en coût. Si je peux rajouter la vengeance à ma liste, je crois que je vais passer une excellente journée. Ça fait trop longtemps que j’attends ce moment.


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Adrian Solomos-Spade
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MessageDim 22 Nov - 19:26

You... Little bastard.

« Respire un coup mon chéri. Tu vas finir par me faire une syncope. Et ne t’inquiètes donc pas, elle ne sera pas toute seule. Tu me fais confiance n’est-ce-pas ? » Ce que je ne supporte pas ces situations. Malgré toutes mes facilités pour faire plier mon épouse, jamais je ne réussis à lui refuser quoi que ce soit quand elle me demande quelque chose. Parce que ma plus grande faiblesse, c’est bien elle. Ainsi que nos enfants. Surtout la dernière... Alors forcément, quand on m’annonce qu’Eléa s’en va à des kilomètres, livrée à elle-même et je ne sais où... Bon d’accord, chez le beau-père mais quand même. Oui d’accord, avec Lælia, mais quand même. Non pas que je n’ai pas confiance en elle mais les savoir sur la route, seules, ça ne me plait guère. Et ce, depuis des lustres. Parce que les craintes sont toujours là...

Je soupire à cette idée en enfilant ma veste avant de sortir de chez moi. Si j’avais pu échapper à mon travail, je les aurais accompagnées mais j’avais bien trop d’enseignement à donner et ce sont des priorités quand on a une famille à gérer. Mais aujourd’hui, c’est temps libre et je décide de prendre l’air pour chasser cette angoisse de savoir mes deux femmes loin de moi. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser justement à ma famille. Ce que nous avons enduré jusque là et les coups bas que nous a dessiné le destin. Si seulement il avait pu nous façonner un tout autre chemin...

Je ne sais pas si c’est une certaine forme de désespoir qui me guide mais mes pérégrinations me mènent vers un lieu plutôt anodin et pourtant très populaire de part les légendes qui le couvrent. Un bol d’air pur du côté des Montagnes et surtout, une sérénité des lieux parfaite pour s’aérer, c’est l’idéal. Mais le plus spectaculaire en cette contrée c’est bien la source du fleuve qui traverse notre Île et sa cascade. Il m’est difficile d’atteindre les hauteurs mais me voilà maintenant face à une vision féérique. Un sourire détend mon visage alors que je m’approche de cette eau claire qui coule. J’imagine bien ma jeune fille s’émerveiller devant un tel spectacle. Je devrais songer à l’y emmener un jour. Je ne sais toujours pas si j’ai bien fait de venir ici. C’est stupide en un sens. Je suis loin d’être quelqu’un qui a la Foi alors venir auprès de cette cascade que l’on dit réalisatrice de miracle... Pourquoi ? Peut-être parce qu’au fond, j’ai encore du mal à accepter certains faits et que j’aimerais changer les choses. Mais tout homme sensé sait que c’est une sottise de croire à tout ça.

J’aurais mieux fait de faire gaffe à mes arrières. Mon manque de concentration m’aura presque couté cher. En même temps, qui aurait cru qu’il y aurait une autre personne ici ? C’est si peu courant de voir des courageux par ici que je n’ai même pas songé une seconde à vérifier si j’étais seul.
Je n’ai rien vu. Rien entendu. Mais la lame qui déchire doucement la peau de ma gorge, je la sens bien et si je n’avais pas été un buveur de sang, j’aurais pu peut-être avoir mal. « Comme c’est étonnant, je ne m’attendais pas à rencontrer une vieille connaissance dans un lieu pareil. » La poigne qui me retient se resserre mais je ne cherche même pas à me libérer pour le moment. Je suis bien trop stupéfait par cette voix. Mes membres en tombent et mes pupilles dépareillées forment de lourdes billes. Comment est-ce possible ? Après autant d’années... « Qu’est-ce qu’un sale type comme toi viens faire un vœu ici, Adrian ? Tu crois sincèrement y avoir droit après tout ce que tu as pu faire dans ton immonde jeunesse ? » Castiel. C’est maintenant une évidence. Tant de sarcasme dans sa façon de parler et cette manie d’attaquer les gens par derrière. Aucun doute.

« Et moi dont. Tes goûts macabres sont un peu à l’opposé de ce lieu que tu souilles rien qu’en y posant les pieds. »

Ces quelques mots sont prononcés avec agacement. S’il y a bien une personne que je ne souhaitais pas rencontrer ici, c’est bien ce fou furieux. Je décide enfin à me bouger et de quelques mouvements brusques je me dégage, essuyant ma plaie qui, de toute manière, guérira bien assez tôt. Je ne peux m’empêcher de rester surpris face à un visage si inchangé. Ce n’est guère étonnant si on réfléchit bien. Trop d’années se sont écoulées depuis notre dernier entretien. Il n’y a plus de secret ni pour lui, ni pour moi en cet instant précis concernant ce qui a pu advenir de nous durant ce laps de temps. Être encore en vie aussi loin après cette fuite, ça veut tout dire. Dommage. J’aurais tellement aimé qu’il me croit mort et qu’il lâche le morceau. Maintenant, cet espoir est complètement réduit à néant. Comme si me faire traquer par une personne ne suffisait pas, voilà que ce petit connard s’ajoute à la liste.

« Laisse-moi te retourner le compliment. Ce n’est sûrement pas moi qui possède le haut niveau du « sale type ». Ça te ferait trop chier de savoir que l’élève aurait dépassé le maitre. Alors ton immonde jeunesse, tu penses bien que tu peux te la fourrer là où je pense. »

Si ma famille m’entendait, elle n’en reviendrait pas. Je n’ai plus jamais usé de tels termes depuis bien des décennies. Ce langage correspond à ce que j’ai pu être, bien avant. A l’époque où Castiel me conduisait sur des routes dangereuses. A croire que sa présence réveille un comportement que j’avais juré de ne plus ressortir.

« Cela dit, je suis également ravi de te revoir. J’ai du horriblement te manquer pour que tu m’accueilles de cette manière. »
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Castiel J. Moriarty
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MessageDim 29 Nov - 1:03


J’aurais presque pu demander à ce qu’on me pince pour que je sois certain que je ne me trompais pas, presque, car je savais pertinemment que je ne me trompais jamais. J’avais entre mes mains, une proie qui m’avait échappé pendant très longtemps et que j’avais fini par laissé à son triste sort. Je croyais que cet enfoiré était mort depuis des lunes. A crois que le Destin a eu envie de lui rappeler qu’on ne se moque pas impunément de moi. Et encore une preuve qui prouve que j’obtiens toujours ce que je désire. Sans avoir besoin de ces divinités imaginaires qui n’existent que dans la fantaisie de cette stupide plèbe.
    « Et moi dont. Tes goûts macabres sont un peu à l’opposé de ce lieu que tu souilles rien qu’en y posant les pieds. »
    J’appuie tout de même un peu plus sur cette lame, sans lui trancher la gorge aussi vite. Bien qu’un coup sec suffirait certainement... enfin je dois encore établir sa nature exacte, même si j’en ai une petite idée. « Tu me flattes, quel compliment. Je dois dire que tu sembles encore si bien me connaître, n’as-tu donc jamais réussi à couper les ponts ? Tu aurais dû revenir me voir. » Un souffle se glisse dans son oreille. « Je t’aurais peut-être pardonné. Qui sait. »
Jouer sur les peurs enfouis des gens est une véritable passion et si je ne peux affirmer avec certitude qu’il en s’agit bien d’une, rien ne m’empêche de m’y tenter. Parce qu’il y a bien d’une chose dont je suis sûr, c’est qu’il ne peut pas ne pas être marqué par son passé si sale. Il réussi finalement à se dégager sans que je ne cherche à le rattraper. Le jeu a bel et bien commencé et déjà de nombreux scénarios me viennent en tête quand au sort de ce minable lâche. Je pourrais tellement le tuer sans avoir à cacher mes capacités, je pourrais tant souiller cette source avec le sang impur de ce pauvre type. Ah qu’il est dur de me retenir, mais je dois résister. Pour le bien de ce qui doit suivre.
 
La délicatesse dont je peux faire preuve pour ne pas couper son monologue m’étonnerait presque, pourtant je l’écoute sagement, un sourire mesquin et mauvais sur les lèvres. Adrian pourra dire tout ce qu’il veut, la marque que j’ai laissé sur son être insignifiant est indélébile.
    « Me manquer ? Te rendrais-tu plus indispensable que tu ne l’aies vraiment ? Je n’avais pour seul regret que de n’avoir pu m’être fin à sa vie si inutile. Je ne laisse jamais les trahisons impunies, hélas j’avais des choses bien plus importantes à cette époque pour me permettre me m’occuper personnellement de tes petites fesses. Par chance, je suis patient et je ne me morfonds pas sur les petits contretemps, je récupère toujours ce qui me revient de droit, tu vois. Même les morts. »
La Mort est mienne. C’est ce qu’il se dira lorsque j’en aurais fini avec lui, lorsqu’il viendra me supplier lui-même de lui pardonner ou de mettre fin à sa seconde vie. Que choisirais-je ? Bonne question, je n’aie pas encore décider. J’ai tout mon temps pour cela. Absolument tout mon temps.
    « Je suis presque étonné de voir qu’un être assoiffé de sang aie réussi à ne pas faire parler de lui en deux cents ans ? Tu ne me feras pas croire que tu as réussi à t’assagir. Il n’y a aucune chance pour que cela ne se produise, pas après tout ce que tu as pu laisser dans ton sillage sous mes bons conseils. Aucune bonne femme ne serait capable de récupérer un déchet comme toi, ce sont des contes pour petites pisseuses qui rêvent d’être princesse. A moins que... tu ne préfères les hommes ? »
Il y a une chose que je déteste par-dessus tout, encore plus que les bonnes âmes héroïques qui sont persuadées pouvoir changer la nature même de l’humaine, c’est de ne pas avoir une seule information sur mon interlocuteur. Il est bien rare que je me retrouve dans cette situation, j’ai toujours une longueur d’avance afin de pouvoir me préparer. Sans est une excellente espionne quand il faut surveiller les « invités de marque ». Un jour faudrait que je dresse Hilda pour ce travail, quand elle aura un peu plus de plomb dans la caboche. Enfin, dans l’immédiat il me faudra continuer de jouer avec ses nerfs pour le forcer à faire de faux pas, à lâcher des informations qui ne tomberont pas dans l’oreille d’un sourd.
 
Pendant ce temps, sans le menacer directement, je garde mon arme en main sous sa forme endormie. Jouant avec comme une horloge mortelle qui n’attend que d’atteindre l’heure fatidique. Mon don me sera également très utile en cas de coups fourrés. Ou si j’ai envie de l’humilier un peu plus encore. Qui a osé dire que je n’étais qu’une infâme personne ? Le mot n’est pas assez fort, malheureux.
    « Si nous discutions comme de bons vieux amis et que tu me racontais ce qu’il t’aie arrivé ? Qu’est-ce qu’un type comme toi fait dans un endroit pareil ? Penses-tu que ne sois pas en train de le souiller également ? Je doute qu’un machin magique t’accorde un vœu. Et puis... tu n’avais tout de même la stupide idée de penser que tu pourrais de décrasser de ta nature ici ? AHAHAHAHAHA ! »


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Dernière édition par Castiel J. Moriarty le Jeu 31 Mar - 11:29, édité 1 fois
Adrian Solomos-Spade
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MessageVen 18 Mar - 14:05

You... Little bastard.

En me retournant, j’aurais souhaité voir une personne inconnue et régler ça autrement. Par intimidation ou autre chose. Que sais-je. Mais non. Je ne me trompe pas, hélas. Il s’agit bien de ce rat, perfide et sans scrupules. A l’époque où je marchais dans ses pas, oui, j’aurais sûrement succombé à des paroles aussi vilement menées à mon oreille. Mais pas aujourd’hui. Surtout pas maintenant que je suis enfin stable et que j’ai pu trouver une voix pour avancer. Et je ne veux vraiment pas la perdre…

Mes mots ne le touchent guère. Ça ne m’étonne pas. Mais par contre, lui, a tout le tact qu’il faut pour trouver les faiblesses de ses victimes. Là dessus, il n’a pas changé. Et encore moins sur l’art de prêcher le faux pour avoir le vrai... Et c’est sans le savoir que Castiel touche violemment les points sensibles en mettant la notion de Mort bien en avant. « Je suis presque étonné de voir qu’un être assoiffé de sang aie réussi à ne pas faire parler de lui en deux cents ans ? » Cette affirmation me glace le sang. Je tente par-dessus tout de ne pas le démontrer mais me rappeler aussi abruptement ma nature ne me plait pas. Ce n’est pas comme si j’avais demandé à être ce que je suis. Même si pour lui, comme pour moi, notre état de « mort » est une évidence, ça fait toujours un pincement au cœur de l’entendre. D’autant plus qu’il ne sait plus rien de moi depuis cette absence. Il ne peut ni savoir ce que je suis devenu ni même être au courant de ma nouvelle vie. Il titille. Il cherche. Mais hors de question que je cède tout de suite. Pourtant... « Aucune bonne femme ne serait capable de récupérer un déchet comme toi… » ... C’est presque réussi.

« Je trouve que tu parlotes beaucoup pour quelqu’un qui ne veut pas s’ennuyer avec des petits contretemps. N’est-ce pas plutôt ta façon si aimable de me souhaiter le bonjour ? Ou alors tu cherches une excuse pourrie pour te convaincre parce que tu n’as pas été foutu de retrouver ma trace pendant tout ce temps… ? Tu me déçois. Quelle mollesse. Les années ne t’ont pas aidé à ce que je vois. »

Mon sourire se trouve être aussi mesquin que le sien, avec une pointe d’amertume et de frustration difficile à cacher. Je détourne comme je peux la conversation pour éviter la confrontation verbale. Lælia est ce que j’ai de plus cher avec mes enfants aujourd’hui et elle est la preuve que si... j’ai été capable de me racheter une conduite bien meilleure. Pourtant, ces paroles me font étrangement douter. Comme quand j’étais encore aux côtés de Castiel il y a si longtemps. Comme s’il n’avait pas perdu cette emprise qu’il a pu avoir sur moi. Est-ce la surprise de me retrouver nez à nez avec lui qui me fait brusquement flancher ? Est-ce que finalement, je suis si sûr de moi... ?

« Si nous discutions comme de bons vieux amis et que tu me racontais ce qu’il t’ait arrivé ? » Voilà qui me remet du plomb dans l’aile.
Pourquoi douter maintenant ? Il est évident que cette enflure ne cherche que la déstabilisation pour mieux avoir sa proie. Mais je ne me laisserai pas avoir. Non. Et il ne réussira pas à obtenir sa « vengeance ». Castiel cherche des informations à n’en pas douter. Il cherche à trouver la faille qui me fera flancher pour me réduire à néant. Mais j’ai trop de responsabilités aujourd’hui pour me permettre de me laisser aller à la provocation. J’essaie de rester calme même si face à ce démon non désiré, ça devient chose difficile. Trop de questionnements me viennent soudainement en tête. Gérer ma situation actuelle est délicat. Et même si je montre une certaine nonchalance devant mes proches et que je fais comme si le mal ne m’atteignait plus, je suis néanmoins toujours soucieux intérieurement en ce qui concerne Lukas. Il ne manquait vraiment plus que lui pour tout aggraver. Je dois avouer que je n’étais pas du tout préparé psychologiquement à me retrouver face à Castiel de nouveau et ce rictus aussi mauvais que son âme qui me provoque n’inaugure rien de bon. Je suis trop bien placé pour le savoir. Si jamais il apprend ne serait-ce que l’existence d’une femme dans ma vie, les choses risqueraient de très mal tourner. Pour moi comme pour elle...

« Je doute que discuter en bons vieux amis soient nécessaire. Nos retrouvailles sont largement suffisantes pour ce que tu cherches à savoir. Elles sont même de trop si tu veux mon humble avis. Tu ne comptes pas obtenir plus d’informations de la part d’un mort n’est-ce pas ? »

Inutile de le cacher plus longtemps. De toute façon, le fait est là. Après plus de deux cents ans de cavale, on ne peut pas déduire les choses autrement. Je ne prends pas la peine de considérer son arme comme un potentiel danger. Je préfère dégainer la mienne avant. J’ai tendance à garder mes distances et n’user que de la parole pour certains cas mais avec lui, la discussion est vaine. Autant terminer l’entretien au plus vite.

« Je sais ce que tu veux mais tu peux toujours parler. Ce que je fais ici ne regarde que moi. Tu peux toujours... attendre deux cents ans de plus pour avoir les informations que tu recherches au pire ? Ma nature est ce qu’il y a de mieux maintenant. Ne t’en fais pas. Je m’en sors très bien comme tu peux le constater. Je suis lavé de toute souillure depuis des lustres. Je n’ai pas eu besoin de ta bénédiction pour ça. »

Mon arme pointe le visage de mon ancien partenaire sans hésitation. Par contre, mon propre faciès est bien trop tendu pour cacher les quelques préoccupations qui me gagnent.

« Et si on reconsidérait plutôt ta nature ? C’est vrai... Je te retourne la question si tu tiens tant à discuter. Qu’est-ce que tu es, hm ? Tu sembles bien trop satisfait pour ne serait-ce que remettre en cause quoi que ce soit. Alors qu’est-ce que tu fous là... »
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Castiel J. Moriarty
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MessageJeu 31 Mar - 16:01


Sarcasme, sarcasme. Tout n’est que provocation, moquerie et mauvaises paroles. Rappeler à ce fol inconscient ce qu’il a été est un nectar, dont seuls les ignorants ne prendraient pas de plaisir à se délecter. Son visage ne trahit pas grand-chose en dehors du malaise et du dégoût qu’il semble éprouver en ma présence. Il ne flanche pas facilement, dommage, mais d’un autre côté ça n’en sera que plus amusant pour en tirer des réactions hautement plus virulente. Sa colère doit l’aider à masquer ce qu’il veut cacher – s’il y a vraiment quelque chose. Je trouverai, ce n’est qu’une question de temps.
    « Tu ne comptes pas obtenir plus d’informations de la part d’un mort n’est-ce pas ? »
Oh. Suis-je donc si prévisible que cela ? Tant d’ironie ne démontre que mes leçons si bien apprises sont encore connues. Cette tâche qu’il essaye tant bien que mal de cacher est indélébile. Quoi  qu’il veuille faire croire à ce qui l’entoure – moi, ces rochers, ces arbres, des gens qui arrivent peut-être à le supporter ou n’importe quelle autre éventualité – et encore plus à lui-même, qu’il s’est détaché de son passé n’est qu’une vaste plaisanterie. N’est-ce pas là, la marque du contraire ? Je peux vous assurer que si et c’est bien que si me complait en ce moment précis.
 
Quoi qu’il en pense,
quoi qu’il en dise,
il ne pourra jamais renier son passé,
enterrer ses actes et faire comme si de rien n’était.
Le contraire ne serait qu’un mensonge que ne ferait qu’accentuer ses forfaits.
    « Allons, ne puis-je donc pas demander des nouvelles d’un vieil ami ? Lui demander de quelle manière il a trépassé et qui dois-je remercier pour cette bonne idée. » Je prends alors un air faussement perplexe, comme si je réfléchissais à quelque chose. « À moins que je ne me faille plutôt aller l’étriper pour m’avoir pris mon bien. L’éducation n’est vraiment plus ce qu’elle était. »
Les faits m’intéressent, inutile de le nier, bien que cette idée qu’un autre ait pu me voler une vie qui était mienne me déplait au plus haut point. Si cet être était toujours de ce monde nul doute que je ne m’empresserais de lui faire découvrir les joies qu’offre le commerce de ma tendre Ophélia à ses petites marchandises. Il est vrai que j’aurai pu me contenter de découper ce voleur en morceaux, mais une existence vaut mieux qu’une lente mise à mort.
 
Quelle dommage que je ne puisse pas obtenir toutes ses informations en un claquement de doigt. Ce refus d’obtempérer est bien trop marqué et faire parler ce mécréant ne sera pas aisé. Absolument pas. Je m’y attendais de toute façon, ce mec est une vraie tête de mule.  
    « Ce que je veux ? Mais que vas-tu donc croire ? Ne me fais-tu plus confiance depuis tout ce temps. Tu m’en vois bien chagriné. » Pas le moins du monde, mais aucun de nous deux ne croira en cette farce. En principe. « Comment suis-je sensé savoir que tu es lavé de tes vilénies sans rien connaître de tes péripéties. Pauvre enfant, tu me prêtes un don que je n’ai pas. Bien que je sois doué pour apprendre toutes les bonnes nouvelles qui concernent mes proches. »
Une menace à demie dissimulée. Je ne m’en cache pas vraiment, il est bien placé pour se souvenir de mes capacités de fouineur. Du moins, je l’espère pour lui. Le contraire serait fort dommageable. Sans compter qu’il le cherche un peu en me menaçant directement de sa fourchette. Quel vil homme, moi qui ne lui avait encore rien fait. L’ouverture des hostilités est donc entièrement dépendante de sa faute à lui seul. Sommes-nous bien d’accord.
 
Il y a néanmoins quelque chose qui me déplait beaucoup avec cette chose qui s’agite sous mon nez. Les métaux ne sont pas ma spécialité, mais certains sont facilement reconnaissables pour l’œil un peu attentif et l’argent en fait bien évidemment parti. Pourquoi diable cet idiot se trimballe avec quelque chose de cet acabit ?! Voilà qui ne va pas m’arranger, bien que je doute qu’il soit capable de me tuer. Quelle supposition incongrue !
    « Pourquoi tant de véhémence ? Prends une camomille et calmes-toi mon ami. »
D’un geste vif, la substance vole et recouvre cette menace pour me protéger de tout « incident ». Sans doute un peu trop rapidement, bien que je doute que cela ne vende une quelconque information, après tout, qui ne se protégerai pas d’une arme qui met en péril vos trous de nez ? J’aurai pu aller plus loin, mais il ne serait pas amusant d’engluer mon interlocuteur dès maintenant. Alors je me contente de faire gicler quelques-unes des larmes translucides sur son torse. Une énième provocation qui ne fait rire que moi. C’est tout ce qui compte.
    « Tss tss tss. Depuis quand est-ce toi qui poses les questions ? Je peux encore me balader où je veux dans ce beau pays. Il y a tant de choses à découvrir, explorer. » Détruire, pourrir, exploiter. « Mais si tu y tiens tant, jouons aux devinettes ! À ton avis, que suis-je ? Tu n’as qu’une chance, si tu réponds mal, je te troue. C’est un pari amusant, tu ne trouves pas ? »
Hors de question que je me vende en premier, même s’il serait distrayant de traverser son corps avec mon bras. Juste pour voir s’il est encore capable d’avoir un arrêt cardiaque. Quel dommage que nous n’ayons que deux choix possibles, ça réduit considérablement les chances d’échec. Pour ma part, je connais une technique très rapide pour permettre de départager entre les deux. Faisant tournoyer le couteau que je tiens dans les mains, il reprend alors sa taille normale et d’un coup sec et violent s’en va rencontrer la chair d’une jambe qui trainait un peu trop près.
 
Bingo.
    « Ding. Ding. Et nous avons un gagnant. C’est que j’en déduis que tu n’es qu’un vil parasite, sinon tu aurais certainement pu la laisser traverser. Ou au moins essayer. A quel… manque de surprise… après tout, tu as toujours vécu aux crochets des autres. »
Mon regard meurtrier ne lâche pas son visage, il a tant hâte de découvrir tout ce qu’il pourra lire sur ces traits. Qu’il ne me déçoive pas.


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MessageMar 12 Juil - 0:00

You... Little bastard.

Jouer de l’ironie n’était peut-être pas une bonne idée en soi. Castiel n’est que le diable en personne qui n’attend qu’une chose : rebondir sur une occasion que vous lui offrez pour creuser un peu plus son opportunité de vous tirer les vers du nez. Et j’aurais du me douter qu’il prendrait ce plaisir malsain à me répondre ainsi. S’il pense que je n’ai pas compris ce petit jeu implicite pour obtenir toutes les informations dont il a besoin pour ensuite en jouer contre moi, c’est également mal me connaitre. C’est triste à dire mais certaines choses apprises de manière abominable restent. Et le jeu de l’ironie est sans doute ce qu’il m’a le mieux appris, hélas... En tous les cas, il est évident que cet enfoiré n’a pas changé d’un poil. Toujours aussi mauvais.

Je me persuade que je n’ai plus rien à me reprocher. Je ne lui ressemble plus. Ah ça non. Jamais. Pourtant, ma main tremble et cette arme qui reste pointée vers le visage de mon ancien compagnon de route se pencherait presque sous cette pression soudaine d’un passé qui tente de ressurgir. Je fronce les sourcils et peste intérieurement de constater que ces paroles sont aussi efficaces qu’un doux poison qui vous tue à petit feu. « Pauvre enfant, tu me prêtes un don que je n’ai pas. Bien que je sois doué pour apprendre toutes les bonnes nouvelles qui concernent mes proches. » Cette phrase ne me plait pas et encore moins le ton qui l’accompagne. Ça sent la fourberie à plein nez et je n’ai aucunement l’intention d’accepter que cette enflure fouille dans ma vie privée pour en tirer de bien trop précieuses informations. Ma poigne se fait alors plus mesquine et dure.

« Garde ton petit côté doué pour un autre. Tu n’as pas besoin d’aller vérifier ce que je dis. Je t’assure que tu as été et restera inutile quant à la gestion de ma vie actuelle. Sans compter que ta notion de proche n’est apparemment pas la même que la mienne. »

J’aurais apprécié pouvoir gérer la suite aussi facilement que les mots qui sortent de ma bouche. Des réponses plus rapides et sans aucune entourloupe mais non, ça ne fonctionne pas avec Castiel. Et alors que j’ose espérer une répartie plus légale et que je pense pouvoir ne serait-ce qu’effleurer mon adversaire, mon arme se fait subtiliser en quelques secondes par... de la colle ? Même si je souhaite garder un calme inébranlable, et même si je savais que ce fouineur avec cette capacité, je ne peux m’empêcher de laisser échapper un regard de surprise, baissant pendant quelques secondes ma garde. Trop d’années ont passé et si certaines choses restent, d’autres détails s’oublient, dont celui-là. Je recule un peu mes pointes engluées avant de reprendre Castiel entre quatre yeux, frustré de me rappeler d’une telle capacité que maintenant. Mais ma déconcentration me vaut d’autres impacts sur les vêtements. De la provocation.

« Mais si tu y tiens tant, jouons aux devinettes ! À ton avis, que suis-je ? Tu n’as qu’une chance, si tu réponds mal, je te troue. C’est un pari amusant, tu ne trouves pas ? »
« Espèce de fumier. Comme si j’all... »

Trop tard. La phrase se termine par un râle de douleur trop peu retenu tellement ce coup bas est fait d’une main de maître. D’où ça sort ça ? Je ne l’ai même pas vu venir. Une arme si grande... Mon esprit serait si brouillé que ça à cause de ces « retrouvailles » ? Et en plus ça fait mal !
C’est fichu pour garder mon calme. Bien au contraire. Je ne perds pas de temps pour effectuer un geste de recul brusque, forçant Castiel à retirer sa lance de ma jambe avant de tituber quelques mètres plus loin. Je tente même une riposte en essayant de viser son visage d’un retour de lame mais la douleur encore vive me fait rater ce coup. Sans compter que mon Trident reste inutilisable avec cette colle.

« Au moins, le vil parasite que je suis assume sa vie aux crochets des autres. Surtout quand il s’agit de personnes plus respectables que ta petite gueule. »

Oui, c’est grossier. Lælia ne me reconnaitrait tellement plus si elle venait à m’entendre. Mais face à un tel énergumène, le passé refait surface et ce, sans même crier gare. Je ne cache même plus l’appartenance à ma race. Inutile de nier. Castiel démentirait la chose bien trop facilement, surtout avec ces insultes qu’il profère si irritantes, toujours liées à mon triste passé. Mes réactions commencent à être bien trop évidentes. La blessure faite est large mais la colère qui m’envahit me fait très vite oublier ce détail. Après tout, ça guérira. Ce qui m’ennuie c’est de me retrouver dans la situation de celui qui ignore tout de l’autre alors que lui en sait bien plus. Être un vampire est déjà bien assez difficile, surtout quand on sait le fin mot de l’histoire. Mais le pire c’est d’être conscient que mon adversaire le sait et qu’il peut se baser sur des faiblesses exploitables pendant que moi, je ne peux que faire des suppositions.

« Mais inutile de tergiverser. Je dois reposer ma question où tu as un minimum de mémoire autre que sélective ? »

Sélective oui. Car s’il se souvient parfaitement de moi par rancœur, il pourrait très vite oublier ce qui ne l’intéresse pas. Je ne reposerai de toute façon pas ma question. Tout n’est qu’ironie car Castiel ne me répondrait pas. Je dois trouver quelque chose pour le percer à jour mais quoi... Ce n’est pas comme si les vampires et les esprits n’avaient pas les mêmes caractéristiques de vie éternelle. Sauf sur un point peut-être... Un sourire en coin me parvient naturellement en regardant cet ingrat vicieusement.

« Non. Laisse-moi deviner puisqu’il le faut. »

Je prends le temps d’appuyer la mesquinerie de la phrase en enlevant la colle au bout de mon Trident. Comme si rien ne pressait. Je suis un peu plus loin que tout à l’heure alors forcément, je suis prévisible. Aucune attaque ne pourrait le prendre au dépourvu de là ou je suis. Sauf si je m’approche plus vite que la vitesse humaine ne le peut. Et dans un élan de célérité, je fonce par surprise pour le faire basculer dans l’eau du fleuve. Quel dommage de souiller ce lieu mais je manque de moyen pour me rendre compte rapidement à qui j’ai à faire. Noyer la bête n’est pas mon but. Vampire ou Banshee, il survivra aux deux. Par contre, le maintenir tête dans l’eau et me servir de mon arme pour lui percer l’épaule, c’est une solution. Peu importe l’option qu’il choisira pour se sortir de là -ou pas- le résultat sera décisif quant à sa nature. Je laisse ce visage sournois enfoncé dans cette eau en armant mon arme pour viser et enfoncer violemment les trois pointes dans la chair de Castiel.

« A mon tour de te trouer. »
©codage par loveless
Castiel J. Moriarty
« Saloperie pas recommandable »
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◊ Pouvoir: Création/Contrôle de la Colle
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Saloperie pas recommandable
MessageJeu 25 Aoû - 18:24


Ah. Quelle étrange sensation que ce mélange entre l’europhorie et la haine abyssale. Jamais je n’avais attendu pareille découverte, mais savoir qu’une personne a osé ôter la vie de ce misérable avant moi m’exècre au plus haut point. Le seul détail qui contrebalance cette haine nouvelle contre un être que je ne connais pas, c’est de savoir que ce pauvre garçon sera esclave de sa soif tout le reste de sa pauvre vie. Lui qui rêvait d’une soi-disant liberté en me tournant le dos, le voilà bien loti maintenant. C’est une belle compensation qui me suffira en attendant que je mette la main sur ce foutu vampire, en espérant qu’il ne m’échappe pas pendant deux siècles également. Enfin, j’ai tout de même moins de crainte à voir un cadavre ambulant disparaitre dans la nature sans qu’on se doute de son état de « vivant ».
 
Il y a tout de même autre chose qui m’interpelle, sauf que je n’ai pas le temps de m’attarder dessus. Que cet idiot est impatient !  Ne peut-il pas rester dans l’ignorance pendant que je m’occupe de son cas ? Toujours aussi pénible à ce que je vois. Néanmoins, il peut toujours courir pour que je lui laisse la moindre piste quand à ma propre nature. Qu’il se débrouille s’il souhaite connaître la vérité avant sa mort prochaine, bien que j’hésite encore entre lui laisser un peu de temps ou non.
 
J’avoue que la curiosité l’a emprunté sur le reste. Ce n’est pas comme si des siècles d’existence ne m’avait pas permis de connaître quelques-uns des trucs de ces sangsues, mais j’avoue avoir un peu baissé ma garde sur le moment en attendant de voir ce que le gamin serait capable de faire. Pour sûr, je ne m’attendais pas du tout à finir la tête dans l’eau. Heureusement que je n’ai plus besoin de respirer, ça évite que des bulles viennent me gâcher la vue pendant que je l’assassine du regard. Ce sera ma seule et dernière erreur avec lui aujourd’hui, son arrêt de mort vient d’être signé et je me ferai un plaisir d’aller lui arracher son cœur encore chaud de sa cage thoracique.
 
Pas avant que j’élucide un petit détail tout de même.
La patience va être mise à rude épreuve.
    « A mon tour de te trouer. »
Non mais quelle crevure ! C’est pas beau de s’imaginer en position de force juste parce qu’il est agenouillé au-dessus de mon torse. Je suis persuadé qu’il n’aimerait pas qu’une demoiselle qui le monte lui rappelle sa faiblesse avec cette position. Enfin… s’il arrive à se débarrasser de son pucelage. Quoique… il a y a toujours l’option fille de joie.
 
Cela dit, outre cette image plutôt amusante, il ne faut pas négliger son arme en argent. Et même s’il est possible qu’il ne s’agisse qu’un peu de ferraille recouverte d’une couche de métal précieux, cela suffirait à me mettre à mal… Saloperie de faiblesse raciale !Ce hasard est une véritable épine dans mon pied et qui va foutrement mettre mes plans à mal. J’aurai dû me douter que mes enseignements resteront à jamais marqués sur sa peau, quoiqu’il en dise, ça m’évitera de douter de ses bassesses la prochaine fois. Au moins, on ne m’y reprendra pas.
 
L’ennui dans un duel de morts-vivants – si on n’oublie pas les poilus, mais c’est que je n’aime pas particulièrement les sacs à puces - c’est qu’il n’y a pas de différence de force marqué comme avec un pauvre mortel. Du coup, l’envoyer voler dans le lac d’un coup sec dans les tripes ne sera aussi aisé et rapide que je l’aurais souhaité. Le temps joue également en ma défaveur et même si lui donner un coup ne serait pas de refus, cela risque de me couter cher sur mon timing pour éviter cette maudite arme. Fait chier ! Je suis bien obligé de le reconnaitre, je n’ai désormais d’autres choix que de me vendre si je ne veux pas être affecté par ce poison et espérer mettre un terme à ce combat sans risquer d’y laisser des plumes. Blessures ou non, l’échec n’a jamais été une option.
 
Me redressant d’un bond, on pourrait presque croire que je m’apprête à me lancer dans un choc frontal contre sa tête. Vous m’excuserez toutefois, mais je n’aime pas toucher ce qui est sale. A la place, je me contente de passer tranquillement à travers le corps de mon ennemi pour me retrouver dans son dos, sa prise délaissée de ma personne. Cela n’a duré qu’une fraction de seconde, comme si je m’étais levé de mon lit, à la seule différence que je viens, vraiment, ni plus ni moins, de lui donner la réponse à sa question de mon plein gré. Ma seule chance de m’en tirer serait qu’il soit beaucoup plus stupide que je ne l’espère et qu’il ne connaisse pas toutes les capacités de sa propre race. Ce qui me paraît trop beau pour être possible.
    « Tsh. »
Mon pied se perd avec violence dans ses reins, l’envoyant à son tour dans la flotte. Il ne me reste plus qu’une carte à jouer et j’espère que celle-ci sera suffisamment placé sur la corde sensible pour regagner l’avantage sans trop tarder. Quel dommage que certaines zones d’ombres m’échappent encore, je déteste manquer d’informations. Chose à laquelle je compte remédier très prochainement. Qu’il s’en tire d’ici en entier.
    « Il y a une chose fort intéressante que j’ai pu noter tout à l’heure. Alors comme ça, tu assumes dépendre d’autres personnes ? Il y a donc des êtres vivants ou non qui acceptent ton infecte présence ? Je te croyais rangé, aurais-tu replongé après m’avoir trahi ? » Je marque une courte pause, le temps de le laisser un peu mariner, pour abattre ce qu’il pourrait craindre le plus comme la majorité des personnes ayant... quelques affections digne des faibles. « A moins qu’il s’agisse de proches qui ignorent tout de ton passé et qui, je suis certains, adoreraient le découvrir pour comprendre ce qui leur arrive. »
Des menaces ? Oh si peu ! Elles sont bien édulcorées celles-ci.


©codage par loveless ; gif provenant de tumblr

J'attendais ces retrouvailles avec impatience, crève ! ₪ adrian

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