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S'il te plait, cache-moi ! // PV Dolores

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Hilda Rosenwald
« Petite rose sous verre »
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Petite rose sous verre
MessageMer 23 Sep - 17:09


Je ne suis jamais venue ici, d'accord ?
Mes petites jambes fatiguées me poussent à courir loin. Loin. Bien trop loin de là où j’aurais du rester. Mais bon dieu, qu’est-ce qu’il m’a pris ? Jamais Ô grand Dieu jamais je n’ai désobéi à Castiel ou pire... disparue sans le prévenir de quoi que ce soit. Enfin... « disparue » est un bien grand mot. Je me suis juste éclipsée. C’est ça. Éclipsée. Je cherche les mots les moins pesants pour enlever ce poids qui pèse déjà dans mon cerveau. Ma sanction sera terrible, je le sais. Lui échapper de la sorte alors qu’il s’affairait quelques minutes à je ne sais quoi, c’est la pire des méchancetés à lui faire. Il ne me pardonnera jamais cet écart de conduite. Mais comment aurais-je pu faire autrement ? Cette ville me rend malade. Je suis affreusement mal. Comment est-ce possible de jouer ainsi avec moi et de me ramener en ces lieux ? Là où j’ai passé un temps incalculable sur ces étals en tant qu’esclave à vendre.

« C’est malin... Je ne sais pas où aller... Quelle idiote... »

Perdue dans ma faiblesse, je suis partie de façon ingrate sans même savoir où aller. Je ne connais Lemuria que de par sa réputation à vendre ce type de personnes que je suis. Je n’ai jamais « visité » cet endroit. Je suis incapable de me repérer. Quitter Castiel pour finalement quoi ? Me perdre et me retrouver au milieu de dangers peut-être bien pire encore que sa colère. Au moins, aujourd’hui, je ne ressemble pas à cette esclave que j’ai pu être. Je suis bien habillée et je passe inaperçue. Je l’espère. On ne me regarde pas étrangement comme si j’avais fui. Mais ma nervosité me fait croire le contraire. Tous les regards qui croisent malencontreusement le mien, je les vois comme des flèches qui transpercent mes pupilles, illuminant ainsi ma faute.

Je secoue la tête pour me reprendre et continue ma course qui se ralentit. Je suis assez loin... Il ne va pas me retrouver ici quand même ? Loin comment ? Je n’en sais rien. Un bâtiment se dresse devant moi et j’hésite fortement à y entrer. On dirait une sorte d’auberge. Tout le monde peut entrer, non ? Pourquoi je ne pourrais pas ? Je serais probablement bien cachée. Ma main se pose doucement sur la poignée et j’entreprends ce que je ne devrais pas. Non. Je devrais tourner les talons et retourner auprès de mon Maître avant que sa colère n’atteigne son paroxysme et qu’on ne puisse plus rien y changer. Je devrais... Mais cette boule au ventre me tort irrémédiablement les boyaux et je ne peux pas faire demi-tour. Je n’y arrive pas... Parce que je sais que Castiel va jouer avec ma plus grande peur qu’est de me retrouver face à cette ville immonde qui m’a fait souffrir. Alors finalement j’entre dans cette auberge, peu rassurée, ne sachant absolument pas ce que je risque de trouver à l’intérieur.

Par tous les Dieux, c’est rempli de monde... Qu’est-ce que je n’ai pas fait là. Je reste collée le dos à la porte, arborant des yeux ronds et presque effrayés. Dans quelle galère je viens de me fourrer... ?

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Dolores Lorys
« La peur est un cri, la terreur est un murmure »
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La peur est un cri, la terreur est un murmure
MessageMer 14 Oct - 4:57


S'il-te-plaît, cache-moi !

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L’auberge était un endroit où Dolores aimait être. C’était animé, mais dans la plupart des cas, l’ambiance était agréable. Les gens semblaient soit fatigués ou bien heureux d’arriver. Dans tous les cas, cette auberge permettait aux gens de se reposer et d’être bien le temps de leur visite. Dolores avait ce qu’elle souhaitait en étant dans cette auberge : elle pouvait être avec les gens et les aider. Certes, cette ville semblait si triste contrairement à ce qu’elle aimait bien. Mais l’auberge était un peu de couleur dans ce monde gris, ce qu’elle appréciait beaucoup. De plus, Dolores aimait se retrouver ici. Elle servait les clients et elle écoutait les conversations.

Dans une auberge, la chose la plus fantastique était certainement ce que les gens disaient entre eux : ils venaient tous d’endroits complètement différents alors, ce qu’ils disaient étaient intéressants et Dolores adorait les écouter. C’était très discret et tout à fait normal de faire cela. De toute façon, même si elle ne voulait pas entendre, les mots venaient jusqu’à ses oreilles. Alors, elle entendait tout simplement. Des mots attiraient son attention plus que certains. Cependant, certaines fois, c’était bien plus compliqué que d’autres. Par exemple, il avait beaucoup de personnes actuellement dans l’auberge : Dolores n'avait pas le temps de se concentrer, elle pensait à trop de choses pour porter attention aux dires des gens qui se trouvaient autour d’elle.

L’activité dans l’auberge était assez importante, mais il ne semblait pas avoir de problèmes. Une magnifique journée, tout allait bien même. Dolores souriait et remplissait son rôle à merveille. Il ne remarqua pas la nouvelle présence dans l’auberge tout de suite. Il était tout à fait impossible de remarquer tout si rapidement. Cependant, elle finit par attirer son regard et Dolores fronça les sourcils avant de venir lentement vers elle. Que faisait-elle à rester contre la porte, et à ne pas entrer ? L’endroit était bien évidemment ouvert et il avait quelques places libres. L’auberge était ici dans le but de la rendre agréable pour tous, et c’était très important pour l’aubergiste. Alors, doucement, elle s’approcha d’elle et lui fit un léger sourire, qui se souhaitait chaleureux.

« Vous avez besoin de quelque chose? Il ne faut pas hésiter à prendre une place. »

Bien sûr, ses paroles furent simplement un murmure, mais cela lui permettait de communiquer et elle appréciait. Malgré le bruit qu’il avait dans l’auberge, la jeune femme n’avait pas eu de difficultés à se faire comprendre cette fois-ci puisqu’il n’était pas au centre des gens et donc du grand bruit. Elle resta près d'elle, ayant du temps. C’était une personne dans l’auberge et elle le méritait. Elle méritait comme tout le monde de bien se sentir. C’était justement un sujet qui tenait très à cœur à Dolores : le fait que les gens devaient bien se sentir où elle était. Elle n’aimait pas les savoir… triste, en colère ou simplement apeuré. Bien sûr, la vie est cruelle et elle réserve pleins de problèmes… mais il fallait être capable de sourire un peu au moins. Et ça, c’était vraiment l’un des objectifs de la jeune femme.

« Ou si vous souhaitez quelque chose de particulier, je peux vous aider aussi. »

Elle ne disait pas clairement qu’elle savait que la jeune femme n'allait pas bien, mais elle le savait. Elle préférait ne pas mettre son état en premier plan, car peut-être qu'elle n’aimerait pas. À force de vivre pour les personnes et avec les personnes, elle commençait à avoir un peu plus de facilité avec les autres. Juste comprendre une émotion pouvait être difficile… mais avec l’habitude, c’était bien quelque chose qui rentrait. Elle espérait juste pour l’aider au maximum de ses capacités. C’était ce qu’elle aimait faire, et c’était ce qu’elle souhaitait faire, ce serait donc le minimum pour elle.



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Hilda Rosenwald
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Petite rose sous verre
MessageDim 8 Nov - 14:15


Je ne suis jamais venue ici, d'accord ?
Qu’est-ce que je dois faire, hein ? Rebrousser chemin ? Ouvrir de nouveau cette porte et fuir la queue entre les jambes ? Ah ça oui, je pourrais. Pour trouver Castiel planqué derrière la porte et qui n’attend qu’une chose : me faire payer mon insubordination. Mais quelle idiote. Quelle idiote ! Il faut toujours que j’agisse comme ça, à fleur de peau, sur le vif et ce, sans réfléchir. Si je ressors comme ça en plus, sans même avoir pris la peine de comprendre ce qu’il se passe autour de moi, on va me prendre pour un énergumène très peu poli et sans gêne. Je suis coincée.

« Vous avez besoin de quelque chose? Il ne faut pas hésiter à prendre une place. »
« Hein ? Quoi ? »

Malgré une douce voix faible, elle est bien perceptible. Mais je suis trop penchée sur mon souci à régler en plus de la peur de la foule que j’ai du mal à comprendre ce que l’on vient de me dire. Je réagis bien vite avant de comprendre qu’en fait, on m’adresse la parole. Ma tête pivote soudainement vers la personne en question, en panique. Mais quand je croise un regard aussi chaleureux et ce sourire avenant, mon cœur calme légèrement ses palpitations, commençant à être moins alerte.

« Ah... Euh... Pardon... Bonjour... Merci bien mais c’est que... Enfin... Y’a un peu de monde quand même, non... ? Je... Je me suis peut-être trompée d’endroit. Je ne voulais pas déranger... »

Me voilà très peu crédible. Et mon hôtesse s’en doute bien car au lieu de prendre mes mots à la lettre, de me laisser filer ou de faire comme si je n’existais pas, elle reste près de moi, comme si ce que je venais de lui dire n’était pas valable du tout. Pourtant, elle ne semble pas outrée, impatiente ou autre.

« Si vous souhaitez quelque chose de particulier, je peux vous aider aussi. »

Je me redresse un peu mieux. Je ne l'entends pas bien cette demoiselle. Enfin, mes pupilles bien moins apeurées se figent sur ce visage si serein et aimable. M’aider ? Ah si j’avais pu laisser libre cours à mon hilarité, je l’aurais fait. M’aider... En voilà une bien bonne. Je viens de me fourrer dans la plus grosse des mouises possibles et cette demoiselle veut m’aider ? Elle ne se doute même pas une seule seconde de ce qui l’attend si jamais elle me vient vraiment en aide. Mais en même temps... Je ne désire tellement pas être retrouvée. Pourtant, il faudra bien que je rentre. Je ne vais pas rester ici pendant des heures ou des jours. Mon cerveau imagine tellement de possibilités dont celle d’un Castiel hors de lui qui défonce la baraque pour retrouver ce qu’il a perdu. Et c’est sous ces images factices que mes mots sortent tout seul.

« Oh et bien si vous avez une bâtisse aussi solide que le roc qui peut retenir la rage d’un dragon cracheur de feu enragé qui a perdu son œuf... Oui, je veux bien que vous m’aidiez. »

La surprise gagne ma nouvelle interlocutrice et moi par la même occasion. Je n’aurais pas du dire ça. C’est avouer ouvertement que je suis dans une sacrée galère. Je reprends contenance doucement en secouant les mains devant moi, arborant un sourire quelque peu gêné.

« Non... Non... Ce n’est pas ce que je voulais dire. Y’a pas de dragon hein... Je... »

Je suis perdue. Je ne peux tout de même pas dire à cette jeune femme que je suis poursuivie par mon propre Maître ? Et encore moins que je suis une esclave. Pas dans cette ville ! Je tente un changement de sujet radical, espérant éloigner les doutes en ce qui me concerne. Je n’aimerais vraiment pas qu’en plus, on me trouve louche et qu’on me « livre » finalement à celui que je fuis.

« J’aimerais... un peu d’eau... Juste une gorgée... S’il vous plait... ? »

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Dolores Lorys
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MessageLun 30 Nov - 3:18


S'il-te-plaît, cache-moi !

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Dolores avait toujours un peu de mal à se faire entendre. C’était difficile pour elle de parler. Normalement, elle préférait garder le silence pour ne pas avoir de remarques désobligeantes Dans ce cas-ci, elle comprit la surprise de la fille et ça ne la dérangeait pas de l’entendre. Elle comprenait que de toute façon, elle ne semblait pas dans son état normal. Ou du moins, que quelque chose semblait la perturber. C’était pour cette raison que Dolores préférait rester avec elle, et l’aider dans la mesure du possible. Elle ne savait pas tant ce qu’elle avait, mais si elle pouvait se calmer un peu en sa présence… c’était bien. Il avait beaucoup de personnes dans l’auberge, certes… mais tout allait bien et il n'avait aucun problème, pour le moment.

L’aubergiste attendit calmement une réponse. Elle était très patiente et elle pouvait attendre longtemps, savoir au moins si elle souhaitait de son aide ou non. Mais vu son état… peut-être. Lorsqu’elle se décida à parler, là…. Dolores fut complètement perdue. L’image qu’elle avait mis la surprit beaucoup.. un dragon… son œuf ? Et une bâtisse…. Pourquoi un dragon viendrait-il ici ?! Doll’ regarda la jeune femme, sans être certaine de comprendre. Oui, elle était grandement surprise de cette situation, pour sûr. Elle avait autant de problèmes que cela ? Malgré qu'elle reste surprise, elle comprenait que ce n’était pas un vrai dragon. En plus, la jeune femme venait de confirmer le tout en disant qu’il n’y avait pas de dragons… mais elle comparait qui à un dragon ? Dolores ne comprenait pas tellement… elle ne comprenait pas non plus comment elle pourrait comprendre cette situation. C’était si étrange.

Elle demanda finalement de l’eau. Là, Dolores pouvait faire quelque chose. Elle voulait bien l’aider… mais si elle l’aidait tandis qu’elle ne voulait pas être aidée…. Ce n’était pas mieux. Forcer l’aide n’était pas une meilleure aide. Donc… elle allait juste continuer normalement, en faisant attendre à elle, pour qu’elle puisse se sentir bien un certain moment. C’était bien son but, en travaillant dans cette auberge. Elle aimait les gens. Donc…. Elle allait faire ce qu’elle pouvait vu la situation.

« Je vais te mener à une table si tu veux t’asseoir un peu. La table est tout près. »

Elle suivit et elle la fit asseoir. Ça n'allait pas être trop long, il fallait simplement qu'elle se calme. Enfin, Dolly disait cela sans même comprendre la situation. Elle n'avait pas besoin de la connaître pour voir son état. Elle lui dit un sourire calmement avant de l’avertir qu’elle allait lui chercher quelque chose à boire. Ça n'allait pas fait de tort, c’est certain.

« je reviens, je viens te chercher quelque chose à boire. Si tu as besoin de quelque chose, n’hésites pas ! »

Elle partit donc chercher l’eau pour la jeune femme. Oui, Dolores voulait l’aider… mais elle ne pouvait pas la forcer à revoir de son aide. Ainsi, elle préféra la mettre à l'aise pour qu'elle puisse se sentir mieux. Selon ce qu’elle lui avait dit, c’était tout de même grave et elle devait faire attention à elle. Mais pour ça, Dolly ne pouvait juste rien faire. Elle détestait ce sentiment, mais elle n'avait pas le choix de le vivre dans ce cas-ci. C’était peut-être mieux… un mal ou un bien peut-être. Elle prit quelques petites minutes avant de revenir et de lui servir son eau.

« Si tu as peur de l’endroit, ne t’inquiètes pas, les gens sont gentils. Tu n’as pas à t’en faire. »

Dolores détestait devoir parler ainsi, elle ne semblait pas très crédible… et c’était moins agréable pour discuter ou simplement pour dire quelques mots. Si elle parlait trop fort.... elle blessait les gens. Donc, parler pour elle était devenu une activité où elle avait besoin de se concentrer et surtout, de faire attention à parler très doucement. En étant à peine audible. Mais au moins, elle pouvait se faire comprendre. Elle pouvait lui dire ce qu’elle souhaitait. Boire l’aiderait peut-être ? Dolores se retint de demander ce qu’il se passait, car ça serait impoli et méchant pour elle. Elle la rassura donc comme elle le pouvait. Tranquillement…



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Hilda Rosenwald
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MessageMer 16 Mar - 22:17


Je ne suis jamais venue ici, d'accord ?
Je vois bien que mon histoire de dragon parait farfelue et que la demoiselle en face de moi ne sait pas trop comment accorder de l’importance à ce que je viens de dire. C’est bien normal, c’est un genre de message codé pour parler de la fureur de mon Maitre qui doit être hors de lui à l’heure qu’il est. Rien qu’en imaginant son calme légendaire apparent qui cache en fait une réelle rancœur, j’en suis presque malade. Mais pourquoi est-ce que j’ai fait ça... Il faut pourtant que je tente de me calmer pour éviter de tenter l’aubergiste vers un questionnement auquel je serais bien incapable de répondre. Je ne peux décidément pas ouvrir ma bouche par rapport à la réalité des choses. J’attends donc patiemment mon verre d’eau, reprenant mes esprits comme je le peux. Mais ce n’est pas évident. Il y a du bruit ici et même si finalement, personne ne semble faire attention à mon arrivée, je reste un peu anxieuse.

J’entends à peine mon hôte me murmurer quelques mots que déjà, je suis conduite à une table dépourvue de fréquentation et invitée cordialement à m’asseoir pour me reposer un peu. C’est vrai que m’asseoir un peu pour souffler, ce n’est pas une mauvaise idée. Même si je sais que je ne devrais pas me reposer sur mes lauriers ainsi, depuis le temps que je cavale pour me cacher, je ne peux pas nier que mes jambes tremblent de fatigue. Alors que la jeune femme part chercher ce que je lui ai demandé, je soupire un grand coup avant d’inspirer profondément pour essayer de remettre les choses à leur place. Je vais bien trouver une solution à mon problème... Mon regard se tourne vers les autres tablées où bon nombre de personnes qui, à mon avis, sont ce qu’on appelle des Banshees, discutent, mangent et boivent sans même se soucier de savoir que je suis là. Je dois bien trop psychoter et penser que tout le monde me regarde mais en fait... C’est peut-être moi qui vais finir par les alerter d’un souci à force de croire que tous les regards sont rivés sur moi

« Si tu as peur de l’endroit, ne t’inquiètes pas, les gens sont gentils. Tu n’as pas à t’en faire. »

Sacrebleu, j’ai eu peur. Je n’ai même pas entendu cette femme revenir. Je dois vraiment être trop tendu. Par contre, elle ne parle toujours pas plus fort que tout à l’heure. J’ai bien failli lâcher encore un « hein ? » mais mes lèvres restent bien fermées au dernier moment. Ça fait très impoli quand on y réfléchit. Je prends le verre d’eau avant de boire une gorgée. Ah ! Un peu de frais dans le gosier après une course effrénée, ça fait du bien. J’essaierai de tendre un peu mieux l’oreille. Bien que ce soit curieux tout de même. Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas un bruit monstre ici et qu’on entendait déjà pas son voisin parler...

« Merci bien. J’avais soif finalement. J’ai... Euh... Fais un long voyage et je ne savais pas trop où m’arrêter. Pardon d’être entrée si brusquement... Y’avait un type louche qui me suivait dehors. »

Faux. Enfin si. Vrai. Mais il n’est pas louche et s’il apprend que je le traite de « type », je signe vraiment mon arrêt de mort. Je repose mon verre, gardant mes deux mains autour. J’hésite à me présenter mais cette demoiselle accepte tout de même de prendre un peu de temps pour moi et je vois bien qu’elle essaie de lutter pour ne pas me demander ce qu’il se passe, faisant de son mieux pour que je me détende. C’est la moindre des choses que de donner mon prénom. De toute façon, je doute qu’elle le retienne et ce n’est pas comme s’il était d’une renommée sans précédent.

« Je m’appelle Hilda. Encore merci pour ton ai... enfin... ton hospitalité. »

Je vois un sourire en guise de réponse. Je le lui rends, encore un peu tendue. Un détail me vient. Elle... est toute seule ici ?

« Dis... Tu es toute seule à gérer cet endroit ? Enfin... Je veux dire... Si jamais ça dégénère et qu’il y a un souci... Tu fais comment ? »

Il est évident que cette jeune femme est aussi frêle que moi, non ? Je doute fortement qu’elle puisse mener un rude combat aux poings pour protéger ses arrières et sa petite auberge. A vrai dire, j’essaie surtout de chercher des paroles rassurantes quant à un possible moyen de défense si jamais le Grand Méchant venait à montrer les dents ici. Si Castiel débarque ici, c’est le carnage assuré. Sans compter que cette gentille demoiselle serait accusée sans détour de m’avoir aidé. Et ça, ça serait une faute impardonnable de ma part.

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Dolores Lorys
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MessageDim 27 Mar - 6:43


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Dolores n’était pas si dupe. Elle ne comprenait pas exactement la situation dans laquelle vivait cette fille. Elle avait simplement l’impression qu’elle n’allait pas bien et que ses dires n’étaient pas bon. Elle ne savait pas ce qu'elle vivait. Elle n’était pas stupide du tout et elle savait très bien qu’il avait un problème. Elle n’osait pas demander par simple politesse. Ça ne se faisait simplement pas de demander. Alors elle allait attendre et faire en sorte qu'elle se sente mieux. C’est bien triste mais pour le moment c’était vraiment tout ce qu’elle était capable de faire pour elle. En restant avec elle et en étant gentille, peut-être qu’elle allait se calmer. Si elle ne voulait rien dire elle n'allait pas la forcer à dire quelque chose. La petite aubergiste resta à l’écouter après son verre d’eau. Ça semblait lui faire du bien et elle garda le sourire en la regardant. Elle venait de loin ? C’était fort possible… mais être aussi apeuré parce qu’un type louche la suivait… c’était étrange. Dolores ne jugeait en rien ce qu’elle pensait, loin de là. Elles étaient différentes et des situations pouvaient faire peur.

Si Dolores fuyait dès qu’elle voyait un homme louche, elle devrait quitter ce métier. Ça ne lui allait pas bien du tout. Enfin… Cette jeune femme et elle-même étaient très différentes puisqu’elles n’étaient pas les mêmes personnes. Alors, ce n’était pas possible de comparer les deux situations. Surtout que Dolly ne connaissait vraiment rien sur elle. Elle l’aidait simplement comme ça, et c’est tout. Elle garda son sourire simplement lorsque la cliente la remercia de son aide ou bien hospitalité, cela n’avait pas vraiment de différence aux yeux de l’aubergiste. Elle lui donna son nom. Un très joli nom même ! Cette jeune femme s’appelle Hilda, ce qui était très joli. Savoir son nom lui permettait de se sentir mieux et elle pensait ainsi qu’il pourrait elle-même se sentir mieux en sa compagnie.

L’aubergiste préférait éviter de dire des mots : elle préférait sourire pour se faire comprendre. Habituellement, elle n’aimait pas tellement qu’on remarque qu’elle ne parlait pas ou très peu. Elle utilisait souvent le moins de mots possibles, pour ne pas déranger et pour elle-même se sentir plus confortable. La question qu'elle posa ensuite lui fit froncer les sourcils. Gérer cet endroit toute seule ? S’il avait un problème, qu’est-ce qui se passait ? La question était un peu étrange mais venant qu’une personne qui semblait insécure… c’était une question tout à fait légitime. C’était bien rare qu’il ait des problèmes mais cela n’était pas complètement impossible. Des personnes désagréables qui cherchaient le trouble, il en avait parfois. Dans ces cas-là, elle semblait bien avoir compris que ce n’était pas elle qui s’en occupait.

« Non je ne suis pas seule. Mon patron est juste occupé à faire autre chose pendant que je m’occupe des gens qui viennent. »

Le patron était un homme un peu rustre mais il était très gentil. Il tenait bien à son auberge et Dolores l’aidait comme elle le pouvait. Dans les cas où elle n’arrivait à rien, c’était lui qui s’en occupait. Elle a tout de même un moyen de défense dans les gros cas de problèmes… Elle détestait juste s’en servir. Pour elle c’était beaucoup trop méchant et peu de mondes le méritaient.

« Quand y’a des problèmes, c’est lui qui s’en occupe. Quand c'est petit j’essaie mais des fois, ça ne se règle pas et… personne ne m’entend. »

Bien sûr, il était facile de dire que personne ne l’écoutait car elle ne parlait pas fort. Elle faisait son possible pour être claire avec Hilda. C’était assez important qu'elle se fasse comprendre et pour qu'elle se calme, elle devait bien se faire comprendre. Pour le moment, l’auberge était bien normale, assez calme avec des belles discussions.  Selon Dolores, Hilda ne devait pas s’en faire : bien sûr qu’elle ne connaissait pas sa situation pour le moment… mais de ses connaissances, elle voulait la rassurer.

« Il sait comment faire, il ne faut pas s’en faire alors. Je ne crois pas que tu dois avoir peur ici. Tu peux seulement te reposer un peu. Si tu veux que morceau, n’hésites pas. »

Son seul but était qu’elle puisse se calmer et comprendre qu’elle ne devrait pas avoir peur. À moins d’avoir fait quelque chose de très très très mal, l’auberge n’était pas un danger pour elle. Bien sûr, Dolores ne savait pas du tout qui elle était et la situation lui était totalement inconnue. Elle ne cherchait pas à comprendre si elle ne le souhaitait pas, ça serait méchant.

« Est-ce que tu connais ce type louche ou il t’est inconnu ? »


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Hilda Rosenwald
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MessageDim 22 Mai - 18:41


Je ne suis jamais venue ici, d'accord ?
Je ne sais pas si je dois être rassurée de cette réponse ou non. De savoir que c’est finalement un homme plutôt sûr de lui qui gère l’établissement aurait du suffire à me mettre en confiance mais ce n’est pas vraiment le cas. Je me dis que si Castiel a envie de pousser une petite gueulante à cause de ma fuite, il ne se privera pas. De là à imaginer qu’il ferait un scandale au point de s’en prendre à tout ceux qui ont été de mèche avec moi, je ne peux pas le certifier mais tout est envisageable.

« Quand y’a des problèmes, c’est lui qui s’en occupe. Quand c'est petit j’essaie mais des fois, ça ne se règle pas et… personne ne m’entend. »
« Il est vrai que tu ne parles pas très fort... Il faut tendre l’oreille. Pas pratique si tu veux remettre de l’ordre dans la maison... »

Je réponds le plus naturellement possible et j’essaie de maintenir ce sujet pour éviter le débordement sur le réel problème. Et puis je dois bien avouer qu’entendre cette aubergiste qu’à moitié m’intrigue. Mais je m’attarde que peu sur le sujet quand, avec une grande gentillesse, elle me rassure de nouveau comme pour me mettre à l’aise et me faire comprendre que ça ne sert à rien que je reste dans un état aussi second à ses côtés. Mais elle ne peut pas comprendre. C’est tout bonnement impossible. Sauf qu’il faut réellement que je fasse un effort pour cacher cette angoisse. Sinon on va finir par me poser des questions d’ordre trop privé. Et si je lui disais que j’avais faim justement ? Comme ça elle va me chercher quelque chose et ça me laisse le temps de cogiter à comment agir par la suite. Sauf que...

« Est-ce que tu connais ce type louche ou il t’est inconnu ? »

Aaah ! Me voilà dans de beaux draps. Dommage d’avoir eu l’idée de porter le verre à mes lèvres à ce moment précis. Je recrache presque tout devant moi, prétextant avoir avalé de travers. Je dis quoi maintenant, hein ? Qu'est-ce que je fais ? A vouloir faire trop la prudente ou trop l'effrayée, j'attire bien de trop l'attention sur mes petits problèmes et cette question est tout sauf ce dont j'avais besoin. Il faut que je trouve une entourloupe. Quelque chose pour paraitre la plus naturelle possible, la plus plausible, sans pour autant dire la vérité. Je ne peux pas présenter Castiel comme ça là, en étant mon Maitre et en mettant forcément sur le tapis l'information cruciale me concernant.

« Euh... Et bien... Je... En fait il me connait mais c’est pas important. Enfin il croit me connaitre mais on se connait pas du tout. »

Tentative d’explication rationnelle ratée. Je suis entrain de cafouiller et de sortir des mots qui ne s’enchainent même pas naturellement. De quoi mettre encore plus de doute sur la situation et de piquer encore plus la curiosité de mon interlocutrice. D’ailleurs, son expression faciale veut tout dire. Merde merde merde...

« Enfin je veux dire que je dois probablement ressembler à quelqu’un qu’il connait et il doit me poursuivre en me confondant avec une autre personne... »

Je suis déjà un peu plus calme quand je sors cette explication fausse. J’espère que ça suffira pour rattraper ma bourde et à alléger l’investigation de la Banshee. Je ne suis pas du genre à mentir mais ce serait trop risqué de mettre cette demoiselle aimable avec moi en danger. Je ne connais que trop bien mon Maitre pour savoir qu’il n’hésiterait pas à s’en prendre à mes bienfaiteurs. Mieux vaut pas qu’elle en entende parler. Mon verre se pose soudainement de façon rapide sur la table, regardant avec de grands yeux bien ouverts mon interlocutrice. Il est tant de changer de sujet, une fois encore.

« Mais dites-moi ! Je me suis présentée mais pas vous. J’aimerais bien connaitre le prénom de celle qui s’inquiète autant pour une inconnue ! »

Sans compter qu’un autre détail qui me turlupine depuis tout à l’heure revient dans ma mémoire.

« Et... Pourquoi parlez-vous aussi doucement ? Il y a tant de bruit ici. On ne vous entend pas très bien. Déjà que vous ne semblez pas bien grande, il faut se faire entendre au milieu de toute cette population ! »

J’espère seulement que cette remarque ne sera pas mal prise. Ce n’est pas mon but d’offusquer cette demoiselle et puis un sujet de conversation plus banale me permettrait peut-être de me détendre. Du moins d’oublier pendant quelques instants les inconvénients de la situation. Pourvu que Castiel soit encore loin de cette petite bâtisse.

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Dolores Lorys
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◊ Malédiction:
La peur est un cri, la terreur est un murmure
MessageMar 14 Juin - 7:17


S'il-te-plaît, cache-moi !

feat Hilda Rosenwald


Dolores ne connaissait pas du tout l’origine de sa situation. Elle ne pouvait pas imaginer quelque chose de logique avec si peu d’informations et des grosses hyperboles de cette personne. Elle ne savait pas à quoi penser et bien que son esprit lui donne des scénarios possibles, elle ne pourrait jamais penser à cela réellement. Donc, au mieux de ses connaissances et de ses capacités, elle voulait l’aider. Faire attention à elle. Elle disait qu’une personne louche était après elle, donc il était normale de faire attention à ce que cette personne ne rentre pas et ne cause pas de soucis. C’était vraiment la chose la plus importante et essentielle. Dolores essayait de comprendre d’où venait sa peur et pourquoi se sentait-elle si mal à l'aise dans l’auberge, sachant qu’il avait bien moins de chance d’avoir un problème. Certes, il était dur pour l’aubergiste de comprendre la situation.

Écouter ce que cette fille avait à dire n’était pas un gage de comprendre. L’explication qu’elle venait de donner à l’instant perdit Dolores plus qu’autre chose. Toujours pas certaine de savoir si elle le connaissait ou non. Elle avait clairement dire qu’elle le connait mais croyait la connaître sans la connaître. Qu’est-ce qu’il y avait à comprendre dans ces mots ? Rien. Bien que Dolly ne souhaitait pas la regarder étrangement et la mettre encore plus mal à l'aise, mais c’était plus fort qu’elle. Elle ne répondit rien aussi, ne sachant pas ce qu’elle voulait dire. Comprenant qu’elle ne semblant n’avoir rien compris, elle donna une explication plus logique. Difficile à croire avec cet état mais elle répondit par un sourire. Aurait-elle recraché son eau d’une façon aussi soudaine après la question ? Dolores n’était pas complètement stupide et encore moins naïve. Elle ne comprenait rien à la situation, c’est vrai. Une personne qu’elle ne connaissait pas qui l’avait pris pour quelqu’un d’autre. C’est bien triste pour elle.

La discussion changea rapidement, sans pour autant que ce soit mal. Cela fit sourire Dolores doucement. La rassurer un peu pourrait être une bonne solution. Elle était certaine que l’intérieur de l’auberge était une bonne place. Le propriétaire n'allait pas laisser une personne faire du mal à cette fille, tant qu’il était sous son toit. Il était facile de dire ce qu’il se passait pour une gentille personne, ou une simple personne qui en voulait à cette fille. Mais celui-là… Dolores ne le savait pas, elle ne s’en doutait même pas donc imaginer cette possibilité était impossible.

« Tu es vraiment gentille, mais c’est normal d’aider ceux qui ont besoin d’aide. Je m’appelle Dolores. »

C’est vrai qu’elle était sympathique et gentille. De dire qu’elle aidait ainsi. Cela garda le sourire de Dolores, qui ne semblait pas le perdre pour le moment. Bien sûr, certains moments étaient plutôt étranges, mais rien ne lui faisait perdre le sourire. Dolores baissa le regard lorsqu’elle lui demanda pourquoi elle ne parlait pas bien fort. Bien sûr… ce n'est pas pratique et c’est quelque chose qu’elle sait très bien. Il est difficile pour elle de se faire entendre. Elle pourrait si elle le souhaitait, mais ce serait beaucoup trop difficile pour les autres. Jamais elle ne souhaiterait blesser des personnes qui ne le méritaient pas. Ce n’était pas un sujet douloureux, mais cela la gênait un peu. Ne pas pouvoir parler comme les autres, devoir passer par l’intermédiaire d’autres personnes. Elle secoua la tête pour se retirer ces idées de la tête et la regarder à nouveau.

« Je sais qu’on ne m’entend pas très bien. J’aimerais bien… pouvoir me faire entendre plus que cela. Je peux être heureuse de pouvoir parler. »

Il fallait voir les bons côtés, car il aurait été possible qu’elle ne puisse plus jamais rien dire sans blesser. On lui avait au moins donné la possibilité de parler, bien que seuls des murmures pouvaient sortir. Elle était déjà bien heureuse avec cela. L’important, c’est d’avoir peur de choses qui nous rendent heureux. Dolly jeta un regard autour d’elle, avec un petit sourire. Elle était contente d’avoir trouvé cette place, et elle souhaitait y rester.  Qu’on ne lui retire pas… car bien qu’elle aime les gens, elle ne pouvait pas supporter tout le monde. Il aurait toujours des personnes qu’elle n’aimera pas. Elle n’est pas la jeune fille qui aime tout le monde, mais plus qui a espoir en tout le monde. Il ne faut pas l’énerver car comme tous, elle déteste.

« Je voudrais bien parler, mais je blesserai tout le monde. Depuis que je suis devenue banshee, je ne peux pas parler plus fort qu’en ce moment. Ce n’est pas pratique, mais ça va. » Elle la regarda un moment avec le sourire. Bien sûr que c’était difficile, Dolores aimerait pouvoir éclater de rire ou éclater en sanglots… mais elle devait se retenir le plus possible car ça aussi étaient des sons qui sortaient de sa bouche. Le plus dur n’était pas de parler en murmurant, mais bien de contenir ses émotions, ce dont elle n’était pas toujours capable. « Mais je crois bien qu’il y a pire que ça. je profite de ce que j’ai et que les autres ont pas. C’est réciproque au final, tu ne crois pas ? »


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Hilda Rosenwald
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MessageVen 22 Juil - 13:01


Je ne suis jamais venue ici, d'accord ?
Quand le prénom de Dolores me parvient aux oreilles, je me dis que j’ai réussi mon coup de détournement de situation afin de faire oublier ne serait-ce que quelques instants mes petites problèmes que j’ai trop mis en avant involontairement. C’est un joli prénom d’ailleurs si on s’arrête vraiment dessus. Dommage encore une fois qu’elle ne le murmure qu’à peine. J’avoue avoir tourné la conversation pour me sortir du pétrin en premier lieu mais cet aspect m’intrigue. Ce n’est tellement pas compatible de limiter sa portée de voix dans un lieu aussi bruyant qui, parfois, même sous la tutelle d’un homme, demande à ce qu’on mette de l’ordre pour pas que ça ne dégénère. Et avant même que je n’intervienne pour complimenter son prénom, j’ai déjà un début d’explication qui arrive.

« Je sais qu’on ne m’entend pas très bien. J’aimerais bien… pouvoir me faire entendre plus que cela. Je peux être heureuse de pouvoir parler. »

Bon... Pas très explicite comme explication. Je reste perplexe en tenant mon verre, gardant des yeux interrogateurs sur Dolores qui à son tour, jette un œil à toutes ces tablées près d’elle. Son regard est alors très captif et chaleureux. Comme si elle était contente d’être là. Je n’arrive pas vraiment à saisir ce comportement par rapport à ma question. Et forcément, ça me rend encore plus curieuse. Je ne pose pas plus de question mais j’attends patiemment une continuité dans ses paroles et j’en oublie presque mon souci premier qui m’a amené ici. Tout à coup, ma tête se redresse et j'avance presque le visage vers cette aubergiste d’un mouvement rapide, comprenant enfin la situation quand elle prend la peine de donner les réelles informations explicites.

« Oh... ! Vous êtes victime d’une malédiction ? ... Oh pardon... C’est sorti tout seul... »

Pas très délicat cette remarque. D’ailleurs je m’excuse rapidement d’avoir osé parler de ça sans même réfléchir. Je ne connais pas les malédictions. Par chance, je n’en suis pas victime. Enfin, je ne crie pas victoire aussi vite. On ne sait jamais ce que le Destin vous réserve. Mais m’avoir mis sur le chemin de Castiel est largement suffisant à mon goût.

« Mais je crois bien qu’il y a pire que ça. Je profite de ce que j’ai et que les autres n’ont pas. C’est réciproque au final, tu ne crois pas ? »

Ces derniers mots me feraient presque avoir une crise de remords tellement ils sont poignants. Je me cale rapidement dans le fond de ma chaise, crispant mes mains sur mon verre encore à moitié plein. En voilà une étrange personne qui malgré ses soucis, reste positive et en sourit. Ah... N’ai-je pas réagi plusieurs fois comme ça moi aussi ? Il y a longtemps. Et ça me fait étrangement réaliser à quel point je suis entrain de me montrer égoïste dans mon comportement de fuite. C’est un moment de vide qui s’installe dans tout mon être pendant quelques secondes qui me paraissent une éternité.

« Oui... Il y a toujours... pire... C’est vrai... »

Je parle sans même regarder mon interlocutrice. Je fixe le liquide qu’il reste dans mon verre et pourtant je ne le vois pas. Je me mets inconsciemment à réfléchir à ma situation. Je suis une esclave, c’est vrai. Mais suis-je vraiment traitée comme tel ? Même si j’exècre Castiel tout au fond de moi pour son attitude déplacée, a-t-il seulement fait preuve de méchanceté ne serait-ce qu’une seule fois ? Jamais. Pourtant, ce jour où il m’a acheté, on m’a bien fait comprendre que ma vie serait un calvaire. Le regard des autres qui étaient par dessus-tout heureux de ne pas être à ma place. J’ai cru que je n’allais jamais supporter ma condition, une fois de plus. Et pourtant... Zut. Je ne sais plus quoi faire. Est-ce que je dois moi aussi ouvrir les yeux et me contenter de ce que j’ai ? Retourner dehors, sachant que je vais sacrément me faire punir ? Ou alors m’entêter à rester cacher ici...

« Vous êtes bizarre vous... Pourtant, vous avez sûrement raison. »

Je finis par me lever sur ces mots, ne terminant même pas mon verre, avant de prendre les mains de Dolores pour les serrer en guise d’au revoir. Oui, je vais partir et affronter ce que je pensais comme nuisible pour moi. Je souris à cette aide qui a été précieuse aussi innocemment que j’ai pu le faire dans ma petite enfance à mes proches.

« Il est temps pour moi de vous laisser. C’est assez brusque mais je crois qu’on m’attend. Merci pour votre aide et je vous souhaite plein de bonnes choses pour la suite ! »

Je me déplace alors vers la sortie, prête à affronter ce qui m’attend dehors. Sauf que je ne m’attendais pas à ce que ce « destin » soit si proche de cette auberge. Disons que l’on ne peut pas mieux faire pour tomber nez à nez avec. ... Oups.

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Castiel J. Moriarty
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MessageDim 18 Déc - 16:17


Ma Lemuria, ma belle Lemuria ! Il est bien rare que je retourne vers ma cité patrie, bien trop occupé avec mes propres affaires. Cela doit arriver après quelques années d’écart à chaque fois, deux dans le meilleur des cas, même si le nombre peut aisément monter jusqu’à une bonne dizaine parfois. Bien évidemment, quand je me déplace pour affaire, c’est toujours pour plus longtemps que quelques heures et il m’arrive même parfois de m’absenter une semaine entière, voire plusieurs. Le commerce peut prendre énormément de temps et il serait dommage que je ne profite pas de ma tendre Ophélia, même si je ne viens pas pour sa propre marchandise.
 
D’ailleurs, je m’y rends toujours seul. Il ne faut pas croire qu’il s’agit là d’accompagner mes denrées, mais juste d’aller mettre en place quelques contrats - nouveaux ou à renouveler. Sauf pour cette fois. Cette dernière sera l’exception à toutes les règles puisque la lubie me prend d’emporter avec moi une petite tête blonde hargneuse. Enfin, il y a bien quelques raisons, à commencer par celle de ne pas vouloir laisser cette innocente entre les mains de mes deux servants délurés. La véritable réside, toutefois, en cette rencontre fortuite que ma jeune esclave a pu faire lors de cette recherche aux champignons. Une rencontre de laquelle je me méfie aujourd’hui et je préfère laisser les choses se tasser et le temps faire son œuvre en gardant mes possessions près de moi. Bien que rien de tel ne paraitra jamais dans mes mots ou mes agissements. Puis, il faut bien avouer que je meurs d’envie de découvrir les réactions de cette donzelle dans une ville qui aura autant marquée sa peau et son âme.
 
La pauvre bougresse ne pensait sans doute pas que je conservais de ce fait un œil bien ancré sur elle. Ah, est-ce donc là sa version du jeu du renard chassant le lapin ? Je dois le reconnaître, j’étais persuadée qu’elle n’oserait pas perpétrer pareil crime alors qu’elle se trouvait juste sous mon nez. Ou presque, puisque j’avais le dos tourné. Elle a presque été discrète, elle a juste oublié à qui elle avait affaire lorsque je me suis retourné pour voir sa silhouette se glisser à travers la porte. L’ennui, c’est que je ne pouvais pas arrêter mes négociations pour aller lui courir après. Hors de question de perdre un contrat pour ses jolies gambettes. Tout comme il l’était d’aller risquer de la faire abîmer par la garde en appelant ces messieurs pour aller l’intercepter.
 
Voilà un temps précieux de perdu. Il ne me reste plus qu’à aller la chercher alors qu’elle a eu le temps d’aller se cacher quelque part le temps que j’empochai mon sac d’orins. A vrai dire, quelque part j’imaginai que la petite avait assez de cervelle pour rebrousser son chemin avant que je finisse ma transaction. « Ah, elle a osé. » Et rien que pour ce jeu de cache-cache, la punition risque de piquer fortement. Sa forte tête m’amuse, hélas, il est grand temps que je resserre la vis. C’est après avoir mélangé colère et amusement que je me mets à suivre sa trace. Il n’y a pas besoin de poser de questions, il suffit parfois d’écouter, on fini toujours par repérer une parole d’un maître déplacé qui se jouerait bien du corps d’une frêle jeune fille. Puis, c’est bien mal me connaître que d’ignorer qu’on échappe pas à mes griffes aussi longtemps quand on est innocent. Elle n’a pas pu aller bien loin et à l’exception de quelques bâtiments publiques, elle n’a pas d’endroit où se cacher ici.
 
L’auberge est trouvé et je n’ai pas besoin d’aller plus loin que le seuil de la porte pour que je retrouve ce qui m’appartiens.
 
    « Il est temps pour moi de vous laisser. C’est assez brusque mais je crois qu’on m’attend. Merci pour votre aide et je vous souhaite plein de bonnes choses pour la suite ! »
    « Oh ? Tu crois ? »
Mon regard se baisse vers celle qui vient manquer de me rentrer dedans. Mon regard ne peut-être plus sombre, tandis que je la scrute pour récolter la moindre information que je pourrais trouver sur ses activités passées ici. Autant dire, pas grand chose en dehors de cette discussion qu’elle semble avoir tenu avec quelqu’un. Pas de d’ébauche ou d’alcool ? C’est certes un bon point, mais pas assez pour corriger cette désobéissance pour aller papoter avec le premier inconnu passant.
    « Depuis quand tu ne demandes plus ton chemin quand tu te perds ? Il ne me semble pas avoir acheté une demoiselle stupide. »
Il n’est jamais bon pour un maître de corriger un serf qui a désobéi en public, de toute façon le brouhaha ambiant masquera mes mots aux péons présents ici. Et me message restera, malgré tout, des plus clairs pour celle qui reçoit la réprimande. Cela suffira, on ne sait jamais quand ma présence sera remarquée et que le silence deviendra ensuite lourd et pesant.


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