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Dis Madame ? Tu peux m'aider ? [PV Mist]

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Orphée A. Faustus
« Grand sage inculte des relations sociales »
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Grand sage inculte des relations sociales
MessageMar 22 Sep - 23:08




MADAME ! MADAME !
Tu peux m'aider ? Promis je suis sage...



Je ne sais pas ce qui m’a fait mettre les pieds dans cette ville mais la décision que j’ai prise devait résulter d’une altération de ma réflexion à un haut niveau. Comment peut-on apprécier de se retrouver au milieu de nulle part avec cette odeur de Mort qui traine à tous les coins de rue. Ah si. Je me souviens. L’appel de l’Érudit. Il finit par me faire aller dans des lieux macabres ce bougre. La ville rocheuse des Banshees n’est pas ce qui est le plus appréciable. Mais quand le Savoir est en jeu, toutes les destinations sont à prendre en compte. Et si je suis ici c’est que j’ai une précieuse information qui peut me guider vers des documents qui pourraient s’avérer nécessaire à mes recherches.

Le temps n’est pas favorable à ma sortie. Il fait chaud. L’air est lourd. Sans parler de ces grains de sable qui s’infiltrent partout. Pourtant, je dois absolument me rendre sur cette place qui accueille un marché abritant consciencieusement un élément qui met en avant de la paperasse. Une paperasse sûrement banale pour beaucoup mais primordiale pour moi. Mais marcher librement dans cette contrée ne me plait guère. Se mouvoir au sein d’une race aussi fourbe n’est jamais quelque chose de serein. On ne sait jamais réellement qui pose le regard sur vous. Et avec mon passé, je ne peux prendre aucun risque. Alors, malgré la chaleur, cette veste terminée par une capuche est ma seule couverture. Et c’est avec un visage à moitié couvert que je parcours enfin les différents étals qui se dressent devant moi.

La recherche est difficile. Impossible de mettre la main sur cette personne que je cherche. M’aurait-on menti ? Ou... En fait... Je tourne peut-être en rond. Je regarde autour de moi et... je n’ai pas déjà vu cet étal tout à l’heure ? Mince. Ce n’est pas possible de se perdre sur un marché tout de même. Un soupir las s’échappe de mes lèvres alors que je frotte mon front de mes doigts, scrutant les environs. C’est que cette... malédiction est toujours active quand il ne faut pas. A Lemuria. Sur une grande place. Immense. Qui rejoint au moins cinq rues différentes. A peine arrivé que je suis incapable de retrouver le chemin que j’ai emprunté pour arriver jusqu’ici. Cette légèrement embêtant. Surtout quand il faudra repartir.

Je pourrais une fois de plus maudire ce destin si cruel mais très vite, l’idée m’abandonne. Quelle n’est pas ma surprise quand mes iris bloquent sur un visage si... familier. Parfois le destin n’est pas si immonde que ça. Me mettre sur le chemin de ce joli minois si longtemps perdu de vue, c’est inespéré. Voilà deux années que je n’ai pas pu observer cette évocatrice. Et je dois avouer que ce passe temps me manque affreusement. Mais que fait-elle à Lemuria... ? Peu importe. La question ne se pose pas. Je ne peux pas laisser une occasion pareille me filer entre les doigts. Il faut que je m’approche. Mais mes documents sont importants aussi. Dilemme. C’est amusant de voir que ma réflexion ne va pas plus loin que trente secondes. Dès que la jeune Mist commence à s’échapper, mon choix est très vite fait. Les documents attendront. Ce marché ne sera pas le dernier. Ce n’est pas comme si je n’avais pas le Temps de mon côté.

Il faut que je m’approche. Mais comment... Je ne peux pas me montrer sous cette apparence. Pas devant elle qui me connait que sous ces vieux traits qui font de moi l’Érudit. Elle s’éloigne, ce qui a pour effet de me faire tirer une sale moue de mécontentement. Non. Décidément, je ne peux pas la laisser filer. Pas sans avoir satisfait ce manque de curiosité à son égard. Une idée de gredin traverse mon esprit et rapidement, j’emboite le pas de la demoiselle en courant, changeant aléatoirement la vision de mon apparence dans ma course afin de la rendre discrète, me présentant sous les traits d’un jeune enfant. La distance se réduit alors que j’accélère mon pas et je finis par stopper ma course vive de gamin en feintant un impact contre cette belle demoiselle. Mes petits bras s’accrochent à elle avec force. Ce qui est risible, c'est que l'illusion de rajeunissement lui donne l'impression que je me cramponne à sa jambe alors que finalement, je viens juste la cramponner au bras, au vu de ma vraie taille. La force d’un bambin est tellement dérisoire mais mes yeux qui se plissent avec fermeté et mon visage qui colle son vêtement comme pour ne pas en décrocher illustre parfaitement toute la puissance que je peux mettre dans cette étreinte.

« Madame ! Madame ! Aide-moi s’il te plait ! Y’a des gens ils sont méchants avec moi... »

Je bouge enfin la tête pour plonger mes yeux humides dans les siens sous la comédie pour faire plier Mist sous l’attendrissement. C’est vil mais tellement amusant. Et finalement, n'est-ce pas de l'amusement que je recherche ?


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Mist Redgrave
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MessageDim 4 Oct - 21:42

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Quelle idée j’avais eu d’aller me perdre dans les méandres de cette maudite ville. Je ne connaissais rien de cet endroit, même avec une présentation rapide ou une carte je serais surement fichue de me diriger tout droit vers ces lieux que je ne voulais en aucun cas visiter. Cela ne faisait aucun doute que ça allait finir par se produire tant j’étais chanceuse depuis quelques temps. Pourtant, il me fallait ses réponses ! Sauf que je ne savais toujours pas où chercher et tout me semblait si louche ici que j’avais l’impression de tourner en rond sans avancer d’un pas. Pas moyen de questionner les gens au hasard sur un groupuscule dont je ne possédais pas la moindre information, ce serait la plus belle bêtise à faire si je voulais être repérée. Pas moyen de me contenter d’observer et d’essayer de repérer toute personne qui pourrait faire partie de mes poursuivants, c’était la meilleure façon de me mettre à psychoter pour rien... Que me restait-il ?
 
« Reprends-toi Mist ! Tu ne vas pas laisser tomber juste parce que tu ne sais pas où chercher, c’est en abandonnant qu’on finira par faire du surplace et se faire avoir ! »
 
En venir à s’encourager soi-même quand on se rendait compte de la futilité de nos actions avait un aspect bien malheureux, voire même plutôt pathétique. Qu’est-ce que je pouvais être désespérante, mais il était hors de question que je baisse les bras, pas maintenant ! Après tout, si j’y pensais bien, c’était quand on cherchait désespérément quelque chose que cela n’avait de cesse de nous échapper, il ne me restait qu’à laisser les choses arriver vers moi en creusant juste un peu chaque piste qui était un minimum fiable. Tout en restant sur mes gardes, au cas où ce qui me tombait dessus se révéleraient plus qu’hostile.
 
Inspirant profondément, je me remis en quête de je ne savais trop quoi, après avoir pris la sage décision de retourner directement à l’auberge ou j’étais posé bagage pour mon court séjour. Cette courte discussion avec moi-même m’avait fait comprendre qu’il était plus sage de ne pas tenter le mal et qu’il serait plus sage d’essayer de trouver des indices parmi les passants qui viendraient prendre un verre. Autant dire les choses clairement, cela me frustrait tout de même beaucoup mais ce n’était pas comme si j’avais le choix.
 
C’est alors qu’une étale attira mon attention. Je n’étais pas venu faire des emplettes mais après tout rien ne m’empêchait de m’arrêter quelques minutes histoire d’aller voir cette chose qui m’avait tapé dans l’œil. Jamais je n’avais vu un livre aussi beau, sa couverture noire de jais avait l’air très ancienne et la gravure fleurie qui la recouvrait l’était bien plus encore. C’était amusant de voir à quelque point les vieux ouvrages avaient réussi à presque me passionner au fil des années, sans doute avais-je passé trop de temps à Mideel, ce dont je ne me plaindrais pas au final. Les écrits qu’il contenait ressemblaient à des petites comptines un brin macabre mais... oh et puis après tout, pourquoi pas, il ne coûtait pas tellement cher. Mon nouveau bien emballé, je pouvais enfin prendre le chemin du retour quand un choc contre ma jambe m’arrêta subitement.
 
« Madame ! Madame ! Aide-moi s’il te plait ! Y’a des gens ils sont méchants avec moi...
Ah ! Qu’est-ce que... »
 
Un enfant ? Mon cerveau ne fit qu’un quart de tour et je saisis promptement l’enfant pour le prendre de mon bras libre afin de le serrer contre moi. L’idée qu’on puisse s’en prendre à un tout petit me répugnait et l’idée qu’il ne s’agissait là que d’un petit voleur ne me traversa même pas l’esprit, le pauvre ne devait pas avoir plus de quatre ou cinq ans. Si j’avais fait un peu attention j’aurais sans doute remarquait l’absence complète de personnes louches ou cherchant quelqu’un mais j’étais déjà loin et mon pas rapide me mena juste devant la bâtisse où m’attendait ma chambre. Zut ! Il devait avoir des parents ce petit, qui devaient surement s’inquiéter et le chercher partout. Moi qui ne voulais plus me promener dans Lemuria, il fallait que je les retrouve, je ne pouvais pas le laisser tout seul, ce ne serait moralement acceptable !
 
« Tu as perdu ta maman et ton papa mon petit ? Tu as une idée d’où ils sont ? Je vais t’aider à les retrouver, d’accord ? Mais il faudra un peu m’aider, je ne connais pas ta ville. Ils ressemblent à quoi tes parents ? »

Je lui avais ébouriffé les cheveux avant de le reposer par terre, même s’il ne pesait pas bien lourd, il serait plus facile de lui  tenir la main, surtout s’il devait m’aider à me retrouver en ces lieux.


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Orphée A. Faustus
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MessageDim 15 Nov - 17:17




MADAME ! MADAME !
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Je commence à me dire que mon petit stratagème semble un peu hâtif et ridicule. Quand mes mains attrapent ma cible avec fermeté, je me rends compte que ça peut paraitre brusque et inconvenant aux yeux d’une jeune femme. Mais il faut croire que la nature humaine semble bien trop bonne pour se poser ce genre de questions. Ou tout simplement que l’action n’est pas vu avec méfiance parce que des traits de bambin viennent appuyer mon visage triste et mes yeux larmoyants. Les Humains sont donc si facilement influençables ? Cela semble être le cas avec Mist qui, à peine après avoir pris connaissance d’une situation bancale, me traine déjà loin du brouhaha qui nous entoure me tenant fermement comme si j’allais tomber. Comme si j’avais pu tomber. Quand on sait qu’en réalité, je suis bien plus grand qu’elle…

« Tu as perdu ta maman et ton papa mon petit ? Tu as une idée d’où ils sont ? Je vais t’aider à les retrouver, d’accord ? Mais il faudra un peu m’aider, je ne connais pas ta ville. Ils ressemblent à quoi tes parents ? »

J’ai le droit à une attention particulière sur ces mots, sentant mes cheveux bouger dans tous les sens. C’est étrange… C’est une marque d’affection pour faire comprendre que tout va bien, je le conçois. Mais en soi, réellement, ça fait des siècles que ce genre d’étreinte m’est inconnu. Ça me choque presque tout comme je trouve ça étrangement apaisant. Mais je dois bien me garder de laisser libre court à ce que je peux bien ressentir car là n’est pas la question si je ne veux pas me faire surprendre dans mon petit manège bien ingrat. La question posée est bien délicate. J’aurais du me douter que face à un enfant perdu, la première réaction serait de se tourner vers les parents. Quelle blague. Il est temps de faire fonctionner ce cerveau de vampire farfelu et plaisantin. Je relève mes douces pupilles de gosse vers cette demoiselle bien attentionnée, agrippant doucement le tissu de son vêtement, comme si la peur de retourner derrière moi était démesurée.  

« J’ai pas de maman ni de papa… C’est… Des gens qui me disent ça mais c’est pas vrai… »

Enfant adopté et maltraité ? Pourquoi pas ? Je me verrai vraiment attristé que ma petite victime tant recherchée se mette à me trimbaler dans tout Lemuria pour trouver des parents qui, bien évidemment, n’existent pas puisque je ne suis en rien un gamin perdu. Alors des solutions, il faut bien en trouver. Je m’apprête à exagérer mon attitude quand un détail vient frapper ma curiosité. Je tente par-dessus tout de ne pas montrer mon intérêt soudain pour autre chose mais ce livre que Mist tient dans sa main est une chose inespérée. Les détails de la couverture sont formels et cette gravure fleurie ne peut pas me tromper. Il s’agit de ce livre.

Si le sort pouvait être malicieux avec tout être sur cette Île, il l’est encore bien plus maintenant en déposant entre les mains d’une jeune innocente tout ce que je suis venu chercher afin de combler des années de recherches. Si l’Évocatrice ne se doute pas une seconde de ce qu’elle tient dans les mains, moi je suis conscient du trésor qu’elle possède. Un trésor bien dangereux qui lui vaudrait bien la mort en cas d’intérêt non maitrisé pour la chose. Il me faut ce livre. Coute que coute. Mais à vrai dire, la situation ne me donne que peu de possibilités pour m’en emparer. Et si jamais cette belle brune se décide à vraiment me ramener au centre de la ville, ça va tourner au désastre. Réfléchis. Réfléchis. Mais bien sûr. N’aie-je pas remarqué que la nature humaine est faible et si facilement manipulable ?

« S’il te plait… Je veux pas retourner au milieu de tous ces gens… Ils me font peur… »

Je tire plus fort sur son vêtement, tenant fermement prise et d’un geste purement instinctif, je passe le dessus de ma main sur mes yeux humides, commençant à pleurer à chaudes larmes, ne laissant que très peu de marge à cette demoiselle qui sera bien obligé de calmer rapidement la situation si elle ne souhaite pas que les personnes aux alentours ne se mettent à croire ce qu’il ne faut pas. C’est mesquin mais là je fais d’une pierre deux coups. La demoiselle rien que pour moi et mon envie de m’amuser tout comme ce livre qui n’ira pas se placer face à des yeux bien trop indiscrets…


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Mist Redgrave
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MessageLun 23 Nov - 16:01

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Je me mettais jamais considéré comme étant très douée avec les enfants, ce n’est pas comme si j’avais souvent affaire avec ses jeunes innocents quand il s’agissait de conclure une quête ou un travail de quelque nature qu’il soit. Pourtant, il m’était tout autant impossible que je laisse ce pauvre petit bout perdu tout seul dans une grande ville, quelle qu’elle soit. Cela ne devrait pas être compliqué de retrouver ses parents malgré la foule, ou, si jamais, il était toujours possible de se rendre à l’auberge. Peut-être que quelqu’un serait capable de le reconnaitre. Ou de le ramener à la garde si jamais, bien que je ne sois pas très à l’aise avec cette solution de dernier recours.
 
« J’ai pas de maman ni de papa… C’est… Des gens qui me disent ça mais c’est pas vrai… »
 
Bon. Nous pouvons reprendre depuis le début. Ce n’était absolument pas le genre de réponse à laquelle je m’attendais et qui va beaucoup me compliquer la tâche. Enfin, même si d’une certaine manière, il sera plus facile de trouver un orphelinat que des parents noyés dans la populace. Il s’agira simplement d’agir plus doucement encore avec ce bambin et de trouver les bons mots. Ce qui m’inquiétait  bien d’avantage. Je préférai donc éviter de m’attarder sur le sujet délicat des géniteurs pour me pencher sur ceux qui devaient avoir la charge de cet enfant. Ah moins… qu’il ne soit chez de la famille. Voilà qui allait vraiment rendre la tâche encore plus ardue.
 
« Là, là. Ne t’inquiètes pas, mais ces gens se font surement beaucoup de soucis pour toi. Ils doivent se demander où tu es passé et te chercher partout. Tu ne veux pas me dire où ils sont ?
S’il te plait… Je veux pas retourner au milieu de tous ces gens… Ils me font peur… »
 
Bon sang, dans quoi je m’étais encore embarqué. Il semblait que j’allais bientôt avoir droit à un caprice si je ne faisais pas rapidement quelque chose pour rassurer ce petit au caractère un peu trop prononcé pour son âge. Je me demandai presque si je ne devais pas mettre cela sur le comble de ma malchance mais il serait assez malvenu d’en vouloir à un gamin qui ne devait pas avoir une vie très facile. Quelque part, je me sentais assez proche de lui d’une certaine manière, je savais, un peu, ce que ça faisait d’être orphelin, bien que la chance m’ait laissé mon père. Je crois que je ne remercierais jamais assez le ciel pour ça.
 
Par pur réflexe, et afin d’éviter une catastrophe en attirant toutes les attentions sur moi, chose que j’essayais d’éviter par tous les moyens depuis maintenant deux ans, je blottis le jeune garçon contre moi pour le consoler. Ma main libre vint également frotter dans son dos pour faire passer ses débuts de pleurs. Heureusement, cela semblait passer doucement, je venais d’éviter le pire.
 
« Promis, je vais voir pour trouver une meilleure solution alors s’il te plait, ne pleure plus. »
 
Un court instant j’avais songé à lui promettre de ne pas le ramener là-bas, sauf qu’il aurait alors s’agit d’un monstrueux mensonge. Du moins, cela aurait été fort probable, je ne pouvais pas garder ce petit avec moi et rien ne m’indiquait qu’il n’y avait dans cette histoire qu’une mauvaise perception d’un enfant malheureux. Tout comme rien ne me prouvait qu’il ne risquait rien là d’où il venait. Je devrais mettre les choses au clair avant de prendre une décision. Pour cela il faudrait que je sache où et avec qui il habitait, interrogation que je devais exclure pour le moment. Ce qui ne me laissait qu’une seule possibilité, je pouvais dire adieu à mes recherches de la journée.
 
« Viens, je t’emmène avec moi pour que tu puisses te reposer et boire un bon lait chaud. Tu me raconteras qui tu es quand on sera plus tranquille. D’accord ? »
 
Je tentai de me montrer gentille mais assez ferme pour lui montrer qu’il n’avait pas vraiment le choix et que c’était de toute manière ce qu’il y avait de mieux pour lui. Je lui attrapai donc la main pour l’emmener avec moi à l’auberge. C’est maintenant qu’il allait falloir se montrer très discrets, je ne voulais pas non plus qu’on me prenne pour une voleuse d’enfants ou je ne sais quelle bêtise encore. Par chance, j’avais tissé de bien lien avec l’aubergiste, cette dernière se montrant très compréhensive devant la situation. Je pus donc me diriger de suite dans ma chambre plutôt que d’attendre en prenant le repas dans la grande salle. Le garçonnet pourrait donc s’installer sur le lit et déguster ce que la demoiselle Banshee lui apporta. Maintenant qu’il était calme, j’allais pouvoir lui tirer les vers du nez.
 
« Et si tu commençais par me donner ton prénom ? Moi c’est Mist. »


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MessageMar 1 Déc - 18:22




MADAME ! MADAME !
Tu peux m'aider ? Promis je suis sage...



Je m’épate moi-même de savoir feindre un tel caprice d’enfant. Ce n’est pas souvent que j’opte pour une tromperie de l’œil de ce type. Mais qu’est-ce que ça en vaut la chandelle. Ce livre qui a attiré brusquement mon attention va changer beaucoup de choses quant à mes plans prévus au départ mais je n’oublie pas pour autant pourquoi je joue cette pièce de théâtre ridicule. Voir l’Évocatrice dans tous ces états jouant une maman improvisée, c’est presque jouissif. Je fais cependant moins le malin quand je me retrouve contre elle pour un câlin de réconfort. Sauf qu’elle ne me voit pas sous mon vrai visage et niveau taille, j’arrive à un niveau assez perturbant. Entre tenir le bras et se retrouver contre des atouts bien développés, il y a une différence. Et ce calme qui arrive peu à peu de ma part n’est sûrement pas du à ce geste tendre mais bel et bien à cette position incongrue qui me met inopinément mal à l’aise. Il ne manquerait plus que je rougisse et là, on pensera plutôt que c’est l’enfant qui a des idées mal placées plutôt que la demoiselle qui tente quoi que ce soit.

« Promis, je vais voir pour trouver une meilleure solution alors s’il te plait, ne pleure plus. »
« O... Oui... D’accord... »

J’en perds les pédales quelques instants et limite encore plus quand elle me prend la main. Mince. Il ne faudrait pas que les rôles s’inversent tout de même. Ce n’est... qu’une femme. Ce n’est pas comme si je ne savais pas ce que c’était. Je me laisse guider sans broncher vers l’auberge où Mist loge actuellement, ne répondant que peu à ses paroles, essayant plutôt de reprendre une consistance potable pour récupérer les rênes de ce jeu.

Ce sont les yeux ébahis d’un enfant qui découvre quelque chose qu’il n’a jamais vu en entrant dans cette chambre d’auberge tout comme ce sont mes yeux d’Érudit qui constate comment la demoiselle continue sa vie. Étrange de savoir qu’elle semble beaucoup bouger au lieu de s’installer et continuer de suivre sa voie. Je vire à droite et à gauche, faisant comme si je tâtonnais pour satisfaire ma curiosité avant de sauter sur le lit et de me laisser tomber dessus, ravi de recevoir, qui plus est, un chocolat chaud. Je souris à la servante en lui disant « merci » avant de reposer mes pupilles sur mon hôte.

« Et si tu commençais par me donner ton prénom ? Moi c’est Mist. »
« Moi c’est... Ash. »

Un petit temps d’hésitation. Lui donner mon prénom d‘usage serait peut-être bien une erreur ne sachant pas du tout comment va se dérouler la suite des événements. Si un jour on venait à savoir que le prénom de l’Érudit est Orphée, cette petite mise en scène de cette journée risquerait de revenir sur le tapis et je serai bien vite démasqué. Alors pour aujourd’hui, ce prénom si peu utilisé depuis des siècles fera l’affaire.

« C’est ma maman qui a choisi ! C’est joli, hein ? »

C’est probablement faux. Je ne me souviens plus vraiment de qui a choisi mon prénom mais là n’est pas la question. Je continue de jouer le jeu de l’enfant et de garder des mimiques et tiques de langages représentatifs avec un but bien précis : éviter la conversation fatidique. Je sais dans quel pétrin Mist vient de se fourrer mais si elle tente de vraiment vouloir retrouver mes parents inexistants, je vais finir par avoir du mal à cacher la vérité subtilement. Et adieu mon petit jeu. Je bois une gorgée de ce chocolat que l’on m’a apporté. Mon goût est éteint pour ce genre de liquide. Je ne ressens rien, ni même l’odeur que ça a. Je ne me nourris jamais avec ce genre de denrées à mon habitude, comme tous les vampires. Ça me donnerait presque des nausées si j’étais apte à vomir. Mais je n’ai pas le choix que de faire semblant. Je tiens fermement mon gobelet avant de regarder autour de moi.

« C’est ta maison ? »

Une question inutile en soi mais pourtant intéressante pour soutirer quelques informations. Mon envie de savoir est toujours grande quand il s’agit de cette humaine. Et je l’ai perdu de vue bien trop longtemps pour ne pas tenter de me renseigner. Et puis un gamin ne sait pas forcément ce qu’est une auberge. Je peux sentir comme une certaine lassitude chez ma charmante Évocatrice qui veut probablement trouver une solution et vite. Intéressant. Et c’est bien là que j’ai envie d’enfoncer le couteau dans la plaie pour jouer avec ce qu’on appelle la faiblesse de l’Homme. Je serre mon chocolat avec un peu plus de poigne et finit par regarder à l’intérieur de la tasse en reniflant doucement, synonyme d’un début de pleurs.

« Pourquoi tu fais cette tête là... Je t’embête ? Tu m’aimes pas toi non plus... ? Pourtant je bois mon chocolat gentiment... »

C’est vil. Atroce pour quelqu’un qui ne supporte pas de faire du mal autour d’elle et qui est attachée à des principes. C’est tellement facile... Je m’amuse comme un fou. J’en oublie presque le livre.


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Mist Redgrave
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MessageDim 13 Déc - 0:41

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« Moi c’est... Ash. C’est ma maman qui a choisi ! C’est joli, hein ? »
 
Aw, le pauvre enfant. Ce devait être dur de ne pas accepter la mort de ses parents. À vrai dire, bien qu’étant moi-même orpheline de mère, je ne saurais comprendre ce qu’il ressentait. D’après mes souvenirs les plus vieux, j’avais toujours su qu’elle ne reviendrait jamais. Cependant, il ne fallait pas négliger le fait que j’avais eu la chance de toujours avoir mon père. La présence d’un seul parent rassurait beaucoup plus que celle d’un autre adulte, même s’il était lié par le sang avec l’enfant. Je détestais prétendre avoir une empathie que je ne pouvais avoir, ce qui ne m’empêcha pas de faire de mon mieux pour essayer de le comprendre au mieux. Doucement, je m’approchai de lui et me penchai pour lui frotter le dessus du crâne.
 
« Oui, c’est un très joli prénom. Les mamans savent très bien choisir pour leur enfant. »
 
Il aurait été possible de poursuivre cette affirmation en indiquant que c’était une belle preuve d’amour, mais j’avais peur d’aller trio loin. Je m’en tiendrais donc là, il était inutile que je mette cet enfant mal à l’aise ou que je risque de le peiner de quelque façon que ce soit. Par chance, il venait de changer lui-même de sujet. Me voilà sauve.
 
« Oh je serais bien triste d’habiter dans une maison qui fait office d’auberge, tu sais. Ce genre de lieu, c’est pour les gens qui voyagent, tu vois. Ils peuvent payer une chambre et y dormir le temps qu’ils restent dans la ville, ensuite ils peuvent partir pour poursuivre leur route. »
 
J’essayais de faire simple dans mes explications, après tout ce n’était qu’un petit garçon et il n’était pas nécessaire de l’assommer de trop d’informations. De toute manière, que pouvais-je lui dire d’autres ? Certainement pas que je sillonnais les routes pour effacer mes traces et fuir des assaillants que je ne pouvais même pas vraiment décrire ou définir. Cela aurait été stupide, même avec un enfant qui ne représentait aucun danger. Je n’avais pas non plus désespérée de ne pas pouvoir me confier. Enfin, je supposai que cela suffira pour satisfaire sa curiosité. Pourtant cette situation qui faisait mon quotidien depuis deux années me pesait beaucoup et je ne pus retenir un soupire désemparé rien que d’y penser.
 
J’aurais dû faire plus attention, tout comme j’aurais dû m’attarder sur ce son qui ne me m’interpella pas plus que ça au moment où je l’entendis.
 
« Pourquoi tu fais cette tête là... Je t’embête ? Tu m’aimes pas toi non plus... ? Pourtant je bois mon chocolat gentiment... 
Non, non, non ! Pourquoi vas-tu croire cela ! Tu ne m’embêtes pas du tout voyons, ça n’a rien à voir avec toi. »
 
Craignant à nouveau qu’il n’éclate en sanglot et qu’il attire tout le personnel de l’auberge, je l’attrapai dans mes bras pour lui faire un nouveau câlin. Je n’étais pas très douée avec les enfants, toutefois, j’espérais que cela suffirait à le consoler. C’est limite si je ne me mettais pas à le bercer, avant que je ne ris doucement en me rendant compte du ridicule de la scène.
 
« Tu ne vas pas pleurer dis moi ? Je suis sûre que tu es déjà un grand garçon fort et courageux ! Tu as quel âge tiens ? »
 
Cette question me permettait à la fois de changer de sujet comme d’essayer d’en apprendre un petit peu sur lui. Quand bien même je ne voulais pas lui faire de peine, il était tout aussi évident qu’il me faudrait bientôt trouver une solution pour le ramener chez lui. Sauf que pour le moment, ça risquait d’être délicat de lui poser une question sur ce sujet tant qu’il ne serait pas calmer. Ce qui risquait de prendre un petit plus de temps. Mince, il me faudrait pourtant me montrer assez délicate pour réussir cette tâche avant le coucher du soleil, sinon j’allais être bien embêter. Hors de question de sortir la nuit, c’était trop dangereux et les nuits pouvaient être très fraiches dans le désert. Le seul ennui c’est que je ne savais absolument pas comment m’y prendre.
 
« On peut discuter si tu veux, tu pourrais me parler un peu plus de toi ou de ce que tu aimes. Je suis toute ouïe. »
 
J’aurais pu lui proposer de faire un jeu pour essayer de le mettre un peu plus en confiance, seulement j’avais peur de perdre trop de temps. Je me risquai donc à une approche un peu plus direct en montrant mon intérêt pour cette petite bouille qui me regardait toujours avec son air de chien mouillé. Sans vraiment le prévenir, j’attrapai machinalement un mouchoir pour aller lui essuyer le bout de son nez.
 
« Ne pleurs plus, c’est pas mignon d’avoir le nez tout rouge et tout mouillé... J’ai une idée ! Si tu me promets d’être gentil et sage, je t’offre un bisou sur la joue. »
 
Non, je n’avais pas trouvé mieux. Je l’avais dis que je n’étais pas douée avec les enfants.


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Dernière édition par Mist Redgrave le Ven 25 Mar - 14:57, édité 1 fois
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Grand sage inculte des relations sociales
MessageVen 26 Fév - 19:48




MADAME ! MADAME !
Tu peux m'aider ? Promis je suis sage...



Il y a tant de choses sur lesquelles je devrais m’attarder avec cette rencontre inattendue. Me renseigner davantage par exemple. Avoir la confirmation que Mist erre de ville en ville est intriguant. Comment en est-elle arrivée à cette situation de nomade ? C’est une aubaine pour se lancer dans une filature. Mais cette momerie que je viens de lancer est trop hilarante pour que je ne puisse me concentrer sur autre chose. Et poser trop de questions précises n’est pas du tout adapté à un enfant. Je me laisse alors aller à ce manège mesquin tandis que l’Évocatrice tente de s’excuser, reportant mon investigation à plus tard. Ma tête reste penchée et mon regard fixe le liquide dans mon verre qui refroidit au fur et à mesure que ma bêtise s’amplifie. Très vite, je m’apprête à pleurer de nouveau, voulant remettre Mist mal à l’aise. Mais je suis pris de cours. Une nouvelle étreinte qui me laisse comme un autre malaise. Et cette fois, un léger rougissement doit bien être présent au vu de cette petite chaleur qui me chatouille les joues...

« Tu ne vas pas pleurer dis moi ? Je suis sûre que tu es déjà un grand garçon fort et courageux ! Tu as quel âge tiens ? »
« ... Quatre ans Madame... »

Je me sers de cette nouvelle question pour me détacher un peu, non pas par désintérêt mais parce que si ça continue, je risque de bel et bien me vendre. J’enjolive un peu mes paroles en faisant comprendre que je suis un grand garçon tout en gardant une pointe de tristesse pour garder Mist sur un terrain bien glissant. C’est également une sécurité pour m’assurer qu’elle ne reviendra pas chercher de détails sur ma vie tout de suite. Mais ça ne fonctionne pas comme je l’aurais espéré et son insistance pour me faire parler commence à être bien dangereuse. Sans compter que continuer à éviter le sujet pourrait faire lever quelques soupçons. Je reste alors silencieux face à cet interrogatoire caché, reniflant légèrement pour faire passer mon faux chagrin et amener Mist à se focaliser sur mon état psychologique plus qu’à ma vie.

« Ne pleurs plus, c’est pas mignon d’avoir le nez tout rouge et tout mouillé... J’ai une idée ! Si tu me promets d’être gentil et sage, je t’offre un bisou sur la joue. »

C’est difficile de tenir le jeu et de ne pas céder à l’hilarité face à cette idée bien banale. Bien qu’un enfant aimerait sûrement cette initiative, moi ça me fait bien rire. Je me prête pourtant à la scène et fait semblant de sécher mes larmes factices en laissant place à un joli sourire innocent sur mon visage. Et sans crier gare, me voilà à me redresser un peu pour passer mes deux bras autour de son cou et vouloir déposer doucement mes lèvres sur sa joue en premier. Mais la tâche est plus ardue que je ne l’aurais cru. J’hésite une fois. Deux fois. Et finalement, le geste se termine par un léger bisou sur cette joue tendue par la surprise mais pas sans mal. Moi qui voulais éviter de piquer un fard, c’est loupé. Est-ce la proximité, le contact, ces formes attirantes..., qui me font me sentir mal comme ça ? Je n’en sais rien mais j’espère juste que s’est passé inaperçu...

« Voilà Madame. Tu as vu ? Je suis sage... »

Sur le point de réclamer malgré tout ce bisou si gentiment proposé, je n’arrive pourtant pas à finir ma phrase. La vue de l’enfant que Mist peut avoir n’est que classique et ce geste ne la prendra peut-être pas au dépourvu. Mais derrière tout ça, je reste ce vampire vieux de 2400 ans qui a fini par avoir un certain intérêt ambigu pour cette gamine. Et ce baiser n’était peut-être pas une bonne idée. Non seulement il m’a mis mal à l’aise mais en plus, cette odeur que la jeune femme dégage reste ancrée dans mon cerveau. Une odeur bien trop attirante. Et ce n’est que quand mes yeux retombent accidentellement sur le fameux livre qui est à l’origine de tout ça que je change très vite de sujet pour mon propre intérêt. Ce livre... J’ai bien failli l’oublier. Pourtant, il est un atout précieux et une pièce trop dangereuse pour rester ici. Mes méninges se mettent soudainement à travailler, réfléchissant ardemment à une solution pour me l’approprier tout comme une solution pour oublier ce qui vient de m’enivrer les narines. Mais à moins de reprendre mes traits d’origine, cet amas de papiers précieux ne pourra pas finir entre mes mains.

« Dis... Tu me racontes une histoire ? Tu as un joli livre... J’ai pas de livre moi... »

Je sens comme une légère surprise de ce revirement de situation. Je garde alors mes pupilles vers l’Évocatrice en lui faisant tout simplement les yeux doux.

« Tu m’as demandé ce que j’aimais, tu te rappelles ? J’aime bien quand on me lit une histoire. S’il te plait... »

On pourrait penser que je fais du charme enfantin pour qu’elle me donne cet ouvrage mais je ne suis pas assez stupide pour croire que ça sera aussi simple que ça. Pourquoi donner une reliure aussi complexe à un gamin de quatre ans ? Mais au moins, ça me permettrait de confirmer mes doutes quant au contenu. Et puis comme ça, je reste aussi plus longtemps sur cette couche avec Mist à mes côtés. Et jouir de ce visage perdu est aussi intéressant que de me m’intéresser au livre. Voire même plus intéressant…



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Mist Redgrave
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MessageVen 25 Mar - 19:09

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Cet enfant était si... petit. Sans doute que s’en étonner n’avait pas lieu d’être, hélas, ce genre de déduction ne faisait pas parti de mes capacités. Jamais je n’aurais pu deviner son âge, en aucune façon. Intérieurement, je m’insurgeais contre ceux qui pouvaient laisser un petit garçon échapper à leur vigilance aussi facilement. De plus, je n’avais remarqué aucun garde ou aucune personne que ce soit fouiller les rues à la recherche de quelqu’un. À moins que je ne sois pas tomber sur eux par pur hasard, mais tout de même... il s’agissait tout de même d’une place marchande. Un lieu aussi fréquenté ne devait-il pas être l’un des premiers où on se rendait pour savoir si un bambin n’y avait pas été retrouvé ? L’emplacement de l’orphelinat n’étant surement pas très éloigné de cette dernière, je l’imaginais difficilement plus proche de l’arène. Enfin, après tout les coutumes de ce peuple me restait fort étranger et je pouvais me tromper sur tout la ligne.
 
Stop. Il ne fallait pas que je me laisse emporter par mon imagination. J’avais eu quelques informations déjà, c’était en bonne voie et il m’en dirait sans aucune doute un peu plus au fil de notre conversation. Je finirais bien par le convaincre de me suivre dans un lieu qui saurait prendre soin de lui. N’est-ce pas ?
 
« Ah ?! Je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse le premier pas et ce baiser enfantin me surprend un poil. Je ne me fâchai pas pour autant, non, en fait je trouvais ça mignon. Lâchant un petit rire amusé, je lui caressai doucement les cheveux avant d’en déposer un sur sa propre joue à mon tour, bien sûr que tu es sage. »
 
Une chose certaine me venait à l’esprit : s’occuper d’enfants semblait bien plus compliqué qu’il n’y paraissait. Il était bientôt l’heure du coucher et j’espérais que cette tâche ne me posera pas trop de problème. Pas que je doutais de la gentillesse du petit, mais perturbé comme il l’était, je craignais un peu ses réactions. Prenant une profonde respiration, je m’apprêtais à me lancer dans ce nouveau défi quand il me prit de court en me posant une question à laquelle je ne m’attendais point.
 
« Dis... Tu me racontes une histoire ? Tu as un joli livre... J’ai pas de livre moi... Tu m’as demandé ce que j’aimais, tu te rappelles ? J’aime bien quand on me lit une histoire. S’il te plait... 
Euh, et bien..., voilà qui m’embarrassait bien. Ce n’est pas comme si je disposais d’un livre d’images ou un roman pour enfant sous la main. Tu sais, ce n’est pas un livre pour toi. Il n’y a pas d’histoire dedans. Il va falloir que je réfléchisse à celles que mon père me racontait quand j’avais ton âge alors. D’abord on va se préparer pour aller au lit, d’accord ? Je vais aller chercher quelque chose que tu pourras mettre pour dormir. Ne bouge pas, je reviens. »
 
Attrapant le fameux livre par pur réflexe, trop habituée à ne pas laisser mes affaires les plus précieuses sans surveillance, et donc le sac pour l’y ranger au passage, je sortis de la pièce à la recherche de la jeune aubergiste. Il ne me fallut pas trop longtemps pour obtenir une chemise propre de son patron, mais cela suffirait bien pour une nuit. Les remerciant chaudement, je retournai ensuite dans ma chambre.
 
« Tiens Ash, comme ça tu seras tout propre pour cette nuit. Tu sais te débarbouiller tout seul n’est-ce pas ? Je te laisse finir ton chocolat, je vais me changer en première d’accord ? Comme ça je prépare le lit pendant que tu t’habilles. »
 
Sur ces mots, je me dirigeai alors vers la pièce adjacente qui servait de petite salle de bains. Je laissai la porte entrouverte afin de ne pas lui laisser l’impression qu’il soit tout seul et aussi pour surveiller les bruits qui venait de la chambre. Je m’en serais beaucoup voulu si mes poursuivants choisissaient ce moment pour me retrouver alors qu’un innocent se trouvait là, sans que je puisse agir assez rapidement pour le protéger.
 
Je pris tout de même mon temps pour le laver convenablement et me vêtir d’une robe de nuit en voile léger d’un rose aussi pâle qu’une fleur en bourgeon. Qu’il était bon de se sentir propre ! Une fois la tâche terminée je retrouvais la pièce principale et son jeune occupant qui n’avait, apparemment, pas bougé d’un centimètre.
 
« Et voilà, tu peux y aller. Ça ira alors ? Sinon tu n’hésites pas à m’appeler pour que je vienne t’aider d’accord. Allez file. »
 
En effet, il ne me venait pas à l’idée qu’à son âge il ne connaissait pas encore la pudeur et qu’il n’était surement pas encore capable de se débrouiller tout seul. Quelle femme stupide je pouvais être ! Cependant j’avais trouvé son silence bien étrange, mais je chassai bien vite cette idée de mon esprit, m’attelant à l’étape suivante pour préparer le coucher. Ce n’est qu’après avoir terminé, de nombreuses minutes s’étant écoulées et m’étonnant du temps qu’il mettait que je me décidai à réagir.
 
« Tout va bien Ash ? »


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Dernière édition par Mist Redgrave le Dim 3 Juil - 14:56, édité 1 fois
Orphée A. Faustus
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MessageVen 20 Mai - 22:19




MADAME ! MADAME !
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« Mais c’est pas grave, je veux juste entendre ta voix me lire quelque chose. » C’est ce que j’aurais voulu dire pour être sûr qu’elle ouvre ces pages tant voulues alors qu’elle prétend que ce livre n’est pas pour moi. Mais ça serait fâcheux que cette tendre Évocatrice commence à s’énerver maintenant pour me faire comprendre son refus catégorique de me mettre ce livre sous le nez. Il faut que je trouve un autre subterfuge et vite. Je m’amuse, certes. Mais je n’oublie pas ma volonté première et le Temps finira par jouer en ma défaveur. Ou alors mon propre jeu. Ce baiser si délicat rendu sur ma joue et cette caresse sur la tête m’auraient complètement perdu si je n’avais pas eu ce réflexe de retourner le sujet sur ce fameux ouvrage qui est normalement le but de cette quête bien singulière.

Pardon ? Aller se coucher ? C’est que ça ne fait pas partie de mon plan ça. Il est encore tôt et je ne suis pas un enf... Ah si. Mince. De toute façon, je n’ai pas le temps de rétorquer que Mist est déjà partie. Et en prenant soin de ramasser ce bien que je désire ! Quelle capacité incroyable de se méfier tout comme de faire en sorte que ses propriétés soient bien gardées. J’aurais pu fouiller. Mais je n’en ai pas le temps. Là revoilà déjà avec un vêtement immonde que je suis pourtant bien obligé d’accepter. J’attrape donc nonchalamment la chemise en souriant à ma bienfaitrice.

« Oui je sais ! On m’a appris et même que je sais m’habiller comme un grand. »

Encore heureux. Même si pour un bambin de quatre ans ça semble peu probable. Sauf que j’ai répondu spontanément pour jouer le jeu. Et je dois bien avouer que la suite des événements me garde bien d’agir en toute bonne intelligence. Mist pense agir de la meilleure des façons mais elle ne sait pas que je suis bien plus à maturité qu’elle ne le pense. J’aurais pu prendre le livre et fuir pendant son absence. Mais non. Disons que le spectacle qui s’offre à moi me paralyse tous les membres. C’est là que je devrais prendre conscience de cet adage qui dit que la Curiosité est un vilain défaut. L’enfant que je suis aurait toutes les raisons de laisser ses yeux parcourir cette brèche ouverte entre la chambre et la salle de bain mais l’adulte aurait du tourner les talons. Par pudeur. Mais non. Je pousse le jeu plus loin que je ne le devrais. Pourquoi ? Aucune idée. Mais quand une si belle proie intrigante vous hante depuis des années, il n’est pas possible de tourner les yeux quand celle-ci se dénude naturellement, sans penser une seule seconde qu’elle est épiée.

Mon chocolat devient aussi froid que le marbre. Plus rien ne compte. Mes pupilles se perdent sur ce corps qui devient trop enviable. Les effluves que sa peau dégage depuis les débuts ne font que s’intensifier. Sans compter ces courbes qui ne demandent qu’à être apprivoisées. Autant dire que la tentation est forte et que je me fais violence pour ne pas couper court à cette mascarade pour rejoindre la jeune femme et ainsi enfoncer mes canines dans sa chair. Je voulais juste profiter un peu de sa présence et m’amuser. Je n’aurais jamais cru que ce jeu se retournerait subtilement contre moi. Car c’est bel et bien ce qu’il se passe actuellement.

Je suis loin, perdu dans les seules sensations encore imaginaires de ce que représente une Marque. Si bien que le retour de Mist ne m’alarme même pas tellement mon esprit est ailleurs. Je l’entends à peine. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Et je dois dire que mon esprit n’était pas le seul à avoir divagué. Je me surprends moi-même à ressentir ce que j’aurais pu vivre il y a de ça des décennies entières. Il a juste suffit que mes yeux parcourent chaque parcelle possible de cette peau pour que tout un engrenage se remette en fonction. C’est difficile à concevoir quand je me disais que seul l’intérêt me poussait à me rapprocher de cette enfant à l’époque. Mes ambitions ont évolué dirait-on.

Je balbutie quelques mots incompréhensibles avant de m’enfuir dans la salle de bain à mon tour, affirmant que je pourrais me débrouiller seul mais bien perturbé au plus haut grade. J’essaie de prendre en considération le temps qu’un enfant de cet âge pourrait mettre à se débarbouiller tout seul. Mais cette contrainte n’est pas la seule. La scène vue au préalable me torture l’esprit encore bien plus qu’il y a quelques minutes. Le rouge me monte affreusement aux joues encore maintenant et il me sera bien difficile de m’en débarrasser.

« Tout va bien Ash ? »
« O… oui… Oui tout va bien… »

Je me dépêche de finir malgré tout. J’ose espérer que mes rougeurs passeront inaperçues ainsi que les possibles réactions que peuvent offrir le corps « humain ». Car même en n’étant plus membre de cette race, l’organisme lui, est toujours au rendez-vous durant certaines situations si vous voyez ce que je veux dire. Surtout après tant d’années sans avoir pris la peine une seule fois de reconsidérer les femmes comme il se doit. Et ça serait franchement mal vu que ce genre de chose soit perçu chez un bambin. Mais c’est de sa faute aussi... Si elle ne se présentait pas si innocente et intrigante. Si elle ne sentait pas aussi bon... Tout ça pour un livre, franchement. Ça prend des proportions dangereuses mais tellement enivrantes. A tel point que je ne sais même plus si je dois couper court à tout ça ou continuer ce jeu perfide.

Je sors alors de la salle de bain, masquant comme je peux mes gênes et fortes envies, et saute sur le lit fraichement fait. Mon sourire innocent et maladroit invite Mist à venir me rejoindre. Je m’excuse du retard en inventant une sottise des plus enfantines, comme dire que cette chemise n’était pas facile à boutonner par exemple, avant de faire l’impatient qui attend sa lecture du soir.

« Raconte-moi ton histoire, s’il te plait... »

Ou aussi admettre que c’est un bon moyen de changer de sujet et donc tenter d’évacuer les émotions. J’attends que la demoiselle s’installe et à peine ses premiers mots sortis, je viens me caler contre elle, posant ma tête contre sa poitrine. Action bien évidemment inverse à ce que j’aurais du faire. Mais l’engrenage est bien trop lancé et dans mes pensées silencieuses, je me dis qu’il vaut mieux encore profiter de cet instant pendant qu’elle ne se doute pas une seule seconde de la vérité. Le tout maintenant est de ne pas s’endormir. Surtout pas. Même si cela fait des heures que j’use de mes capacités, je dois tenir. Si je m’endors maintenant, s’en est fini...



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Mist Redgrave
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MessageDim 3 Juil - 17:29

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Je me demandai bien ce qui avait pu traverser l’esprit du petit garçon pour qu’il se perde dans ses pensées ainsi. Au premier abord, je m’étais dit que ce n’était pas vraiment une attitude courante chez un enfant, avant de me dire que les soucis pouvaient bien toucher n’importe quelle tranche d’âge. N’avais-je pas souvent plongé dans les miennes quand j’essayais de me souvenir à quoi ressemblait ma mère ? Cela faisait si longtemps, mais ce seul souvenir suffit à me convaincre que cette attitude n’avait rien d’anormal. Surtout pour un jeune enfant orphelin, qui ne devait pas avoir beaucoup de  choses heureuses à se remémorer. C’est sans un mot que je le laissais alors se changer à son tour. Que pouvais-je dire de plus de toute façon ? Essayer de le consoler en lui disant que tout irait bien ne serait qu’un mensonge et je détestais les mensonges.
 
En vérité, je ne savais que faire concrètement. Enfin, demain serait un autre jour et tout ira mieux pour lui quand il rejoindra sa famille ou des adultes qui pourraient s’occuper de lui. Le temps l’aidera à comprendre ce qui est bon pour lui, du moins il s’agissait là de la certitude à laquelle je voulais m’accrocher.
 
« Tu sais que tu aurais pu m’appeler si tu avais besoin d’aide. Il ne faut pas être si timide, lui indiquais-je en guise de réponse tout en lui caressant le haut du crâne, allez viens te coucher.
Raconte-moi ton histoire, s’il te plait... »
 
Qu’est-ce que ? Enfin, ce n’était pas vraiment une position très opportune que voilà. Sur le moment, j’eus un très, très léger mouvement de recul. Par chance, il devait être trop faible pour être remarqué. Après tout, ce n’était qu’un jeune enfant, il n’y avait rien de mal à ce qu’il vienne aussi près. Il ne devait chercher qu’un peu attention et d’affection le pauvre petit.
 
Donc... et bien... Mon histoire ? Ah oui, son histoire avant d’aller se coucher. Zut, voilà une tâche qui allait me poser quelques soucis puisque je ne connaissais pas grand chose à guise de contes pour enfants. Tout comme je ne possédais pas non plus de petits livres qui pourraient me dépanner dans un tel moment. Ce n’était pas vraiment le genre d’objet que je recherchais en parcourant les marchés... peut-être aurais-je dû y penser quand ma route avait croisé celle de ce petit bonhomme.  Cependant, il était hors de question que je le déçoive, bien je ne saches pas vraiment comment j’allais m’y prendre. Les devoirs de grandes personnes ce n’était pas de tout repos, absolument pas.
 
« Eh bien, c’est l’histoire d’une... euh, d’un... vieux roi qui... vivait dans un royaume lointain, par delà la mer. Un jour, alors que son âge... et bien, avançait à grands pas, il eut une terrible décision à prendre... »
 
Pas très ragoutant comme début d’histoire pour un innocent qui ne devait rien connaître à la vie et surtout au mauvais côté de celle-ci. Enfin, si on exceptait la disparition de ses géniteurs. Sans oublier qu’il ne fallait pas compter sur mes talents absents de conteuse. Heureusement que je n’avais jamais rêvé d’être barde, la chute aurait été bien douloureuse. L’ennui étant qu’il ne m’était pas vraiment possible de satisfaire la demande de ce pauvre bout d’chou et que ça me peinait particulièrement. Ces yeux traduisaient bien la tristesse et l’incompréhension qui l’habitait, du moins, c’était la forte impression qui m’envahissait lorsque je tournai la tête vers lui. Ce qui me mettait encore moins à l’aise et me faisait perdre tous mes moyens.
 
Pendant une bonne vingtaines de minutes, je tendais de créer un fil rouge logique à mon histoire. Hélas, je ne savais pas moi-même où j’essayais d’aller. Je perdais mes mots, créais de véritables contradictions entre un passage et celui qui le suivait quelques minutes plus tard. En somme, je tournais en rond tel un serpent qui se mordait la queue, finissant par créer un véritable massacre. Soupirant très faiblement, je me décidai enfin de mettre un terme à ce pathétique essai, une idée de compromis venant de me traverser l’esprit.
 
« On peut dire que je ne suis pas très bonne en improvisation. Je suis vraiment désolée, mais je crois que je ne serais pas capable de te raconter une bonne histoire et je préfère être certaine que tu ne feras pas de cauchemars avec ce que je pourrais te raconte. Encore moins que tu sois très parce qu’elle était très mauvaise. Si je te chantais une berceuse à la place ? » 

Je m’exécutais donc, chantonnant tout bas la mélodie que la comptine que m’avait transmis mon père tout bas. Celle qu’il fredonnait quand je n’arrivais pas à dormir et qui avait toujours fait effet. J’espère qu’à mon tour, je serais capable du même effet sur Ash.


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Dernière édition par Mist Redgrave le Lun 9 Jan - 20:12, édité 1 fois
Orphée A. Faustus
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MessageVen 28 Oct - 0:43




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Ces attentions sont décidément une torture. Il est impossible de se raisonner face à un tel charme. Si je n’avais pas un esprit d’acier, j’aurais probablement déjà succombé à tant de raffinement provenant de cette femme au naturel si enfantin. Si ce n’est pas déjà à moitié fait. Et cette énième caresse sur la tête me conforte dans l’idée d’aller me loger contre sa poitrine confortable. Certains penseront que c’est malsain mais je ne suis qu’un enfant, n’est-ce pas ? C’est normal d’aller chercher du réconfort de la sorte, non ? J’esquisse un léger sourire que Mist ne peut pas déceler en m’ancrant bien cette impression maternelle qu’elle me donne. Malgré cette vie de vagabonde qu’elle peut mener, ce trait de caractère reste très prononcé. Intéressant et si peu attendu quand on sait comment se dessine son quotidien.

Je bouge encore un petit peu pour me caler comme il se doit. Il ne faut pas oublier qu’en réalité, j’ai une taille adulte et il est bien difficile de se placer sans jouer au voyeur. Et voilà. De nouvelles chaleurs prennent mes joues au dépourvu. Alors comme un véritable bambin, je me cache au mieux, attendant patiemment que mon histoire commence. Vite. Histoire que l’on passe à côté de toutes mes perches tendues vers la vérité.

« Eh bien, c’est l’histoire d’une... euh, d’un... vieux roi qui... »

Mon ouïe me fait défaut. Je perçois le reste des paroles mais je suis incapable de les comprendre correctement. Est-ce parce que Mist bégaie alors qu’elle a du mal à s’improviser conteuse ? Non. La réalité est tout autre et même si je m’en alarme, j’ai de plus en plus de mal à lutter contre le sommeil. Ça sent mauvais pour mes affaires. Les heures durant lesquelles j’ai travaillé mon illusion ont filé à toute allure et je n’ai aucunement eu l’occasion de reprendre ma réelle apparence pour me ressourcer. J’atteins mes limites. Mon regard se lève alors vers ma tendre mère improvisée dans le seul et unique but de me mouvoir et de me tenir éveillé. Mais il est difficile de ne pas laisser percevoir quelques signes de fatigue ou tout autre émotion que je deviens incapable de décrire, m’entrainant plus vers les bras de Morphée qu’autre chose. Mes doigts se crispent alors sur sa manche, tirant légèrement dessus.

« Si je te chantais une berceuse à la place ? »
« Moui... D’accord... »

Mince. Il ne manquait plus que ça. Et pourquoi aies-je dit oui ? Là voilà qui a du penser que j’appréhendais ma nuit à cause de son petit charabia et dans mon élan d’alourdissement, j’ai accepté son alternative. Je me dis que je peux encore agir et dire à Mist que je ne me sens soudainement pas bien, qu’il faut aller chercher l’aubergiste pour aider à comprendre ce qu’il ne va pas. Tout pour éviter ce qui pourrait me faire sombrer. Mais il est trop tard. C’est une douce voix qui commence à remplir la chambre. Une si douce voix... Je suis surpris. Agréablement. Je n’aurais jamais pu imaginer que cette Évocatrice dont la voix m’est si familière me captiverait autant d’une manière aussi inattendue. C’est comme si je n’avais jamais entendu ce timbre si fragile. Si envoûtant... Trop ensorcelant quand l’éreintement vous gagne.

« C’est joli... Tu dois chanter souvent pour que ça soit si joli, hein ? »

Tout est bon pour rester éveillé. Parler. Bouger. Me retourner pour trouver la meilleure position pour profiter de cette femme le temps de ces enfantillages qui touchent bientôt à leur fin. Je veux juste qu’elle craque avant moi et qu’elle s’endorme avant que je ne ferme les yeux. Tout serait alors plus simple. Il n’y aurait plus qu’à prendre le livre et quitter la chambre, comme si de rien n’était. Et retourner à l’Académie. Mais ça ne fonctionne pas comme je le voudrais. Mes yeux se plissent alors que mes pupilles se fondent dans les prunelles marrons de ma favorite. Elle ne faiblit pas dans son chant. Ma tête me fait mal. La fatigue finit par m’emporter. Quelques murmures presque incompréhensibles sortent d’entre mes lèvres alors que mes paupières se ferment totalement.

« Chante... Chante encore... Jusqu’à demain... D’accord... ? »

Morphée est plus fort que moi. Je laisse apercevoir un enfant exténué qui finit par s’endormir sous le chant d’une demoiselle qui n’attendait sûrement que ça. Je regrette tellement d’avoir succombé. Mais même les plus puissants vampires ne peuvent pas lutter quand les limites sont atteintes. Ce qui vaut déjà ma perte. Même si maintenant je ne peux plus être témoin de quoi que ce soit, mon subconscient imagine déjà tout le corps de Mist se crisper à la vue de cet homme adulte qui refait surface seulement quelques minutes après mon premier soupir endormi. Cet homme qui est confortablement installé sur un espace vital que seul les enfants peuvent fouler sans se prendre de retour...

Les problèmes commencent...



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Mist Redgrave
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MessageSam 14 Jan - 18:53

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Ça me faisait tout drôle de me retrouver à chantonner pour quelqu’un. Sans doute parce qu’il ne s’agissait que d’un enfant, il n’y avait, pourtant, aucune trace d’une gêne réelle. Tout ce que je souhaitais, c’était qu’il trouve le sommeil sereinement pour que je puisse enfin le ramener à sa famille qui devait mourir d’inquiétude pour lui. Quelque part, je culpabilisais un peu de l’avoir garder avec moi. Après tout, rien ne me permettait de juger les personnes qui l’avaient à sa charge, bien que je n’avais aucune envie de remettre les paroles de ce brave garçon en doute. Je me retrouvais prise dans un étau et le choix avait été cornélien et encore maintenant je n’arrivais pas à me certifier que ma décision avait été la bonne.
 
Toutefois, j’ai envie d’y croire. De me persuader qu’il ne s’agissait là que du bonne action et la seule qu’il aurait été correct de faire. Au moins, l’apaisement du petit garçon se faisait déjà remarqué. Malgré la question qu’il me posa au bout de quelques minutes, je n’arrête pas le flux du chant pour lui répondre, me contentant d’hocher la tête positivement en baissant les yeux vers lui. Je me retrouvai, intérieurement, un peu honteuse après coup. Cette affirmation ne serait jamais totalement vraie, je ne faisais que fredonner pour moi-même de temps à autre, sans trouver ma voix plus jolie que cela. Une banalité parmi tant d’autres, une vérité modifiée pour faire plaisir à un jeune enfant pour le laissait s’endormir en paix.
 
Au moins, je le voyais sombrer petit à petit dans les bras de Morphée et, aussi étrange que cela puisse paraître, en même temps que moi. Le repos serait bien mérité après une journée si éprouvante. Je n’aspirais qu’au calme et à une résolution de cette situation qui serait la plus douce possible pour cet enfant. Comment ne pas souhaiter le meilleur pour un ange pareil...
 
« Ohw... qu’est-ce qui m’écrase comme ça... ? » 
 
Tout doucement, j’essayais de retrouver mes esprits afin de me souvenir d’où je pouvais bien me trouver et quelle heure il pouvait bien être. M’étais-je endormie ? Ça m’en avait tout l’air, bien que la nuit paraissait peu avancée à en juger par les rayons de lune traversant les volets. Mais outch... je n’aurais vraiment pas dû m’assoupir dans cette position semi-assise, mon dos et l’arrière de mon crâne vont me le faire regretter pendant quelques heures. Je tentai de me souvenir du dernier geste qu’il me restait en mémoire... comme bercer le jeune Ash en lui caressant le haut du crâne... Ce devait être cela, rien d’autres ne me revenait en mémoire. Le pauvre devait encore dormir. Mais ? Était-il normal qu’il pèse aussi lourd tout à coup ? Je devais être bien engourdie...
 
Baissant les yeux, la sombre vérité ne tarda pas à me sauter aux yeux. Il y avait toujours une tignasse bleutée posée contre moi, sauf qu’elle n’appartenait plus du tout à la même personne. Ou sans doute que si, à la seule différence que le processus de vieillesse connu une croissance plus que rapide en ces quelques heures.
 
Devais-je me sentir flouait, trahit ?! Mon cerveau ne put parvenir à une décision, seul mon corps se mit à agir par pur instinct en m’extirpant avec violence, et sans perdre une seule seconde de plus, de cette étreinte gênante. Mon geste fut si brusque que je me retrouvai propulser contre le mur voisin, provoquant un fracas sourd. Tremblante, la crainte me submergeant entièrement, je ne remarquais même pas la douleur qui me parcouru l’échine sur le moment. La peur me tétanisait, me rendant incapable de réagir ou d’esquisser le moindre mouvement pendant que je fixais l’homme qui se trouvait maintenant dans mon lit.
 
« Qu’est.... qu’est-ce... » 
 
Un murmure bégayait une question inachevée, qui le restera pour le moment. A peine bougea-t-il d’un tout petit centimètre que réaction fut immédiate. Un cri s’échappa de mes lèvres. Moi qui n’aimait pas causer de remous, faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour rester discrète, on peut dire que cette fois c’était raté. Dire que je ne comprenais toujours pas ce qu’il s’était passé pendant mon bref sommeil. Ce pouvait très bien... être... un des... assassin qui me poursuivait.


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