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Le poisson frais ! Y'a que ça de vrai ! 2★

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Fatalité
« Petite bête vicieuse »
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Petite bête vicieuse
MessageSam 11 Juil - 20:27

Le poisson frais ! Y'a que ça de vrai !


Difficulté : facile ★★☆☆☆
Nombre de participants possible : 2
Gain(s) : Un bon de réduction de 25% pour le Bazar du Gobelin Fringant (HRP) et 150 Orins

Descriptif de la quête


S'il y a bien une chose dont les pêcheurs de Dun Fiara sont fiers, c'est bien de leurs poissons. Petits ou gros, chaque spécimen est un délice. Et les amateurs de cette denrée ne vous diront jamais le contraire. Mais qu'en est-il des poissons du Fleuve Sylmaria ?

Un pêcheur de grande renommé, M. Fon Fabre, est bien curieux et aimerait pouvoir se rendre compte des différences entre les espèces pêchées dans le fleuve et celles prises dans la mer qui borde la ville. Il promet de bien récompenser les volontaires qui lui rapporteraient quelques spécimens et qui les livreraient directement au Port Maritime de Dun Fiara. Mais attention... On n'a jamais réellement su ce qui pouvait se cacher au fond du Sylmaria.

Petit plus


Cette quête est très facile et vous pouvez la faire seul car la pêche peut être faite avec le dé de collecte (tenter de choper un poisson est une forme de collecte après tout). Mais ça serait moins amusant qu'à deux. Surtout si vous tombez sur un couac qui dort au fond du fleuve...

Liste des participants


» Orphée A. Faustus
» Thana « Cya » Nightshade


Dernière édition par Fatalité le Dim 15 Jan - 21:25, édité 1 fois
Orphée A. Faustus
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MessageLun 24 Aoû - 19:18




LE POISSON FRAIS !
Y'a que ça de vrai... Ou pas...



Quelle idée j’ai eu d’accepter une demande aussi... passive ? Tenir une canne à pêche et camper devant un fleuve pour attraper on ne sait quoi, c’est tellement peu digne de la personne que je suis. En tant qu’Érudit tout comme en tant que Vampire de Sang Pur. J’ai eu une bien drôle de fantaisie là. Mais ça vous montre à quel point je m’ennuie. Depuis quelques jours je n’ai rien à faire si ce n’est trier quelques archives, ce que je fais maintenant depuis... plus de 2000 ans ? Je ne peux même pas marcher dans l’ombre de cette petite Évocatrice vu qu’elle n’est plus là. Plus personne à épier. Ça me manquerait presque. Les jours deviennent monotones. Sans compter cette menace de ce dénommé Calcifer qui pèse sur mon âme. J’ai besoin d’autre chose. De nouveau. De... faire un acte complètement débile, utilisons les bons mots, franchement.

« Attends une seconde. Laisse-moi cette coupure de journal. »
« Il n’y a rien d’intéressant pour vos archives, vous savez ? »
« Toute chose est intéressante à lire. »

Et non. Je ne suis pas allé à Dun Fiara pour avoir ces informations. Elles sont venues à moi dirons-nous. C’est dans ces quelques pages que j’ai pu voir qu’un certain Fon Fabre cherchait des espèces de poissons du Fleuve Sylmaria. Il devait en vouloir le pêcheur pour faire passer le mot ainsi dans la presse. Je me souviens avoir souris en m’imaginant déjà accepter ce déplacement afin d’aller perdre mon temps devant une étendue d’eau sûrement encore plus calme que mon Académie quand il n’y a personne dedans. Mais pourquoi ne pas prendre l’air après tout. Et je trouverais bien un moyen de faire parvenir cette pêche à Dun Fiara sans m’y déplacer. C’est ce que je me suis dis. J’ai vraiment été stupide en y réfléchissant.

Me voilà donc maintenant face à cette surface qui ne bouge pas... Mais alors pas d’un pouce. Ça fait déjà des heures que je suis là, avec un air bien penaud, attendant une prise qui ne vient pas. Il faut dire que je n’ai pas touché ce genre d’outil depuis... attendez voir... au moins 1500 ans. Mais je me suis dis que balancer un appât dans l’eau et tirer sur un filin, ça ne pouvait pas s’oublier ni être bien compliqué. Mais j’avais oublié que c’était aussi ennuyeux que mon ennui même. Je soupire en attendant que ça daigne bouger là-dessous. En plus, ce n’est pas comme si j’étais à un endroit propice. Moi qui tente de me cacher au mieux, je ne suis pas si loin de Zaphias que ça. Surtout que j’ai laissé les rides derrière moi pour m’afficher sous ma vraie apparence.

Une source d’inquiétude au départ et finalement, après deux ou trois mouvements de tête scrutant les environs, je me rends compte qu'hormis la faune et la flore du coin, je ne peux pas être plus seul que ça. Je tombe à la renverse, tenant maladroitement ma canne, au cas où...

« C’est quand tu veux le poisson... Ce n’est pas comme si j’étais venu là pour trouver une occupation palpitante... »


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Dernière édition par Orphée A. Faustus le Mer 23 Sep - 12:01, édité 1 fois
Thana « Cya » Nightshade
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MessageJeu 3 Sep - 20:56



Quelle meilleure idée que de prendre un peu de son temps libre, que j’ai à foison, pour profiter un peu des merveilles que nous offrait l’environnement. Pour faire simple, aujourd’hui j’avais décidé d’aller profiter de l’eau claire du Fleuve Sylmaria. Sans montrer jusqu’au lac, afin d’éviter tout surplus de fréquentation, certaines zones disposaient d’une eau calme et à l’écart de la moindre âme vivante. Des endroits où se baigner en toute quiétude sans risquer d’être épié, volé, embêté de quelques manières que ce soit en somme. Même complètement à découvert si on le voulait. Ce n’avait jamais été une chose qui me posait problème mais cette fois la raison avait marqué un point de plus et j’avais conservé quelques tissus sur ma peau plutôt que de me jeter nue dans l’eau un peu trop fraiche tout de même. Il n’y a pas de logique à trouver, juste une impulsion à suivre.
 
Quant à savoir si j’avais bien fait ou pas, tout était relatif. Surtout quand je sentis quelque chose me retenir soudainement. Un poisson ? Une autre créature ? Un poulpe ? Ou un pervers qui m’aurait repéré sous l’eau ? Que nenni. Voilà que j’aperçois un fil qui rejoint mon bas depuis la surface ainsi qu’un petit élément métallique à son bout. Bien, je vois. Moi qui croyais me retrouver seule, je me retrouvais prise dans la ligne d’un pêcheur du dimanche. Quand je vous disais qu’il n’était pas évident de savoir si j’avais bien choisi ou non, autant ce pauvre homme ne risquait pas de mourir d’une hémorragie nasale, autant je n’aurais pas été accrochée à ce crochet. Y a des jours comme ça, qui sont voués à être gâchés par des bêtises.
 
Cependant, une idée me vint rapidement. Je pouvais très bien joué de cet incident pour m’amuser un peu. Je suis certaine que ce type est persuadé d’avoir une touche mais bien plus costaud que prévu. Et bien elle le sera bien trop pour lui. D’un coup sec, j’attrape le fil en espérant ne pas me couper et le tire d’un mouvement brusque vers le bas quand il me laisse enfin un moment de répit. Un énorme plouf se fait entendre pendant que je remonte à la surface et aperçoit mon « chasseur » aussi trempé qu’un poisson. Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire en beauté, n’arrivant même pas à profiter de l’expression qu’il m’offre en découvrant une femme recouverte d’une espèce de maillot en face de lui.
 
« Allons mon mignon, ne fait pas cette tête. Serais-tu déçu de ne pas avoir pêché une sirène ? Je suis navrée de te décevoir. Ou peut-être que j’en suis une, va savoir. Mais dans ce cas je devrais sans doute te punir de m’avoir dérangée pendant ma baignade... Tout comme je te punirai si tu oses baisser les yeux. »
 
Je rigole doucement, amusée par la situation et je compte bien en profiter maintenant que mes plans de flemmardise ont été changés. Je compte bien jouer avec ce jeune jouvenceau même s’il ne correspond absolument pas à mes goûts... pas aussi viril que ce beau brun de Dun Fiara, si vous voyez ce que je veux dire.
 
« Aurais-tu perdu ta langue ? »
 
Glissant délicatement mon pied dans l’eau, je lui jette un filet d’eau sur le visage ou approximativement sur cette face ébahie. Histoire de le réveiller un peu.

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Dernière édition par Thana « Cya » Nightshade le Mar 8 Mar - 11:39, édité 1 fois
Orphée A. Faustus
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MessageMer 23 Sep - 13:50




LE POISSON FRAIS !
Y'a que ça de vrai... Ou pas...



Ah. Je m’ennuie. Moi qui voulais une occupation, j’ai tout perdu. J’aurais mieux fait de rester au fin fond de mon Académie à trier mes archives et à tenter de trouver des pistes de recherches. Finalement, ça se serait montré bien plus intéressant que de prendre le soleil pour rien. Je ne suis pas un adepte du bronzage, voyez-vous ? Alors cet astre qui me cogne sur la tête pour seule échange avec Dame Nature, ce n’est pas ce qui va me faire le plus réagir avec enthousiasme. Il va finir par se pointer ce poisson ? Je commence à en avoir m... Ah ! Enfin. Ça bouge. Ça tire en fait. Je me redresse vivement en reprenant ma canne à deux mains parce qu’il semble que ça soit un gros morceau. Il y a des poissons si imposant que ça dans ce fleuve ? Étonnant. Je n’ai pas le temps de me poser la question plus que ça que ma prise s’emballe et en deux temps trois mouvements je finis dans l’eau sans même avoir le temps de dire « ouf ».

Sous la surprise, j’en perds ma canne et c’est dans une précipitation risible que je remonte la tête hors de l’eau, laissant échapper une grimace de gamin qui vient de se faire avoir. Quel abruti. Et je n’ai rien prévu pour me changer, je suis trempé jusqu’aux os. Heureusement que ma condition de Vampire fait que je ressens très peu le froid car à en juger le temps, l’eau est sûrement loin d’être à des degrés appréciables malgré le soleil. Je reprends mes esprits difficilement en chassant l’eau de mon visage quand j’entends tout ce que je ne pensais pas entendre dans les parages. Un éclat de rire. ... Un éclat de rire ? Ma tête tourne rapidement vers la provenance de ce son et immédiatement, elle tourne de nouveau dans le sens inverse. Pour ne pas dire presque en arrière, retenant une réaction typique de l’homme qui se retrouve nez à nez avec une femme quasiment dénudée. Si c’est ce type de « poisson » que le vieux Fon Fabre veut, il ne se refuse rien...

« Allons mon mignon, ne fait pas cette tête. Serais-tu déçu de ne pas avoir pêché une sirène ? »

Cette femme se moque de moi ? Elle se montre à moi comme ça, sans gêne et elle pense que c’est juste parce que je n’ai pas pêché une sirène ? C’est moi où il y a du laisser aller depuis tous ces siècles passés ?

« Aurais-tu perdu ta langue ? »

Je reprends entre quatre yeux cette femme poisson cachant au mieux ma gêne quand je reçois de l’eau au visage. Il n’y a plus qu’à espérer que mes rougeurs soient passées inaperçues. Je réagis de façon similaire en lui claquant la main juste sous le visage pour faire gicler l’eau dans sa figure.

« ... Tu ne peux pas t’habiller un peu plus non ?! »

Réflexion ridicule vu que cette femme se baignait. Mais sous l’émotion on va dire, ce sont les seuls mots que j’arrive à bredouiller.

« Il fallait aller te baigner ailleurs. Je te signale que tu viens de me faire perdre ma prise que j’attends depuis trop longtemps. Et si tu ne veux pas que je baisse les yeux, VA T’HABILLER ! »

Ridicule. 2400 ans et incapable de rester calme devant un tel spectacle. En même temps, ça fait longtemps que les femmes n’existent plus réellement pour moi. J’en avais presque oublié la définition des formes d’un tel corps. Ma main vient brusquement s’appuyer sur la tête de ma « victime » pour la replonger dans l’eau ainsi que tout son corps pour la cacher. Ce n’est pas méchant. Juste une réaction de quelqu’un qui perd ses moyens face à la Tentation même. Je finis par lâcher prise avant de retourner au sec, évitant au mieux cette vision trop aguicheuse. La pêche va être difficile. Très difficile...


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Thana « Cya » Nightshade
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MessageDim 11 Oct - 0:48



En y réfléchissant bien, je n’avais pas eu l’intention de faire durée cette taquinerie plus longtemps que cela puisque cet homme était loin de correspondre à mes critères habituels et que je n’étais pas non plus du genre à me contenter du premier venu non plus. J’ai des goûts de luxe voyez-vous et une certaine forme de fidélité quand promesse il y a mais ce n’est pas la question qui se pose en ce moment. Moi qui voulais juste le mouiller un peu avant de m’en aller tout aussi vite, je me vois presque contrainte de rester encore un peu pour profiter de ce qui m’offre à moi. Limite c’est moi qui ai l’impression d’être le pêcheur qui vient de se retrouver avec une superbe prise. Il serait dommage de partir alors que je viens de tomber nez à nez avec un spécimen rare, un pur qui rougit à la vue d’une demoiselle trempée tout en faisant mine de détourner le regard. Il ne manquerait plus qu’il soit... non pas possible !
 
Le plus comique dans cette histoire c’est qu’il m’avait tout de même renvoyé l’eau à la figure en me sommant d’aller me vêtir, alors que j’étais en train de me baigner. Marque flagrante de sa grande perturbation. Qu’est-ce que ça aurait donner si j’avais été complètement nue ? Je devrais tester juste pour voir, en tout cas ce n’est pas l’envie qui m’en manque, mais j’ai un peu peur qu’il me fasse un arrêt cardiaque dans la seconde. Il faudrait que je teste sa résistance plus en détail avant.
 
« Il fallait aller te baigner ailleurs. Je te signale que tu viens de me faire perdre ma prise que j’attends depuis trop longtemps. Et si tu ne veux pas que je baisse les yeux, VA T’HABILLER ! »
 
C’est qu’il me déclare la guerre en plus ! S’il me cherche, il va me trouver ! Je ne mets pas longtemps à ressortir la tête de l’eau puisqu’il fuit vite après cette attaque de gamin et je ne peux m’empêcher de rire à pleine voix devant ce spectacle qui s’offre à moi.
 
« Fuis pas la queue entre les jambes voyons ! »
 
Je ne sais pas s’il la verra mais il y a effectivement une petite allusion en plus du sens premier de cette expression. Très discrète puisqu’elle n’indique rien de plus mais s’il tique à ces mots, je m’en amuserais que bien plus. Je ne mets d’ailleurs pas longtemps à le suivre en allant jusqu’à m’assoir à coté de lui pendant qu’il essaye de se reconcentrer sur son occupation précédente. Pendant quelques secondes je reste silencieuse comme une tombe, un simple sourire au lèvre, restant juste là à l’observer jusqu’à ce que je puisse déceler la moindre expression sur son visage. En laissant toute possibilité à ses yeux pour glisser si l’envie leur en prend. C’est d’ailleurs bien amusant de voir les hommes faire des efforts surhumains pour se retenir ou essayer d’être discret sans grand succès.
 
« Tu es sûr de pas avoir oublier ton appât ? C’est peut-être pour cela qu’aucun vrai poisson ne s’intéresse à ta ligne. Ohlala, c’est que tu as deux mains gauches ! Laisse-moi t’aider ! »
 
Sans attendre la moindre permission, je me décale un peu dans son dos pour me permettre de passer par-dessus son épaule. Le résultat étant de permettre à sa nuque de rentrer en contact avec mes doux, parfaits atouts. Un contact un peu humide aussi mais je doute qu’il puisse faire comme si de rien vu sa réaction de tout à l’heure, je prends d’ailleurs un malin plaisir à appuyer un peu plus fortement tout en faisant mine de glisser ses mains vers sa canne à pêche. Je n’y connais absolument rien dans ce genre de canne mais je reconnais très bien quand un homme se crispe soudainement et moi je me retiens de rire une nouvelle fois, avec beaucoup de difficulté.

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Dernière édition par Thana « Cya » Nightshade le Mar 8 Mar - 11:38, édité 1 fois
Orphée A. Faustus
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MessageMar 1 Déc - 1:26




LE POISSON FRAIS !
Y'a que ça de vrai... Ou pas...



Je n’aime mais alors pas du tout ce rire. On dirait bien qu’il y a de la moquerie dans l’air. Et non pas uniquement parce que je prends la fuite mais sûrement parce que cette demoiselle qui sort de nulle part avec peu de pudeur -voire pas du tout- a du remarquer que je ne suis pas à l’aise. Quelle idée de se dévoiler autant comme ça là, sans prévenir ! Quelle mouise. J’aurais mieux fait de rester dans mon arbre à étudier mes livres anciens. Et j’aurais préféré qu’elle parte sur le champ sans demander son reste, me laissant ainsi à mon occupation. Mais ma « mission » va s’avérer plus longue que prévue puisque Madame la Sirène décide de ne pas me laisser de répit en me balançant des mots à la limite du raisonnable, s’il vous plait ! Juste de quoi raviver quelques rougeurs avant de reprendre au mieux mon sérieux.

« Aaah ça suffit veux-tu ?! Retourne à ta flotte et laisse-moi tranquille ! »

C’est quoi cette façon de répondre là ? Ah mais oui bien sûr. C’est une réplique digne d’un semblant de petit jeune qui visiblement, ne se remet pas du spectacle qu’il a devant les yeux. C’est bien plus que ridicule là. Moi qui bien avant, ne me gênais pas pour amener de nombreuses femmes dans mes draps. Et forcément, ça ne fait qu’attirer plus encore cette acharnée qui vient s’installer auprès de moi. Trop près. Bien trop près. Et avec un silence qui s’installe, bien pesant. J’ai bien du mal à me concentrer sur ce que je fais, tentant désespérément de ne pas lever les yeux ou au contraire, trop les baisser. Je suis sûre qu’elle fait exprès de me lorgner pour voir si je vais plisser les yeux ou tourner le regard vers cette zone trop dangereuse pour mes émotions mais qu’à cela ne tienne ! Je vais résister. Et elle va bien partir... Sauf que c’est un peu plus compliqué que ça et je manque presque de finir par craquer tant cette inspection est oppressante.

« Tu es sûr de pas avoir oublié ton appât ? C’est peut-être pour cela qu’aucun vrai poisson ne s’intéresse à ta ligne. Ohlala, c’est que tu as deux mains gauches ! Laisse-moi t’aider ! »
« ... Pardon ? »

Je n’ai pas le temps de dire plus que ça dégénère atrocement. Si je m’attendais à ça... C’est encore bien pire que ce que j’aurais pu imaginer. C’est de la provocation pure et dure. Cette femme est une incorrigible qui se joue assurément de moi ! Ces formes, ma foi généreuses, qui entrent en contact avec la peau de ma nuque me gèle sur place. Ou attise le feu aussi. On peut dire ça. Je ne suis même pas en mesure de rétorquer quoi que ce soit le temps de longues secondes avant de réaliser que j’ai sur le dos une femme presque dénudée qui me fait du rentre dedans. Mes yeux s’écarquillent de honte et c’est une palette de couleur rouge qui colore mon visage sans possibilité de cacher quoi que ce soit sauf ce qui se dessine dans mon esprit... J’en lâche subitement ma canne avant de repousser brusquement l’entrepreneuse pour m’en défaire. Je me retourne pour lui faire face avant de reculer en rampant comme un pauvre idiot.

« Non m... mais... ça va pas ?! »

Ce sourire trop expressif sur ses lèvres traduit un rire qu’elle retient, à coup sûr. Et ce n’est pas comme si je ne venais pas d’afficher ma gêne ouvertement comme une andouille avec un comportement si peu représentatif d’un Vampire de Sang Pur. J’aurais peut-être du continuer de fréquenter la gente féminine au lieu de faire l’ermite dans mon Académie. Ça aurait pu m’éviter une telle humiliation. C’est frustrant. Je me relève d’un coup alors que je capte les quelques pas de la jeune sirène l’amenant de nouveau près de moi. Ah non. Ça suffit. Je reprends la canne à pêche avant de l’utiliser comme une imitation d’arme pour l’empêcher d’avancer plus.

« Laisse-moi pêcher tranquille et... GARDE TES ATOUTS À DISTANCE ! »

Non non et non. Elle ne m’aura pas une deuxième fois ! J’espère... Enfin ce n’est pas en hurlant ce type de mots comme ça que je risque de gagner la partie. Et ce n’est toujours pas comme ça que je vais réussir à choper un poisson...


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Thana « Cya » Nightshade
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MessageSam 5 Déc - 1:32



Par la Sainte Mort, cette réaction est finalement plus que jouissive. Le pauvre garçon ne semble rien comprendre à ce qui lui arrive, ce qui en soit est déjà très drôle, mais cette manière de fuir est d’un comique comme j’en ai rarement vu. C’est presque plus amusant de jouer avec ce « genre » de garçon que de faire tourner sieur Senka le coincé qui grince des dents. Il ne se rend pas compte à quel point il est en train de tendre une perche et pas celle du bas, sinon je remarquerais déjà un truc pas net à cet endroit. Par contre, ces petites joues bien rouges n’échappent pas à mon attention. On dirait que c’est moi qui vient de faire une belle prise, des plus intéressantes. Je suis tel un chat qui a envie de jouer avec une mignonne petite souris.
 
« Non m... mais... ça va pas ?! »
 
Je continue encore à le fixer un peu, de manière amusée, très amusée. J’ai croisé beaucoup de personnes dans ma courte vie, des gens biens, des gens stupides, des chiens en chaleur très lourds vite castrés et des bons coups, mais jamais je n’ai eu l’occasion de tomber sur un spécimen pareil. Ou alors je ne leur avais jamais prêté attention, ce qui est fort possible. Après tout, si ce type ne m’avait pas accrochée avec son hameçon pendant ma baignade, je l’aurais complètement ignoré. Quoique, il a une bonne bouille quand même, une qui appelle à se faire tirer les joues.
 
« Si je vais très bien. Pourquoi donc cette question ? Tu ne te sens pas très bien ? Tu as... chaud. »
 
Je ne fini pas par une question, c’est volontaire. Je suis intimement persuadée, à la vue de ses pommettes que ses hormones masculines travaillent très durs dans son petit corps un poil trop pur, si vous voulez mon avis. Doucement, j’avance tel un félin pour rejoindre ma petite pelote de laine, quand tout à coup, je le vois brandir sa canne telle une épée. Cette fois je finis par lâcher mon rire, cette vision est beaucoup trop amusante pour que je puisse continuer à me retenir. Pendant quelques longues secondes je n’arrive pas à me retenir. Celle-là, je ne l’avais pas vu venir.
 
« AHAHAHA ! Arrête, tu me fais tellemeeeeent peur, baisse cette arme que je ne saurais voir... ahaha
hahah.
 »
 
Le pauvre, j’aurais presque de la peine pour lui. Sauf que non, j’ai trouvé un trop beau joujou pour avoir envie de le laisser en paix comme ça. Surtout pas avec une menace pareil.
 
« Laisse-moi pêcher tranquille et... GARDE TES ATOUTS À DISTANCE ! »
 
C’est qu’il s’enfonce le pauvre, sans mauvais jeu de mots. J’essuie la larme qui perle au coin de mon œil, mon pauvre ventre me fait mal tant j’ai ri, puis j’arrive enfin à me calmer. Ce qui ne m’empêche pas de garder un sourire gentiment moqueur sur les lèvres tout en gardant le silence étrangement fort longtemps. Je le jauge en toute discrétion, à la recherche d’une autre faille. Néanmoins je me décide à abaisser ma carte maîtresse et d’un geste gracieux, je me rassoie sur le sol en croisant les jambes. J’essaye un peu de le rassurer en lui montrant que je ne lui ressauterais pas dessus, du moins, pas tout de suite.
 
« Mes atouts ? A employer de tels mots, tu démontres bien ton intérêt pour ses derniers. Si tu es sage, je te laisserais peut-être en profiter. »

Quant à savoir si je dis la vérité ou si je mens, je n’ai pas encore décidé avec moi-même. Pour le moment je veux juste voir sa réaction afin de déterminer si l’idée que je me fais de mon interlocuteur est la bonne ou non. Et plus ça va, plus je me dis que oui. Pourtant je ne l’imagine pas beaucoup plus jeune que moi... ça promet d’être de plus en plus intéressant comme discussion et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.
 
« Dis-moi mon mignon : tu es puceau ? »
 
La question tombe comme la lame d’une guillotine, brute, sans aucun tact. Une fois encore, j’affiche un sourire amusée mais à la fois tendrement féminin. Si, comme j’en suis quasiment certaine, cette homme n’a jamais eu de femme dans son lit, il risque de m’offrir des expressions beaucoup plus délicieuses à savourer.

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MessageJeu 25 Fév - 17:01




LE POISSON FRAIS !
Y'a que ça de vrai... Ou pas...



Cette histoire aurait pu se régler en deux temps trois mouvements si cette femme écoutait ce qu’on lui dit. Ce n’est tout de même pas compliqué de laisser les gens tranquille. En tout cas, pour elle, ça ne semble pas faire partie de ses principes. Et ce regard qui insiste en sondant mes pupilles abasourdies n’arrange en rien les choses. Et pour couronner le tout, elle me répond en faisant comme si de rien n’était et surtout, en en rajoutant un couche. Quand va-t-elle comprendre que je veux juste pêcher ce satané poisson et rentrer chez moi au plus vite ? S’il m’arrive toujours ce genre d’embrouille quand je sors, je vais finir par verrouiller mon arbre à tout jamais et y rester jusqu’à ce que mort s’en suive. Enfin... Quand la Mort voudra de moi.

Je ne sais même plus comment me dépatouiller pour me débarrasser de cette importune et je dois dire que ma position de combat improvisée avec cette canne à pêche ne joue pas en ma faveur. Ce n’est pas avec ça que je vais être crédible et faire fuir la Sirène sortie de son lac. Au contraire. Ça la fait bien rire à s’en décrocher les poumons. C’est bien ma veine. Et je n’ai pas non plus été malin de me vendre directement en lui faisant expressément comprendre que son corps mal caché est une grosse source de perturbation. Pendant quelques secondes, je m’attarde à penser qu’elle baisse enfin les armes mais bien vite je me ravise. Encore ce regard qui me sonde et s’asseoir de cette manière pile devant moi... Si ce n'est pas de la provocation ça.

« Mes atouts ? A employer de tels mots, tu démontres bien ton intérêt pour ses derniers. Si tu es sage, je te laisserais peut-être en profiter. »

J’abaisse mon épée factice, me tapant le front fortement de la main en signe de lassitude. C’est une blague, s’il vous plait... Et le pire c’est qu’elle réussit bien son coup car en plus de mon irritation trahissant mes moindres pensées, le rouge de mes joues ne s’estompe pas. C’est même pire. Je continue cependant à me justifier comme je peux, agitant mon doigt accusateur pointé sur elle.

« Forcément ! On ne voit que ça ! Je n’en veux pas de tes atouts ! Garde-les rangés ! Je profiterai de choses bien plus utiles pour moi, merci ! Tu vas me laisser pêcher mon poisson tranquille maintenant ? »
« Dis-moi mon mignon : tu es puceau ? »

Hein ? Pardon ? Si mes orbes n’étaient pas bien greffées dans mes orbites, elles rouleraient déjà à terre tellement la question est posée comme ça, comme un cheveu qui tombe sur la soupe. Les Humains sont donc si dévergondés que ça dans ce monde ? Je ne m’y attendais pas à celle là et évidemment, ma réaction est immédiate. Ma canne en tombe à terre et face à ce sourire si naturel, je fronce les yeux, outré, tentant de garder un teint aussi blême que l’on connait des vampires. Mais non, le rouge tomate reste. Et bien. C’est comme si ma mâchoire s’était décrochée violemment de mon visage pour tomber lourdement au sol. Mais POURQUOI cette question ? Bien sûr que non, je ne le suis pas ! Si cette petite effrontée savait seulement qui j’étais et quel âge j’ai réellement, elle fermerait bien son clapet ! J’en ai eu des conquêtes. Oui ! ... Il y a quelques siècles... Avant de me terrer dans un arbre sans avoir aucun contact avec toute forme de vie. C’est juste que ça fait longtemps, c’est tout. Mais je ne suis pas non plus un débutant de première !

« Et en quoi ça te regarde ?! Mêle-toi de ta vie privée et laisse la mienne tranquille ! Et puis d’abord, c’est quoi cette question ?! On se présente déjà avant de demander des choses pareilles ! »

Comme si des gens « normaux » en arriveraient à cette question gênante de toute façon. Dans mon élan qui ne fait que m’enfoncer davantage dans ce que semble penser de moi cette enquiquineuse, je lui balance mon outil de pêche que j’ai pris la peine de reprendre au sol dans la figure. Je croise les bras sans plus ajouter un seul mot. Je refuse de continuer sur ce terrain glissant sinon je ne donne pas cher de ma peau. Ce n’est pas comme si elle avait à moitié raison si on reconsidère mon abstinence depuis des siècles.

« Maintenant, si tu veux bien, soit tu te rends plus utile en pêchant à ma place, soit tu t’en vas et tu me laisses tranquille. Compris ?! Le vieux ne va pas attendre son poisson éternellement ! »

Avec un ton tellement persuasif que je doute que Mademoiselle en reste là...


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MessageMar 8 Mar - 11:37



Que toutes les liches me gardent d’aller dévorer ce pauvre petit bout directement. Cet air ahuri et gêné est juste exquis. Le pauvre garçon pense vraiment qu’il va réussir à me faire partir en rougissant et en vociférant de cette façon ? C’est si mal me connaître. Et puis d’abord, ce concept de vie privée est d’une bêtise… ce ne sont que les gens qui essayent de cacher leurs méfaits et autres petits secrets inavouables. S’introduire dans l’intimité des gens est tellement amusant, alors ce n’est pas une tentative désespérée de m’inculquer une notion absurde qui va m’arrêter. Bien au contraire. Il y a toujours quelque chose qui continue de me turlupiner et plus il se débattra pour me faire partir, plus j’aurais envie de savoir de quoi il peut bien s’agir. En plus de cette simple envie de l’embêter par pur plaisir.
 
« On se présente déjà avant de demander des choses pareilles ! »
« Cya, enchantée ! Et tant que tu ne me donneras pas ton prénom, je vais t’appeler Pete. Voilà, connaissance faite. »
 
C’est aussi simple que ça. Un prénom ne signifie pas grand-chose à mes yeux. Ce n’est qu’une appellation choisie égoïstement par des parents qui ne peuvent demander l’avis d’un marmot qui ne se contente que de gargouiller. Souvent déteste ou mal porté, il n’en devient qu’une manière de désigner une personne et d’attirer son attention. Oh, j’aime beaucoup mon prénom, mais je préfère encore plus celui que j’ai choisi, mais il s’agit de moi. Quant à lui, j’aurais très bien pu l’appeler « petit bouchon pur », je me suis juste montrer très généreuse en prenant le premier prénom qui m’était passé par la tête. Sans doute celui d’une conquête d’un soir, ou d’un aubergiste qui m’aura loué une chambre. Je ne m’en rappelle plus et c’est sans importance.
 
« Puis, en quoi ça me regarde ? C’est juste écrit en gros sur ton front, mon petit mignon. Ce n’est pas si grave d’être aussi en retard sur un acte aussi naturel. Je suis simplement un peu triste pour toi En toute sincérité. »
 
Quel dommage, il n’a pas vraiment l’air de croire en mes arguments. Cela cache définitivement quelque chose de fort particulier, ce qui ne fait que confirmer l’hypothèse que je me faisais depuis tout à l’heure.
 
« Maintenant, si tu veux bien, soit tu te rends plus utile en pêchant à ma place, soit tu t’en vas et tu me laisses tranquille. »
« Non. Je ne m’en vais pas, mais je veux bien t’aider à apprendre à te servir d’une canne. »
 
D’un bond, je retourne me coller à ses côtés. Assez pour m’assurer qu’il garde ce joli teint coloré et le continuer à le taquiner encore un peu. Puis je me penche vers lui pour attraper ce manche… de bois et le lui prendre des mains, lui lâchant un sourire plein de sous-entendu au passage.
 
« Allons, n’aie pas peur ou je vais finir par croire que tu regrettes que je me sois saisis de cette canne-là. Si tu veux attraper un poisson innocent il faut que tu arrêtes d’avoir la tremblote, il faut des mains plus assurée. Encore plus à la pêche aux moules, crois-moi. Il ne faut pas s’étonner de ta condition dans ce cas après. Regarde je te montre. »
 
Encore et toujours plus de sous-entendu et de taquinerie. Pourtant, je me contente simplement de lancer la ligne d’un geste ferme et garde les yeux rivés sur le bouchon qui flotte à la surface de l’eau. Balloter doucement au gré du mouvement du fleuve. Est-ce que je compte vraiment rester assise à attendre que la carpe mordre ? Hum, je ne crois pas. Il ne s’agit pas là d’un geste altruiste, juste de satisfaire une double curiosité, la première étant toute évidente et la seconde concerne plutôt une envie de savoir si être pêcheur n’est pas des plus ennuyeux.
 
« Alors, c’est quoi son nom à ton amoureuse ? »
 
Sans crier gare, la question tombe enfin. D’un coup d’œil bref et discret je lâche le bout de ma ligne pour observer la réaction de mon voisin d’épaule. Histoire de m’assurer que mon intuition soit la bonne.
 
« C’est pour ça que tu te préserves non ? Tu n’arrives pas à entrainer ta Juliette dans ton duvet et tu t’y prends comme un manche pour la séduire ? Alors tu te contentes de reluquer les demoiselles qui se baignent à l’air libre. Tu m’en vois bien triste pour toi. »

Le poisson frais !
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MessageLun 16 Mai - 22:43




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Y'a que ça de vrai... Ou pas...



« Cya, enchantée ! Et tant que tu ne me donneras pas ton prénom, je vais t’appeler Pete. Voilà, connaissance faite. »
« Non sans façon. Je préfère largement mon prénom, merci. »

Un prénom que je n’ai pas envie de lui donner. Mince quoi. Pourquoi ai-je parlé de présentation ? Je ne pensais pas qu’elle le prendrait à la lettre mais plutôt qu’elle finirait par lâcher le morceau. Surtout après avoir reçu une canne à pêche non loin de la figure. Me voilà bien embêté. Je n’ai pas non plus envie de lui donner mon réel prénom. Si jamais elle venait à croiser des personnes que j’ai déjà côtoyées et à qui j’ai caché mon identité ? Et bien tant pis, je me baserai sur mon second prénom.

« Ash… Et non, je ne suis pas enchanté… »

Mais attendez…

« Ah non ! N’espère pas faire connaissance à la va vite comme ça pour reprendre cette conversation idiote ! »

Mais c’est une tentative vaine de ma part d’essayer de noyer le poisson si je puis dire. Présentations ou pas, cette femme veut irrémédiablement s’introduire dans ma vie privée. Ou plutôt se fiche de moi. S’en est limite de l’insolence. Et tout ça pour un pauvre poisson… L’inviter à pêcher à ma place aurait pu me faire gagner et la lasser mais non. Elle revient même à la charge en faisant en sorte que différentes teintes de rouge balaient mon visage. Ce que je regrette c’est qu’elle ait été là pile au moment où je voulais accomplir une bonne action oui ! Je la repousse presque violemment des mains pour l’éloigner au fur et à mesure qu’elle continue à tenir des propos dérangeants.

« Alors, c’est quoi son nom à ton amoureuse ? »
« T’occupes. »

Et double mince. C’est quand son regard croise le mien que je me rends compte que je viens d’en dire de trop. Mais en même temps, il est bien difficile de garder son sang-froid et de rester le plus évasif qui soit quand on vous prend au dépourvu et sur un sujet des plus délicats. Surtout quand on ne l’a pas abordé depuis des siècles. Et plus elle continue, plus j’ai envie de lui faire manger le poisson qui sortira de ce fleuve. Je me mets alors à râler beaucoup plus fort. Une attitude tellement peu représentative de moi. Moi qui suis plutôt calme de manière générale. Mais quand un sujet pareil est mis en avant… Inutile de vous dire qu’une seule personne me vient en tête au beau milieu de cette conversation de sourd. Sauf que cette Cya a tout faux ! Ce n’est pas parce que je ne suis pas doué, rien à voir. Je veux juste jouer un peu avec ma favorite. C’est tellement plus amusant et divertissant.

« C’est facile de tourner les choses à ta façon, insolente ! C’est toi qui te pavane comme une carpette devant moi ! Je ne reluque pas moi, Madame ! Et je t’interdis de me parler comme ça ! Ce n’est quand même pas une hum… fille aussi jeune que toi qui va m’apprendre la vie ! »

J’ai près de 2500 ans s’il vous plait ! Et j’ai bien failli dénoncer ma propre identité par accident. J’espère juste que ce cafouillage passera inaperçu. Il ne manquerait plus que ça tourne sur le sujet des races de cette île pour que je gagne le gros lot. Avec un cas pareil, lui annoncer que je suis un vieux risque de bien tourner à mon désavantage encore une fois. Et moi, je ne veux juste qu’un poisson, rien de plus, pour filer de cet endroit et conserver le peu de dignité qu’il me reste maintenant. Le meilleur moyen de changer de sujet c’est de revenir à la canne. La canne dont la ligne dérive bien de trop.

« Apprends plutôt à pêcher ! Ta ligne se barre et va se coincer dans les herbes ! »

Histoire qu’elle me lâche aussi de ce regard qui devient bien trop gênant. Et tu parles d’une main assurée ! Je ne suis pas sorti de l’auberge à ce rythme là. Ah mais oui, elle, elle s’en fiche. Ce n’est pas le poisson qu’elle veut. Mais elle peut toujours courir, je n’annoncerai pas ce qu’elle veut entendre, surtout que c’est faux. A mon tour de revenir vers cette folle demoiselle pour lui piquer la canne des mains.

« Donne-moi ça. Tu peux bien donner des leçons, tu ne sais pas tenir une canne correctement ! Et c’est moi qui ai la tremblote ? »

Je me remets en place, assis à quelques mètres une fois de plus, pour replacer l’appât au milieu du fleuve. Là où aucun obstacle ne pourra gêner la victime du ver qui gigote dans l’eau -sans mauvais jeu de mot- Tout ce que je veux c’est que ça morde pour que je m’en aille d’ici. Et quand je vois le bouchon bouger, c’est la consécration.

« Ah… ! Enfin… Ce n’était pas bien compliqué… Et ça me parle de main assurée… »

Mais je doute pouvoir tirer ce poisson tranquillement. C’est que mon observatrice est toujours là et je doute qu’elle me laisse tranquille après ma petite remarque ironique. Je me relève vivement, tachant de ne pas faire fuir ma prise qui commence à bien tirer sur l’hameçon.

« Toi, tu restes là bas ! Ne viens pas compliquer la manœuvre… ! »


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MessageDim 19 Juin - 21:37



Pour quelqu’un qui refuse de faire connaissance, il est drôlement bavarde ce petit gars. Bien contradictoire aussi pour le coup, enfin, c’est ce qui rend la conversation aussi distrayante. On dit les femmes compliquées, mais il tient un sacré bout lui aussi. Ou alors il a besoin de vider son sac ce qui le pousse à parler plus qu’il ne le voudrait. Je parle bien de son sac qui pèse sur son cœur... quoique... je devrais dire ses sacs. Oui, c’est sûrement ça ! Sans aucun doute. Pauvre garçon, si mon sourire taquin continue d’illuminer mon visage, je ne me moque pas tellement de lui. C’est juste un peu, parce que je ne peux m’en empêcher, mais au fond, j’ai vraiment envie de l’aider. Être aussi pur à son âge, c’est si triste ! Il gâche les plus belles années de sa vie et surtout une activité qui par son absence explique facilement l’irascibilité de mon interlocuteur. Quel dommage que je n’ai pas réussi à avoir ce prénom, bien que je ne m’en fais pas. Je finirai par l’avoir.
 
« C’est facile de tourner les choses à ta façon, insolente ! C’est toi qui te pavane comme une carpette devant moi ! Je ne reluque pas moi, Madame ! Et je t’interdis de me parler comme ça ! Ce n’est quand même pas une hum… fille aussi jeune que toi qui va m’apprendre la vie ! »
 
Mes yeux se plissent, mon nez se fronce. Ce type vient d’essayer de me faire la morale ou bien je rêve ? Ah qu’il est beau le déni passé sous l’autorité ! On aura tout vu. Je me demande néanmoins de quelle manière il a voulu me désigner avant de se rattraper avec une espèce de compliment. Personnellement, mon âge n’a jamais été un complexe ou je ne sais quelle bêtise dont font preuve la majorité des demoiselles qui passent beaucoup de temps devant la glace. J’espère que ce n’était pas un nom de poisson ou je risque de lui réserver une sacrée fête à ce petit bonhomme.
 
« T’es certainement du même âge que moi, alors n’essaye pas de jouer sur l’autorité ça ne prend pas ! Puis mon p’tit père... tu rêves si tu crois pouvoir m’interdire quelque chose. Crois-moi ! »
 
Je n’hésite pas une seconde à illustrer mon propos en lui collant une pichenette sur le nez. De plus, ça en rajouterai certainement une couche sur la provocation pour le faire encore plus sortir de ses gongs. Hum, peut-être aurais-je dû essayer quelque chose d’un peu plus marqué pour pousser un peu plus le vice. Tant pis, il faut bien se montrer sage parfois, avant de revenir à la charge un peu plus tard. Pour le moment, je me contente surtout de remuer ma ligne de manière décontracté et totalement contraire à n’importe quelle méthode de pêche.
 
C’est d’ailleurs ce qui fini par énerver mon pauvre compagnon. Eh bien ! Si j’avais su qu’il était plus tatillon sur ce domaine. Je vais vraiment finir par croire qu’il est frigide. Qu’il fasse attention, je n’ai pas dit mon dernier mot.
 
« Oui bien sûr ! Je vais apprendre à pêcher en demandant aux poissons comment faire. Tu en as de drôles d’idées mon pépère. De toute façon, je suis sûre que c’est plus facile de comprendre comment attraper un poisson à l’instinct que de planter l’outil dans le bon trou pour toi. »
 
Ironie, sarcasme et une pointe de sel d’attaque personnelle. Cette vilénie est sortie toute seule et j’attends à chaque instant de le voir me faire des yeux ronds comme des assiettes... ou même de le voir me bondir dessus pour m’étrangler avec le fil de la canne. Que nenni ! Le voilà qui continue à essayer de m’apprendre comment faire. Très bien, je vois. Il essaye de rester concentrer sur ce sujet de conversation pour ne pas perdre la face et son calme. Du moins, c’est ce qu’il me semble le plus logique. Toutefois, il continue de me tendre de belles perches avec les quelques mots qu’il emploie.
 
« Je manie très bien les cannes. Celles comme la tienne que tu n’as certainement pas dû sortir de son pantalon depuis un sacré moment vu ton amertume. Ma main est certainement la plus assurée qui soit. Mais si tu veux... »
« Toi, tu restes là bas ! Ne viens pas compliquer la manœuvre… ! »
 
Humpf. Bon il a peut-être ferré un gros poisson, mais c’est bien le cadet de mes soucis. Le vil a osé coupé court à ma nouvelle provocation et ça a brisé tout l’effet que j’ai essayé de lui donner. Tant pis, ce n’est pas ça qui m’arrêtera ! Et encore moins son injonction. Même pas peur d’abord ! Doucement, je lâche ma canne et m’approche vers lui, à quatre pattes, tel un félin prêt à lui bondir dessus.
 
« Si tu veux, je peux te faire une démonstration en toute amitié. Je t’aiderai avec ta prise pour te montrer ma gentillesse et après je pourrai même t’aider à attraper celle que tu convoites. »
 
Arrivée à sa hauteur, je me colle à nouveau à lui. Glissant mes doigts sur sa cuisse, je remonte jusqu’à ses bras en passant par son torse, pour aller attraper le manche de sa canne pour de vrai. Je ne suis pas une menteuse voyons ! Sauf que je déchante assez rapidement.
 
« Ça m’a l’air rudement plus lourd que prévu ! T’as vraiment pas de muscles ma parole... »
 
Ah, je vais finir par me languir des véritables mâles musclés et virils qu’on peut rencontrer dans les tavernes, surtout dans celles de Dun Fiara.

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MessageVen 28 Oct - 14:49




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Ah ! Voir enfin quelques signes d’irritation sur le visage de cette mégère fait plaisir. Ça prouve qu’on peut quand même la toucher dans son ego. Même si je n’ai pas envie de perdre encore plus de temps à aller ferrer ce type de poisson bien collant. C’est que j’ai à faire moi et je ne compte pas m’éterniser ici. Mais c’est que Cya ne lâche encore pas le morceau la bougresse. Elle a osé me frapper le nez ! Si sa réflexion d’avant ne m’avait pas fait sourire intérieurement, je lui aurais peut-être bien rendu. On peut bien me qualifier de tout mais du répondant, je peux en avoir et je reste un Vampire de Sang Pur non mais oh ! On ne me touche pas comme ça avec autant d’insolence. Si elle savait seulement que j’ai quasiment cent fois son âge, elle reconsidèrerait la question de l’autorité. Ou peut-être pas vu l’énergumène.

En attendant, y’a toujours pas de poisson au bout de la ligne. Et ça ne risque pas d’arriver vu comme elle s’y prend comme un manche. Ou du moins qui le fait exprès. Tout ça pour me voir râler à tous les coups. Et c’est réussi. Comment voulez-vous que je maitrise mon mental avec un élément perturbant pareil ? Obligé de faire le travail soi-même ici. On est bien mieux à l’Académie. Au moins, j’ai des employés respectables et respectueux.

« De toute façon, je suis sûre que c’est plus facile de comprendre comment attraper un poisson à l’instinct que de planter l’outil dans le bon trou pour toi. »
« Pardon ?! ... Mais tu sais que tu as un problème ? Si tu veux flairer quelqu’un, t’as qu’à aller en ville et me laisser en dehors de ta libido ! Ma vie privée ne concerne que moi, je te l’ai déjà dit ! »

Oui, ça m’a échappé. Même si je suis persuadé que cette blonde fait exprès de toucher les points sensibles et que la morale humaine m’a fortement appris de ne pas répondre à ce genre de provocation, je n’ai pas pu m’en empêcher. Comment ose-t-elle ? Combien de conquêtes j’ai pu avoir en usant de mon « outil », comme elle le dit si bien, avant même qu’elle ne soit née ?! Il est sorti bien plus de fois qu’il n’en faut de son pantalon si elle veut tout savoir ! Mais bien évidemment, ça elle ne le sait pas et je ferai bien mieux de me calmer pour qu’elle ne l’apprenne pas par inadvertance. Il faut que je l’ignore. ... J’ignore. J’ignore. Je l’envoie même balader quand le poisson mord à l’hameçon, lui coupant la parole. Bien fait. Je prends ma rascasse et je m’en vais. Mais ça sent comme le roussi.

« Mais qu’est-ce que... Hey... M... Mais ! Me touche pas comme ça... Perverse ! »

J’aurais décidément tout vu ! On dirait une folle sortie tout droit de l’asile à ce niveau là. De toute mon existence, je n’ai jamais vu un cirque pareil. Et Dieu sait qu’il y a des cas sur cette Île. Je suis plus que gêné non seulement face à ses gestes mais également face à ses mots. C’est à s’y méprendre quand au réel but de ses avancées. Mais si je me débats, je vais perdre le poisson. Ah, quelle plaie !

« Ça m’a l’air rudement plus lourd que prévu ! T’as vraiment pas de muscles ma parole... »
« Tais-toi. Tu ne sais pas de quoi tu parles... »

C’est dans ces moments-là que j’ai envie de bannir mon secret et de faire taire ces personnes qui se contentent de prendre pour acquis ce qu’elles voient. Je pourrais lui broyer le cou en une fraction de seconde si je le voulais. Mais je ne suis pas un tueur sanguinaire. Du moins plus maintenant. Et je ne désire pas m’afficher au scandale pour une simple affaire de ce genre.

« Au lieu de parler, tu ferais mieux de tirer ! Je veux ce poisson alors au boulot ! »

Qu’elle soit d’accord ou pas, vu qu’elle m’use depuis tout à l’heure, qu’elle me serve au moins à quelque chose d’utile. Si elle sait manier une canne, autant qu’elle le prouve maintenant. Mais c’est pas pratique à deux, quand on tient super mal le manche. Et je ne pense pas que Madame Poisson accepte de m'aider aussi facilement. Et je ne peux pas non plus faire preuve d’une force herculéenne si soudainement, ça serait trop suspect. Un soupir m’échappe quant à la caricature totale d’une scène de pêche normale. Tant pis. Il me faut cette prise. Ce n’est même plus pour ce Monsieur Fon Fabre que je la veux mais bel et bien pour m’échapper d’ici. Alors je force un peu en donnant l’angle qu’il faut à la canne pour sortir la bête. Un gros morceau. On aura qu'à dire que c'est la force du désespoir ?

« Enfin ! »

Je ramène bien vite mon vertébré aquatique près de la terre ferme en le tenant fermement par la queue avant de le défaire de son hameçon. Le voilà mon trophée. Un sourire s’affiche enfin. Un sourire de vainqueur. Et je ne manque pas d’en faire part à ma chère partenaire qui, malgré tout, m’a été à quelques pourcents utile. J’agite mon butin durement acquis sous le nez de son homologue poisson pour lui faire découvrir la taille du bestiau de près. De très près. De trop près. En fait, je lui mets un joli coup de poisson dans le nez.

« Tiens. Sens comme ça sent bon la victoire ! »


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MessageLun 2 Jan - 18:09



« Tais-toi. Tu ne sais pas de quoi tu parles... »
 
Si, si, je sais très bien de quoi je parle. Pas besoin de voir ce damoiseau dévêtu pour constater sa corpulence plutôt filiforme et avec bien peut de formes. Sans oublier que des hommes nus j’en ai vu un bon petit nombre, alors certes il est plutôt mignon, sauf que les juvéniles c’est pas trop mon truc. Enfin, on est pas là pour essayer de déterminer mon attirance sur mon interlocuteur masculin puisqu’il semblerait qu’on soit plutôt sur une chasse aux moules qui n’arrive même pas à démarrer. Pour cette fois je me contente de claquer de la langue de mécontentement sans répliquer plus que cela, à vrai dire, on en a pas vraiment le temps avec cette prise qui se laisse pas faire. Franchement ! Si j’avais su que ça serait aussi compliqué, je me serais abstenu de l’aider pour préférer l’observer se dépatouiller tout seul.
 
Surtout quand on se montre aussi impoli envers des gens qui proposent généreusement leur aide. A moins qu’il ne soit que susceptible, mais là encore ce n’est pas ma faute d’abord !
 
« C’est toi la pipelette qui a besoin de l’aide d’une fille. Non mais oh ! »
 
Il est vrai que j’aurai pu lâcher son manche tant il me faisait mal aux doigts. Sauf que j’avais également mon petit égo qui me rappelait que ce pauvre homme serait incapable de se débrouiller sans moi. Mais je jure sur la tête de tous les cadavres qui sont en train de se baigner dans ce lac que je me casse un ongle par sa faute, je l’envoie les y rejoindre aussi sec. Au moins, avec sa couleur de cheveux il pourra jouer au camouflage tiens. Mais bon sang qu’il est bavard celui-là ! Un vrai râleur qui ne sait pas parler aux dames, il mériterait que je lui donne une bonne leçon !
 
« Cesse de parler et tire un bon coup une bonne fois pour toutes môsieur j’ai rien dans les bras ! »
 
Pour le moment je me contente de lui rappeler dans quelle situation il se trouve et surtout je sous-entend bien qu’avoir besoin de l’aide d’une jolie demoiselle ce n’est pas très viril. Je vous jure... Par chance, la surface de l’eau commence à s’agiter violemment, indiquant ainsi que la prise ne se trouve pas très loin et que nous devrions enfin pouvoir la tirer hors de son milieu de vie. Encore un dernier effort et « ouphm ! », voilà l’animal hors de l’eau à se tortiller pendant que l’air empli ses branchies, le laissant suffoquer à petit feu.
 
Je m’éloigne alors tandis qu’il s’occupe de sa prise, fier comme un coq. Tout ça pour un poisson, je me demande bien ce qu’il compte en faire. Une soupe ? Sans oublier que ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus efficace pour plaire aux dames, sauf si on a d’autres arguments à coté et autant être un poissonnier professionnel pour ne pas avoir été aussi ridicule que la scène qui vient de s’achever. Ce garçon est définitivement bien bizarre et il n’y a rien que je puisse tirer de sa prise pour mes propres recettes, voilà qui est bien dommage.
 
« Tiens. Sens comme ça sent bon la victoire ! »
 
Je n’ai pas le temps de réagir que je me retrouve avec le cadavre frais de l’animal sous le nez. Je me laisse surprendre plus par l’imprévisibilité de son geste que par dégoût. Ayant déjà connu odeurs et visions nettement plus horrible que cette pauvre bête. Malgré mon sursaut, il a quand même osé me le coller dans le nez le bougre, mon expression ne changeant que par mon sourcil qui se dresse, interrogateur et surtout un peu sarcastique. Ce sentiment est d’ailleurs appuyé par un applaudissement lent, montrant bien que je me paye un poil sa tête.
 
« Et quelle victoire camarade pêcheur ! Je dois vous féliciter d’avoir eu du mal à pêcher un pauvre animal quand d’autres en attrape dix en un coup de filet ? Avec l’aide d’une frêle jeune femme. Je suis certaine que votre dulcinée adorera un tel présent. »
 
Autant être honnête, je suis un peu vexée d’avoir reçu ce coup dans le nez. Je le retiens celui-là et la vengeance risque d’être terrible ! Mais je la garde pour plus tard, le temps de laisser refroidir le plat. De toute façon, à part lui voler un poisson dont je ne me servirais pas, je ne vois pas vraiment comment lui rendre la monnaie de sa pièce. Puis, les plats fades, très peu pour moi. Je m’approche donc de mon ami d’un jour, lui laissant une vue plongeante dans mes attributs avant d’aller lui claquer un baiser humide sur la joue.
 
« Félicitation tout de même, te voilà devenu un homme... ou pas vraiment. Et oui ! Il faut attraper une sirène pour passer à l’étape suivante. Tu ne savais pas ? »
 
Sans crier gare, je me redirige alors vers le lac, m’y plongeant jusqu’à dépasser un poil la hauteur de mes genoux avant de me retourner pour lui laisser un dernier signe d’adieu de la main.
 
« J’espère te revoir bientôt, je me suis bien amusée avec toi quand même. Passons du bon temps ensemble la prochaine fois si tu essuies un refus ! »
 
Sans un mot de plus, sans même attendre sa réponse, je replonge dans les eaux. Cela doit faire un moment que Ruin m’attend sur l’autre rive.

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