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Cueillette de champignons hallucinogènes 4★

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Fatalité
« Petite bête vicieuse »
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Petite bête vicieuse
MessageMer 8 Avr - 20:26

Cueillette de champignons hallucinogènes
dans le Marais d'Oblivione


Difficulté : difficile ★★★★☆
Nombre de participants possible : 1 ou 2
Gain(s) : 800 orins par participants et deux bouteilles de soin ou de renforcement de magie.

Descriptif de la quête


Un étrange vieil homme, si ce n'est pas une vieille femme ?, a laissé une étrange annonce dans une auberge perdue non loin de Mideel. Il chercherait quelques spécimens de champignons hallucinogènes provenant du Marais d'Oblivione et propose une coquette somme à celui qui lui rendra ce service.

C'est une belle aubaine, si on oublie que plus on reste dans ces lieux lugubres plus on est sujet à des pertes de mémoires... si on ne s'y perd pas tout court. Mais peut-être y aura-t-il un ou plusieurs courageux pour tenter la cueillette ?

Liste des participants


» Harald Vandergrift
» Hilda Rosenwald


Dernière édition par Fatalité le Sam 11 Juil - 20:30, édité 1 fois
Hilda Rosenwald
« Petite rose sous verre »
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Petite rose sous verre
MessageVen 10 Avr - 19:34


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Je crois que je n’ai jamais autant eu peur de ma vie. La peur n’est même pas le terme exact. Ça serait plutôt de l’angoisse. Une anxiété terrible. Il faut dire qu’il y a de quoi. Je suis rendue à me rendre dans une contrée qui m’est tout à fait inconnue, accompagnée d’un employé de la maison que je ne côtoie pas plus que ça en temps normal et surtout… Je m’en vais rejoindre un étranger que je ne connais absolument pas, que je n’ai jamais vu… mais avec qui je dois… travailler ? Mais pourquoi ça tombe sur moi tout ça ? Et puis d’abord… Pourquoi Castiel il n’y va pas lui-même là-bas ? Le rustre ! L’enfoiré ! Le vil ! Tout ça parce qu’il ne veut pas mettre les pieds dans un lieu qui pourrait lui faire du tort. Alors qui sait qui doit subir à sa place ? C’est bibi ! Encore.

Je hais cet homme plus que tout pour ce qu’il me fait subir. Et pourtant… J’aurais tellement aimé qu’il soit avec moi en ce moment même. Je suis livrée à moi-même sans aucune personne que je connais avec moi. Et je n’aime pas ça. Ça me perturbe et je ne me sens pas en sécurité. J’ai peur. En plus, Castiel m’envoie dans un lieu effrayant. Je suis certes une esclave et je sors peu sans mon maitre mais je ne suis pas ignorante. Il faut être fou pour aller se balader au sein de ce Marais dangereux. Même si ça m’écorche la langue de le dire après un tel coup bas, sa présence m’aurait tout de même rassuré. Je me crispe un peu sous cette réflexion. Je n’ai pas trop le choix que de faire sans lui. Surtout que ce gredin m’attend avec le produit qu’il désire tant. Vraiment, quel ingrat.

« Hilda. … Hilda ! Nous sommes arrivés. »
« Hein… ? Quoi ? Déjà… ?! »

Je sursaute. J’en avais presque oublié qu’on était sur la route. A trop rêvasser, je n’ai même pas vu le temps passer. Mideel est déjà tout près ainsi que ce Marais qui me hante de plus en plus avant même d’y avoir mis les pieds. Je sors de notre véhicule avec l’employé qui m’accompagne pour voir apparaitre devant moi cette auberge qui est le lieu de rendez-vous avec cet inconnu qui sera mon compagnon de route. Mon visage se tord sous l’inquiétude.

« C’est sûr que c’est là… ? Ça me parait un peu… pas très rassurant… Vous ne vous êtes pas trompé au moins… ? »
« Cesse de paniquer. Il ne t’arrivera rien et cet homme est fiable. Viens. »

Il me conduit à l’intérieur sans tarder. On doit déjà nous attendre. Comment déjà… Mince… Harald… Je crois ? C’est ça que Castiel m’a dit… ? Zut, je ne me rappelle plus très bien. Je regarde autour de moi pendant que mon accompagnateur part déjà rejoindre une personne qui… Ah c’est sûrement lui… ? Terreur totale. Jamais je ne serai tranquille. Impossible. Je tremblerais presque de tous mes membres si je ne devais pas faire l’effort de me montrer au moins présentable et non aussi faible qu’un petit qui commence à peine à marcher. Mais ce n’est pas évident quand un homme de cette carrure s’avance vers vous pour finaliser le rendez-vous. Mon chaperon s’échappe. Son rôle est terminé. Alors que moi, je sens ma fin trop proche tellement mon estomac fait des nœuds. Je te promets Castiel que je te ferai payer ça…

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MessageDim 12 Avr - 23:49

La taverne était calme. La seule visite remarquable datait de plusieurs jours déjà. Un certain Castiel Moriarty de passage dans la région pour des affaires dont il n’avait pas cru bon d’éclairer le tenancier. Harald, aussi en vadrouille, avait échangé quelques mots avec lui, notamment à propos de la demande singulière déposée dans l’auberge et qui concernait une cueillette de champignons hallucinogènes dans le marais d’Oblivione. La discussion avait été polie et avait aboutie sur une sorte d’arrangement entre eux. Harald s’était proposé pour accompagner une personne qui se chargerait de récolter les champignons pour Castiel et en échange, ils partageraient la récolte et les gains qui en découleraient. Le chevalier avait eu beau prétendre qu’il ne faisait nullement cela par appât du gain, Castiel avait tout de même insisté pour qu’il conserve sa part en gage de bonne foi.

Depuis, hormis deux ou trois voyageurs de passage, pas un chat ne s’était présenté. Harald avait alterné ses journées entre la prière, de brèves sessions d’exercice physique et quelques parties de jeu de carte avec le tavernier. Celui-ci le prenait pour un chevalier errant et ne faisait pas grand cas de sa présence tant que sa chambre était payée, ce qui allait très bien au principal intéressé. Pouvoir voyager sans être reconnu dès le premier salut échangé avait cela de bon que les gens cessaient de le considérer avec cette crainte mêlée de respect qui le suivait partout où il se rendait.

Devant sa coupe de coudrelas, un alcool fort distillé à partir d’une ronce poussant dans les mines de souffre, Harald s’était déjà résigné à passer une nouvelle journée à attendre quand un nouvel arrivant se présenta à l’entrée. D’office, sa tenue propre et bien taillée jura avec le décor, et l’impression qu’il n’était pas qu’un simple voyageur se vit confirmée quand il s’adressa à eux sur le pas de la porte.

-Monsieur… Vandergrift est-il ici ?

L’intéressé se leva pour se présenter à lui sans s’offusquer de l’écorchage manifeste de son nom. L’inconnu se présenta comme un employé escortant la personne qui devait l’accompagner dans les marais. Harald ne cacha pas sa surprise mais n’en fit pas grand cas. Dans sa chambre, il enfila prestement son gambison crème par-dessus sa chemise, doubla ses hautes bottes de voyage par d’épais houseaux, greffa sa cape sur ses épaules, boucla son large ceinturon, cala son pavois dans son dos et son Ethël à sa hanche. L’aubergiste lui confia alors le sac de provisions convenu et lui souhaita bon voyage.
Dehors, le temps était clair, agréable. L’employé regagna la voiture qui l’avait amené ici après un bref au revoir et s’en fut, laissant seule une jeune fille au visage d’ange devant l’auberge. Harald s’avança alors vers elle et inclina poliment la tête.

-Harald Vandergrift. Enchanté, madame.

Une sorte de picotement électrique remonta le long de l’épine dorsale du chevalier quand ses yeux rencontrèrent ceux de la jeune fille. Quelque chose de subtilement commun mais trop volatile pour être pleinement compréhensible. Un battement de cil chassa l’impression pour ne laisser qu’un sourire sur son visage.

-Si cela vous agrée, je serai votre escorte dans les marais comme convenu avec votre employeur. Pouvons-nous y aller ?

Quand ils se mirent finalement en route, Harald tenta de délier le mal être de la jeune fille par quelques paroles anodines, sans grand succès. Trop de tension. Alors, il se contenta d’un silence respectueux, espérant arriver aux marais avant la nuit pour ne pas compromettre la cueillette. 


Dernière édition par Harald Vandergrift le Dim 19 Avr - 17:00, édité 1 fois
Hilda Rosenwald
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Petite rose sous verre
MessageJeu 16 Avr - 18:36


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Je ne peux plus faire marche arrière. Plus maintenant que j’ai trouvé celui qui devait m’accompagner. Mais bon dieu qu’est-ce qu’il est trop grand pour ma petite personne. J’ose à peine tenir le regard de mon nouveau compagnon de route. Pourtant, je ne ressens aucune méchanceté ni quoi que ce soit mais toute seule, c’est toujours la même chose. Je m’affole d’un rien malgré mon côté audacieux que je ne manque pas d’aller chercher quand j’en ai besoin.

« Harald Vandergrift. Enchanté, madame. »

Ah… Je me sens mal. Jamais de ma vie je n’ai entendu quelqu’un m’appeler « Madame ». Non seulement cet homme a une prestance qui me glace sur place mais en plus il est trop poli avec moi. Est-ce que Castiel lui a au moins dit qui j’étais ? J’en doute au vu de temps de considération. Mon malaise est trop visible. Je tremble presque en crispant mes doigts sur le tissu de ma robe blanche. Et c’est qu’il continue d’employer des mots très soutenus. Avec un sourire rassurant tout de même. Je devrais peut-être arrêter de faire ma paranoïaque… ?

« Mais… Mais je… Enfin, il ne faut pas m’appeler comme ça… Je ne suis qu’une esc… enfin une… Enfin quelqu’un de pas important. »

Je n’arrive pas à sortir le mot « esclave » si dégradant. Alors je me tais pour éviter de m’enfoncer dans la honte et j’accepte son invitation à partir. Après tout, je suis là pour un travail que l’on m’a demandé et faire attendre ce prénommé Harald n’est pas poli. Il tente une conversation que j’ai du mal à suivre. Il me faut du temps pour me mettre à l’aise mais le silence appuie cette pression bien trop négative pour la situation. Alors je prends finalement mon courage à deux mains pour prendre la parole.

« Je… Enfin… Vous savez ce qu’on raconte sur… cet endroit ? Je ne suis jamais allée si loin du Domaine et je… enfin c’est pas rassurant… »

J’ai vraiment l’air bête. Je ne comprends toujours pas pourquoi on m’a envoyé ici. Et plus notre chemin avance, plus le Marais se fait enfin voir et plus je me dis que Castiel doit vraiment faire confiance à ce gentilhomme pour me laisser fouler un sol pareil. Où alors, il me fait payer une faute qu’il ne pardonne pas ? Il ne veut plus de moi. Il… AAAH BON SANG ! Ce que c’est pénible. Je m’arrête dans ma marche un instant puis je respire un grand coup. J’ai l’air débile mais si je ne me reprends pas, je vais finir six pieds sous terre si ça continue. Un peu de courage. Je relève la tête en regardant Harald.

« Je suis vraiment navrée. C’est un voyage assez nouveau et difficile pour moi et je ne côtoie pas beaucoup de personne en temps normal alors je suis un peu tendue. Mais c’est pas contre vous ! »

Je lance un petit regard vers le lieu qui nous tend les bras, la noirceur du Marais me prenant déjà aux tripes. J’affiche soudainement un sourire complètement naïf et presque débile à mon interlocuteur. Ce doit être le stress. Le pauvre homme va finir par penser que je suis un cas désespéré… Mais au moins, il comprendra que je n’ai rien contre lui.

« En plus… Je n’aime pas les champignons… C’est pour dire ! Mais… ce n’est pas grave… On y va ? »

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« Invité »
MessageDim 19 Avr - 17:13

-Je… Enfin… Vous savez ce qu’on raconte sur… cet endroit ? Je ne suis jamais allée si loin du Domaine et je… enfin c’est pas rassurant…

Harald se laissa un temps pour rassembler ses souvenirs.

-Il est dit qu’une nappe de brouillard pollue constamment le marais pour tenter d’égarer les voyageurs. Mais avec un peu de prudence, nous devrions nous en sortir.

Il se garda bien de préciser l’effet de cette brume malsaine sur la mémoire ou de ce qu’il advenait de ceux qui s’y perdaient tant la jeune fille paraissait déjà au bord de défaillir. Au moins, elle avait brisé le silence qui lui servait de refuge jusque-là. Elle alla même jusqu’à s’excuser de son comportement, ce qui décrocha un sourire compatissant à Harald. Castiel Moriarty avait certes parlé d’un employé, mais il avait omis de mentionner que celui-ci était en réalité une jeune fille qui n’avait visiblement pas l’air habituée au grand air. Que son choix ce soit porté sur elle plutôt que sur un autre échappait totalement au chevalier, mais il préféra ne pas s’en soucier outre mesure. Face à la perspective d’affronter un lieu aussi lugubre que les marais d’Oblivione aussi jeune et sans expérience, il était pleinement compréhensible de ressentir de la peur. C’était même dans une certaine mesure une marque de sanité de l’esprit.

En revanche, quand la jeune fille avait manqué de décrocher le mot « esclave », Harald avait tiqué. Il n’avait pas voulu s’étendre sur le sujet au risque d’aggraver le malaise ambiant, mais le simple fait qu’elle put en être une le dérangeait passablement. De fait, Castiel avait eu suffisamment d’instinct, ou de chance, pour ne pas mentionner ce détail qui aurait poussé le chevalier à refuser de traiter avec lui. L’esclavagisme avait beau être monnaie courante, à fortiori dans une exploitation telle que le Domaine du Crépuscule, Harald ne pouvait s’empêcher de désapprouver cette pratique qui reléguait un être vivant au rang de simple objet.

-On y va ?

La voix fluette de la jeune fille le tira de ses pensées. Le soleil entamant sa descente vers l’horizon, ils étaient arrivés au marais plus tôt qu’escompté. Devant eux, des escadrons de moucherons se bataillaient au-dessus d’une eau croupie un peu partout et le seul chemin praticable se composait d’une succession de mottes de terre fangeuse reliées par une boue épaisse. Harald s’excusa de son égarement avec un bref sourire, ajusta ses houseaux et tenta de rassurer sa compagne.

-Restez près de moi et tout ira bien.

Leur progression fut lente. Leurs pieds s’enfonçaient profondément dans le sol pour ressortir péniblement dans de visqueux bruits de succion. Parfois ils trouvaient une portion de terrain plus sèche d’où ils pouvaient se reposer et aviser du chemin à suivre. En se fiant à ce qu’il connaissait de la botanique, Harald estima qu’ils avaient plus de chance de trouver les champignons au pied d’arbres poussant sur des mamelons de terre surélevés. Mais entre la brume omniprésente et les vapeurs nauséabondes, difficile d’y voir quelque chose. Il crut distinguer quelque chose plus à l’ouest et alors qu’il proposait d'aller vérifier, quelque chose le frappa.

-Pardonnez-moi, mais je viens de réaliser que je ne connais pas encore votre nom. Votre employeur n’a pas jugé bon de m’en informer.

La jeune fille n’avait elle-même pas osé le lui dire et Harald ne poussait jamais quelqu’un à se présenter si la personne ne le jugeait pas nécessaire. Mais dans les marais, il préférait mettre de côté cette simple marque de respect. Ou peut-être le lui avait-il déjà demandé ? A dire vrai, il n’en était plus très sûr, mais une simple question ne coûtait rien.
Hasard
« Alea jacta est »
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Alea jacta est
MessageDim 19 Avr - 17:13

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Hilda Rosenwald
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Petite rose sous verre
MessageLun 27 Avr - 13:05


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
On y va, on y va… Je ne suis pas maligne maintenant. Je voulais faire en sorte de ne pas faire attendre Harald et en finir au plus vite avec cette mission pénible mais c’est qu’en réalité, je n’ai jamais mis les pieds dans un marais et quand nous faisons face à la frontière entre la terre sèche et la substance pas très nette qui nous attend de l’autre côté, je m’arrête net. C’est une odeur abominable qui vient me retourner l’estomac et pleins de moucherons qui dévorent mes jambes avant même d’avoir posé les pieds sur ce terrain. Je déglutis et sans même me rendre compte de mon geste, j’agrippe la manche de mon compagnon de route, la peur s’affichant sur mon visage. Le sourire rassurant d’Harald n’y change pas grand-chose.

« Euh… En fait… On peut… Y’a pas moyen de trouver des champignons autour… Non ? »
« Restez près de moi et tout ira bien. »

Ça, pour rester auprès de lui, il ne faudra pas me le dire deux fois. Autant je peux être une petite teigneuse, autant face à l’inconnu, je déchante pas mal. Et moi qui était angoissée par cet homme assez imposant en carrure, il semble que je ne fasse plus du tout attention à ce souci et que ce dernier soit vu comme mon bouclier protecteur. C’est tellement déshonorant d’agir ainsi. Je me sens toute bête et inutile. Surtout quand on avance. C’est que j’ai complètement pas pensé que dans ma tenue actuelle, j’en baverai. Et ce crétin de Castiel ne m’a pas prévenu ! L’enfoiré ! Chaque pas me salit quasiment toute la jambe. A peine si mes pauvres petites chaussures ne restent pas emprisonnées dans les états boueux du marais. Je peine affreusement à marcher et je ralentis sûrement Harald. Quelle poisse.

J’apprécie grandement les petites pauses que l’on peut faire et malgré l’envie de demander de l’aide pour avancer plus vite -en gros, me porter- je n’en dis rien. En plus je suis petite, je vois mal devant moi avec cette brume. Heureusement que notre voyageur a une bonne vision et qu’il semble avoir trouvé quelque chose !

« Pardonnez-moi, mais je viens de réaliser que je ne connais pas encore votre nom. Votre employeur n’a pas jugé bon de m’en informer. »
« Je pense plutôt qu’il a du oublier… Ce n’est pas dans ses… coutumes de penser à me présenter. Je m’appelle Hilda Rosenwald, Monsieur. »

Je souris à cette remarque. Pourquoi ça ne m’étonne pas ? Ce n’est pas une esclave qu’on va présenter naturellement. En même temps qu’il reçoit mon information, Harald se penche vers ce qu’il pense être son premier champignon. Je n’ai jamais réellement vu cet aliment dans son état naturel alors par curiosité je m’approche pour voir un peu et… une de mes mains se pose devant ma bouche pour cacher mon début d’hilarité. Je ne voudrais pas rire au nez de M. Vandergrift, je risquerai de me faire punir mais….

« C’est donc ça un champignon des marais ? Ça ressemble plutôt à un… enfin… un vieux déchet. Pas très appétissant. »

Finalement, je ne peux pas empêcher mon rire de raisonner dans le marais. Jamais l’envie de vouloir m’exprimer ainsi m’est venu mais là… C’est tellement pas du tout ce à quoi je m’attendais. J’en recule sous l’action en m’excusant violemment pour ne pas faire croire à de la méchanceté mais un petit trou plus profond que d’autres me fait tomber sous un couinement de surprise. Ah ! C’est pas malin ! Je suis toute sale maintenant. Mais dans mon malheur, ma main frappe quelque chose à terre. Un champignon ? Peut-être.

« Surtout… Ne rigolez pas… ! J’ai juste… trébuché… »

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Hasard
« Alea jacta est »
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Alea jacta est
MessageLun 27 Avr - 13:05

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« Invité »
MessageJeu 7 Mai - 11:29

Harald tenait dans ses mains un agrégat compact verdâtre qui n’avait absolument pas la forme d’un champignon. A dire vrai, cela n’avait la forme de rien du tout. Il s’agissait seulement d’une protubérance cloquée faite de boue, de branches et de mousse, gluante au toucher et aux forts relents de moisis.

-C’est donc ça un champignon des marais ? Ça ressemble plutôt à un… enfin… un vieux déchet. Pas très appétissant.

Le chevalier laissa le détritus lui glisser des doigts et le regarda s’étaler mollement dans la fange des marais. Il se releva en se frottant les mains puis soupira.

-Mh. On dirait que mes yeux ne sont pas aussi bons que…

Sa phrase se perdit dans un éclat de rire qui déchira la morosité ambiante comme une épée l’aurait fait d’un tissu de soie. D’abord trop surpris pour réagir, Harald se tourna vers Hilda pour se rendre compte que c’était elle qui riait. Ce n’était absolument pas le genre de réaction à laquelle il s’attendait de sa part vu sa façon d’agir depuis qu’ils s’étaient rencontrés, mais en la voyant s’exclamer ainsi, il ne put s’empêcher de sourire à son tour.

Quand elle sembla se rendre compte de ce qu’elle était en train de faire, la jeune fille se confondit en excuses jusqu’à ce qu’Harald ne l’interrompe.

-Nul besoin de vous excuser. C’est rafraichissant de vous voir rire. Ça correspond mieux à votre visage.

Quant à savoir si Hilda avait entendu ce qu’il venait de dire, c’était autre chose, car dans son mouvement de recul, son pied se prit dans un repli de terre et elle trébucha en arrière. Face à l’incongruité de la situation, ce fut au tour d’Harald de se fendre d’un éclat de rire.

-Surtout… Ne rigolez pas… ! J’ai juste… trébuché…

Le visage encore étiré par l’amusement, le chevalier se porta prestement au côté d’Hilda et lui offrit de l’aide pour se relever. Les vêtements de la jeune fille avaient désormais troqué leur blancheur de crème pour un marron sale piqueté de tâches vertes, mais au moins, elle-même ne semblait pas s’être fait mal.

-On dirait bien que vous n’avez pas l’habitude de vous emporter ainsi. J’espère que l’expérience n’a pas été trop traumatisante.

Il ne voulait pas renforcer la gêne qu’Hilda semblait éprouver, mais cette plaisanterie lui était venue spontanément en imaginant de nouveau la scène. A l’endroit où elle était tombée se trouvait un clone du monticule qu’Harald avait eu dans les mains un peu plus tôt, mais toujours pas de traces de champignons.

Le calme revenu, le chevalier observa à nouveau les environs. La brume semblait s’être faite plus présente autour d’eux, au point que distinguer le chemin qu’ils avaient pris pour arriver était désormais impossible. Le soleil déclinait toujours peu à peu, teintant les marais d’ombres peu rassurantes. Harald réajusta la sangle de son pavois sur son épaule et ils se remirent en route.

Les doigts fantomatiques du brouillard s’enroulèrent bientôt autour de leurs visages, si bien que leur progression ralentit d’avantage. Distinguer les portions de terrain praticables se révéla plus ardu et ils pataugèrent plus souvent dans de l’eau croupie qu’ils ne marchaient sur de la terre sèche. Pour s’orienter, Harald prenait comme point de repère un vieil arbre décharné qui persistait à pousser dans les marais, à l’abri sur un monticule surélevé, dont la silhouette était à peu près visible de là où ils se trouvaient.

En chemin, son pied buta contre quelque chose et manqua de le faire basculer en avant. S’agissait-il encore d’un détritus ?
Hasard
« Alea jacta est »
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Alea jacta est
MessageJeu 7 Mai - 11:29

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Hilda Rosenwald
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MessageSam 23 Mai - 15:09


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
J’ai bien compris qu’Harald sortait des mots rassurants quant à mon comportement mais ma chute m’a coupé dans mon écoute et je n’ai que mal entendu ce qu’il venait de dire. Peut-être n’est-ce pas plus mal ? Ce genre de compliments ne m’est jamais parvenu. Ça m’aurait mis dans tous ces états et j’aurais été horriblement gênée. Pas pratique pour se concentrer sur la cueillette après ça. Je fais une moue de gamine alors que mon accompagnateur rit à son tour. Ça m’apprendra à vouloir faire la maligne. J’accepte tout de même cette aide précieuse pour me relever tout en essayant d’enlever la saleté sur ma robe. Mais c’est peine perdue. Je suis vraiment bonne à nettoyer avec les vêtements…

« On dirait bien que vous n’avez pas l’habitude de vous emporter ainsi. J’espère que l’expérience n’a pas été trop traumatisante. »
« … Vous êtes entrain de vous moquer de moi… »

Le chevalier sourit alors que je continue de passer pour l’enfant malheureuse qui vient de se ridiculiser pour le restant de sa vie. Mais rien de bien méchant dans tout ce comportement. Et finalement, ça fait du bien un peu de détente de ce genre. Mais elle ne dure pas longtemps. Il faut repartir. Et je recommence à peiner très vite. Suivre Harald n’est pas chose facile et le sol devenant de moins en moins praticable, je fatigue. Et pire encore, cette brume qui nous entoure, cette soudaine odeur qui me retourne l’estomac, cette… présence fantomatique. Tout me met mal à l’aise. Je n’en peux plus.

« On les trouve bientôt ces champignons, vous croyez ? »

Mais eu lieu d’avoir une réponse, je vois mon interlocuteur qui est sur le point de basculer tête la première.

« Ah… ! Attention ! Ne tombez p… »

Ma phrase est inachevée par la frayeur qui me prend soudainement. Une… chose se tient contre toute attente devant nous. Debout. A moitié courbée. Méconnaissable. Je suis pétrifiée. Je n’ai jamais eu à faire avec une telle situation. En même temps, à rester cloitrée au Manoir des heures, voire des jours durant, sans jamais poser les pieds dans les contrées extérieures, c’est évident que je ne rencontre jamais de difficulté. Je suis une assistée qui ne fais qu’obéir à des ordres simples et absolument pas dangereux jusque là. Le réel danger, je ne le connais pas. Et cette horreur qui se dresse devant nous est bien ma toute première expérience en tant que tel. J’ai réellement peur et je donnerais n’importe quoi pour rentrer et retrouver ma condition normale. Au diable les champignons j’ai envie de dire. Je veux juste rentrer en vie.

Je n’arrive pas à distinguer ce qui se dresse devant nous. On dirait une personne mais les traits qui constituent son visage sont si tirés et déformés qu’on reconnait à peine se qui se cache derrière. Des râles étranges et effrayants s’échappent de cette créature et plus elle avance, plus elle semble faire des mouvements faisant croire à un écartèlement des membres. J’en oublie que je suis accompagnée. Mon seul réflexe est de courir pour partir d’ici mais alors que je me retourne pour fuir, le brouillard se renforçant juste autour de nous m’oppresse et me fait perdre tous mes moyens. Et c’est la chute. Une seconde fois. Sauf que celle-ci, elle ne me fait pas rire et aucune plaisanterie ne peut être faite la concernant. Ma tête cogne une racine dépassant des monticules de boue lors de ma chute et un faible « aïe » sort d’entre mes lèvres. Je dois sûrement saigner mais ça ne m’importe que très peu. Je n’ose pas me retourner pour voir si je suis poursuivie par cette chose ou pas. Tout ce que j’arrive à faire c’est de laisser ma peur m’envahir au point de complètement oublier que je ne suis pas seule pourtant… Je ne vais tout de même pas crever ici...

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MessageDim 7 Juin - 14:47

-Hilda !

En la voyant s’enfuir, Harald voulut se presser à sa suite mais quelque chose lui agrippa le mollet et tira violemment dessus. Une main squelettique, la peau cloquée, pourrie, accrochée à un bras décharné. Ce qui se tenait devant lui ne ressemblait à rien de ce que le chevalier avait pu voir. La chose n’était qu’un pantin désarticulé à vague apparence humaine, le visage émacié tordu par le désespoir, les os saillant, un vers se tordant dans une orbite vide. Il avait lu des histoires sur les imprudents qui s’étaient perdus dans les marais, mais affronter la réalité était autre chose que l’apprendre d’un livre.

Malgré lui, un serpent glacé lui courra le long de l’échine. Il tira son arme au clair et trancha le bras au niveau du coude. Une pluie verdâtre jaillit de la plaie béante pour se mêler à l’eau croupie des marais et la chose émit un vagissement avant de se relever prestement. Elle agrippa Harald par l’épaule et tenta de l’entrainer à terre. Le chevalier lui assena un violent coup de pommeau dans la mâchoire sans parvenir à lui faire lâcher prise. Ils luttèrent un temps jusqu’à ce qu'il perde l’équilibre et bascule en avant. Le choc lui coupa le souffle. La créature l’enserra de ses membres, la brume se fit plus présente. Le sol spongieux semblait se disloquer sous eux et ils s’enfoncèrent progressivement. Harald tentait désespérément d’attraper son arme qui lui avait échappé, sans succès. Même de puissants coups de poings et des ruades sauvages ne suffirent pas à le libérer. Et pendant qu’il se débattait, la chose maintenait son étreinte. Quand il parvint presque à se dégager, elle lui planta sa mâchoire dans l’épaule. Ses dents avaient conservé le tranchant d’une lame et traversèrent sans peine son gambison pour lui meurtrir la chair.

A bout de solution, Harald concentra la magie autour de lui sous la forme de serpents enflammés qui s’enroulèrent autour de lui. La bête émit une série de cris plaintifs tout en remuant d’avantage pour l’entrainer dans le sol. Sa peau se décolla, noircit, mais elle tenait bon. Le chevalier intensifia son énergie, se débattit comme un diable, et finalement, un craquement de bois sec résonna. Le bras restant de la chose venait de céder. Alors, il se releva brusquement, le souffle court, et sans perdre de temps, attrapa son arme pour la planter dans le cou de son assaillant. La créature remua, grogna et cessa de bouger. La boue des marais engloutit ses restes et Harald put se relever.

Trempé, hagard, il balaya les environs comme un loup à la recherche de sa meute.

-Hilda ! Hilda où êtes-vous ?

Son épaule le lança violemment quand il récupéra ses affaires, mais cela n’avait pas d’importance. L’absence de réponse n’augurait rien de bon. Il distingua quelques traces de pas un peu plus loin qui s’éloignaient et se résolut à les suivre. Avec un peu de chance, cette chose était seule et Hilda se trouvait encore dans les parages.

Harald continua à héler la brume, sans autre retour que le son de sa propre voix. Quand il arriva au bout de la piste, une forme indistincte se révéla à lui, recroquevillée, sans mouvements. Il se porta à son côté et quand il vit le visage d’Hilda, le soulagement l’envahit. Ce répit fut de courte durée toutefois, car la jeune femme semblait mal en point. Elle ne bougeait pas et une vilaine plaine courait derrière sa tête. Avec précaution, il la prit dans ses bras, grognant quand son épaule protesta de douleur et entreprit de l’emmener ailleurs pour se reposer.

Avec l’obscurité qui se faisait plus épaisse à chaque minute et le brouillard ambiant, Harald peina à trouver un endroit convenable mais il parvint quand même à dénicher le fameux arbre squelettique qui lui servait de repère jusque-là. Les dieux devaient enfin lui sourire. Il déposa Hilda au creux de ses racines noueuses et trancha quelques branches pour en faire un feu. Avec l’humidité ambiante, il dut recourir à la magie pour faire sécher le bois et le faire prendre. A l’aide d’eau bouillante et de tissus propres, il fit de son mieux pour nettoyer et bander la plaie d’Hilda. C’était une vilaine bosse, mais qui saignait peu, heureusement. Puis, il prépara un ragout frugal de viande et de légumes. Le temps de la cuisson, il n’y tient plus et retira son gambison avec force grimaces pour s’occuper de sa propre blessure. Une série de trous d'où suintait un sang à demi-coagulé mêlé à la bave verdâtre de la créature. Son arme à portée, il entreprit de la nettoyer du mieux qu'il put.

La nuit ne faisait que commencer.
Hilda Rosenwald
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MessageLun 22 Juin - 21:47


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Ma tête me fait mal. Et pourtant, j’ai bien du mal à ressentir la douleur. Je me rends à peine compte des conséquences de ma chute. Je suis bien plus envahie par la peur qu’autre chose. Je suis tétanisée. Dans ma course folle, je n’ai même pas pris le temps de m’arrêter quand mon compagnon de route avait crié mon prénom pour me retenir. Je m’arrête tout à coup, quelques longs mètres plus loin, me rendant soudainement compte que la brume me barre le passage. Mes yeux s’écarquillent face à ma bêtise. Me voilà maintenant seule dans ce brouillard oppressant avec la possibilité de tomber sur des créatures similaires à celle rencontrée à l’instant. Sans compter le souci de la nuit qui tombe…

La panique me gagne et je ne trouve qu’une seule solution à mon problème : me cacher comme je peux dans le creux d’un arbre pourri et nauséabond. Je suis totalement bouleversée. Les flammes que je vois virevolter au loin me font réaliser qu’un combat a lieu… Harald se défend et moi… Je me suis enfuie. Et plus je me recroqueville contre ce végétal fragile, plus je me rends compte de mon égoïsme.

« Hilda ! Hilda où êtes-vous ? »

Je ne bouge pas. J’entends cette voix familière mais mon traumatisme passager m’empêche d’émettre le moindre son pour indiquer ma présence. Je suis à mille lieues d’ici, ne réalisant pas le temps qui s’est écoulé. Est-ce à cause de la douleur, du choc ou des remords qui commencent à me hanter, je ne sais pas. Mais quand Harald se trouve enfin dans mon champ de vision, mes pupilles humides et ternes restent figées sur lui, remarquant son état très peu stable. En plus, il est blessé. Que je me sens idiote… Je me laisse porter par cet homme bien aimable, me serrant au mieux contre lui pour me sentir protégée.

« … Pardon… »

C’est tout ce que je trouve à dire alors que je finis par trouver refuge au creux de racines plus abordables que les dernières fréquentées. Quelle ingratitude. J’ai honte. Le voilà qui prend même la peine de me soigner alors que je l’ai abandonné face à cette créature immonde. Une grimace tord mon visage doucement sous les tiraillements que je peux facilement sentir maintenant. Je me mords la lèvre pour éviter de sortir tout son de plainte, ça serait si mal venu. Et alors que mon sauveur prépare quelque chose à nous mettre sous la dent, je me laisse porter par la chaleur de ce feu improvisé. Mais je ne peux m’empêcher de jeter un œil sur cet homme grimaçant de douleur. Je pourrais me laisser aller aux vomissements tellement sa plaie est affreuse. Comment est-ce possible… Une morsure apparemment mais d’un réel carnage… Je resserre mes doigts sur ma robe salie avant de me redresser malgré tout et venir vers Harald.

« A-Attendez… C’est une vilaine blessure… Laissez-moi vous aider. »

Je ne suis pas une adepte des soins et des bandages. Ce n’est pas comme si j’avais l’occasion de m’étaler sur ce domaine au Manoir. Je n’ai jamais vu Castiel blessé une seule fois. Et même si ça devait arriver, il ne serait pas du genre à se laisser panser une plaie par ma maladresse. Mais là, c’est différent. Je me sens coupable de ce qu’il vient de se passer. Si j’avais fait plus attention, peut-être que cette vilaine morsure n’aurait pas existé. Je m’applique tout de même dans ma tâche en me servant de l’eau bouillante encore disponible pour nettoyer au mieux les déchirures de sa peau.

« Je… Pardon… Je suis navrée… Tout ça c’est ma faute… »  

Je sens déjà une réponse me disant que non, ce n’est rien et que je ne suis coupable de rien. Mais pourtant, c’est la vérité. J’en suis persuadée. J’ai du mal à enlever tout ce sang sans faire plus de mal que de bien à Harald. Je sens bien qu’il se crispe et que c’est douloureux. Ma blessure est si dérisoire à côté de cela. Pourtant je ne m’arrête pas dans ma lancée et je fais au mieux pour tout nettoyer avant de bander cette horrible lésion avec le dernier linge propre disponible.

« Voilà… J’ai fait au mieux. Ça ira maintenant… »

Étant plus efficace à la cuisine, je me tourne vers ce plat en m’attardant à vérifier la bonne cuisson puis je lui sers une portion, lui adressant un sourire maladroit.

« Tenez… Ça vous fera du bien. Mangez. »

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MessageDim 12 Juil - 19:11

Même s’il avait voulu dire quelque chose, Harald n’en aurait rien fait. L’intégralité de sa concentration était utilisée pour résister aux vagues de douleur qui enserrait son épaule à chaque fois qu’Hilda touchait la blessure de ses mains. Il avait quelques cataplasmes pour ce genre de situation dans ses affaires, mais même un baume apaisant ne suffit pas à atténuer les élancements qu’il ressentait. Le moindre mouvement lui faisait mal et des tremblements parcouraient son bras par moment. Quoi qu’ait été la chose qui lui avait infligé ça, cela mettrait du temps à guérir, si jamais la plaie ne s’infectait pas.

-Ce n’est pas grave. Vous aviez peur c’est normal.

C’est tout ce qu’il trouva à dire entre ses dents. Des blessures, il en avait eu de nombreuses, d’une simple entaille au coup de dague entre les côtes en passant par des déchirures causées par un mauvais coup de griffe. Mais la force de l’habitude n’en rendait pas pour autant la douleur plus supportable et il mettait plus de temps à se remettre à chaque coup supplémentaire. Une portion de ragoût chaud le requinqua quelque peu. Un repas de voyageur, agrémenté de quelques épices, mais sans grande prétention. Au moins, il tiendrait au corps le temps de la veillée nocturne qui se profilait.

-Je ne pense pas qu’il serait sage de poursuivre la cueillette pour l’instant. Attendons le lever du soleil pour continuer.

Il termina son bol et avala une lampée de vin d’une de ses outres en cuir.

-Je monterai la garde cette nuit. Vous pouvez dormir si vous voulez. A moins que vous ne préféreriez discuter un peu.

D’un coup d’œil circulaire, Harald balaya l’endroit où ils se trouvaient. Légèrement surélevée, la portion de terre sur laquelle trônait le vieux chêne décrépi offrait un bon champ de vision sur les marécages. Mais à cause des langues de brumes qui s’étalaient un peu plus bas, impossible de distinguer quoi que ce soit. Si d’autres créatures se décidaient à les attaquer durant la nuit, elles auraient l’avantage de la surprise.

-Tenez. Ce n’est pas grand-chose, mais j'aurais du y penser avant.

Harald attrapa la dague de son ceinturon et la tendit à Hilda. Un bel ouvrage, du bon acier, bref, de quoi se protéger efficacement.

-Gardez-la près de vous et frappez toujours avec la pointe aussi fort que vous le pouvez. Peu importe l’endroit, tant que vous touchez votre cible.

Harald n’aimait pas remettre une arme à une aussi jeune fille. Pas par principe, mais parce qu’une arme n’était rien d’autre qu’un fardeau. Le mort matérialisée dans un petit bout de métal tranchant. Cependant, les circonstances impliquaient certaines mesures drastiques. Le chevalier n’avait certes pas le temps d’enseigner les rudiments du combat à la dague à Hilda, mais il pouvait au moins faire en sorte qu’elle ait de quoi se défendre.

Intérieurement, il pria les dieux pour qu’elle n’ait jamais à s’en servir.

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Hilda Rosenwald
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MessageMer 5 Aoû - 22:45


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Je suis ravie de constater qu’au moins, Harald peut manger correctement et que cette vilaine blessure ne l’empêche pas de se nourrir. De mon côté, je mange très peu. J’ai l’estomac noué et les images de ce qu’il vient de se passer me reste trop ancrées dans le cerveau pour penser à autre chose. Un demi bol me suffira avant d’essayer de tenter de prévoir la suite des événements. Je suis exténuée et je dois bien avouer que cette idée d’attendre le lever du soleil pour continuer me convient parfaitement. Ma tête me lance encore et je tiens à peine debout. Je souhaite juste rentrer... au plus vite. Mais j’ai bien peur qu’il ne faille se contenter de dormir ici, au beau milieu de ce marais hostile.

« Je monterai la garde cette nuit. Vous pouvez dormir si vous voulez. A moins que vous ne préféreriez discuter un peu. »
« Et bien... Ce n’est pas que je ne souhaite pas discuter mais... Je... J’ai juste un peu sommeil... Je voudrais dormir un peu... Enfin... Si j’y arrive. »

Il est évident que je n’y parviendrai pas. Mais le courage ne me tient plus, je veux juste rester sans bouger, juste un peu. C’est ingrat de penser ça alors qu’Harald ne dormira probablement pas. J’ai une fois de plus honte. Encore plus quand il pense encore à ma protection en me confiant une arme blanche. Je reste soudainement sans voix. Je me sens idiote malgré tout ce qu’il peut me conseiller quant à l’utilisation de cette dague. Il y a un début à tout, comme on dit souvent. Je prends l’arme avec délicatesse et adresse une sourire maladroit à mon accompagnateur.

« J’espère que je n’aurais pas à l’utiliser mais merci beaucoup. C’est gentil de penser à moi. »

Tant de questions me viennent quant à la possible utilisation de l’arme mais elles sont très vite effacées par le sommeil qui me gagne. J’abandonne très vite Harald, laissant Morphée s’emparer de moi. Dommage que ce ne fut que pour quelques heures...

-----


La nuit a été courte. Je ne suis pas du tout reposée mais me plaindre serait très capricieux car en face de moi se trouve Harald qui n’a pas du tout fermé l’œil de la nuit. Il a tenu sa parole et a monté la garde durant ces quelques heures de pénombre intenable. Pourtant, il semble si apte à reprendre la route. Je suis assez admirative. Jamais je n’aurais pu tenir ainsi sans m’écrouler ou craquer comme une débutante. Heureusement que personne n’est témoin de cette bassesse hormis mon protecteur. Si Castiel avait été là, je l’entendrais encore se moquer sans aucune retenue. Mais suis-je bête. Ce n’est pas comme si le voir poser le pied dans un endroit pareil était imaginable. Ce n’est pas son genre. Autant trouver quelqu’un pour faire le boulot. C’est marrant comme soudainement la hargne me prend et que des couleurs refont surface sur mon visage juste en pensant à ce fourbe sans scrupules. Et c’est avec une petite assurance inhabituelle que je m’adresse alors à ce cher Monsieur Vandergrift afin de lui faire part de ma soudaine motivation.

« Et bien, si votre blessure est moins douloureuse, je pense que nous pouvons y retourner ? Nous avons déjà passé trop de temps à subir les mauvaises ondes de cet endroit, vous ne croyez pas ? »

Et contre toute attente, je prends même les devants, sortant de notre petite zone de confort pour reprendre la route, empruntant un chemin qui me semble un peu plus dégagé que les autres. Mais encore boueux. Décidément, ma robe en voit de toutes les couleurs. Mais je ne peux quand même pas faire ma pimbêche pendant toute cette mission d’infortune. Il va penser quoi à force cet aventurier ? Je sais qu’il me suit et qu’il veille au cas où je me dirigerais là où il ne faut pas. J’avance toujours et au bout de quelques minutes de marche, j’aperçois au loin  un petit monticule qui dépasse, près d’une racine. Je n’ose pas me diriger vers cette protubérance tout de suite. L’expérience de la veille m’ayant légèrement traumatisée, je ne sais pas quoi faire. Pourtant, s’il s’agit des champignons que nous cherchons depuis de longues heures maintenant, ça nous épargnerait tant de soucis encore.

« Euh... Monsieur Vandergrift ? Je crois qu’il y a quelque chose là-bas... »

Aller. Je prends mon courage à deux mains et sur ces mots, je n’attends pas que mon accompagnateur ramasse la chose pour moi, je le fais. J’espère seulement avoir fait une bonne pioche pour que l’on sorte enfin de ce marais infernal. Aaah il va m’entendre Castiel à mon retour. Le bougre. Comment a-t-il pu oser m’exposer au danger comme ça...

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Hasard
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MessageVen 21 Aoû - 14:27

La nuit avait été difficile. La fatigue, Harald y était coutumier, d’autant que sa blessure le maintenait dans un état d’éveil permanent par des vagues de douleurs plus ou moins rapprochées. Le plus difficile était de maintenir un périmètre sûr avec le brouillard et l’obscurité. Une torche improvisée déchirait parfois le mur opaque le temps d’une brève virée, mais bien vite, l’humidité avait raison des efforts du chevalier. Il s’était donc contenté d’une routine monotone le temps qu’Hilda reprenne des forces jusqu’au lever du soleil.

Après un bref petit-déjeuner, la jeune fille décida de prendre les devants. Une soudaine énergie ou l’assurance que la dague à son côté la protégerait, impossible à dire, mais c’est elle qui ouvrit la marche. Harald ne sut qu’afficher un sourire palot le temps de ranger le campement. Dans sa précipitation, Hilda en avait oublié les paquetages, mais au moins, elle semblait déterminée. Après ce qu’il s’était passé la veille, c’était surprenant mais bienvenue.

Au final, ils dénichèrent une poche sombre qui pouvait passer pour un champignon au loin. Harald garda son arme au poing au cas où et s’approcha d’Hilda sans toutefois la dépasser. Si elle pouvait avoir raison, ils pourraient quitter cet endroit plus rapidement.

-Hm. Dommage.

Rien de plus qu’un détritut, encore une fois. A croire qu’une force supérieure s’amusait à les faire tourner en bourrique dans les marais jusqu’à ce qu’ils en aient oublié la raison de leur venue. D’ailleurs, pourquoi étaient-ils là déjà ?

-Les champignons…

Harald se répéta en boucle ce mot pour être sûr de le graver dans son esprit. Pourquoi alors avait-il l’impression qu’il glissait comme si un peu trop huilé ? Difficile à dire.

Il balaya l’espace à la recherche d’un autre indice. Rien qu’une brume éparse, un soleil pâlot et de la boue à perte de vue. Quelques gaz qui s’échappaient par endroit dans de molles explosions, des grognements qui pouvaient provenir du vent entre les racines de vieux arbres décrépis ou d’une autre créature des marais, mais rien d’autre.

-Continuons. Nous allons bien finir par les trouver.

Ce fut tout ce qu’il trouva à dire. Pour faire quoi déjà ? Ah, les champignons.

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Hasard
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Alea jacta est
MessageVen 21 Aoû - 14:27

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MessageJeu 17 Sep - 21:56


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
« Hm. Dommage. »

Si j’en avais la force, je pleurerais de rage et de désespoir. Le sort est contre nous, ce n’est pas possible autrement. Hormis des créatures affolantes, de la boue, des odeurs putrides et une atmosphère étouffante, il n’y a rien ici. Pas un seul champignon. J’en ai ma claque ! Je veux juste rentrer. Et plus on avance encore, plus on s’enfonce dans cette brume qui devient très gênante. J’ai l’impression qu’elle brouille tous mes sens et que mon comportement devient très aléatoire. Je m’énerve comme je n’en ai pas réellement l’habitude. L’oppression ? Peut-être. Je ne sais pas de trop. C’est étrange. Il faut que nous trouvions très vite ces champignons. J’ai comme un mauvais pressentiment. Je me retourne pour consulter mon compagnon de route mais son attitude m’interpelle soudain.

« Les champignons… Les champignons… Les champignons… »
« ... Monsieur Harald... Ça ne va pas ? »

Il semble un peu perdu. Peut-être la fatigue. Il n’a pas dormi après tout. Ou alors est-ce sa blessure qui s’est infectée et que la fièvre lui monte à la tête ? C’est franchement pas le moment... Je fais comment moi ? Je suis incapable de lui venir en aide. Malgré ses quelques mots qui me disent que tout va bien, je ne suis pas si sûre de la véracité de ces paroles. Et quand il annonce d’une voix sûre de continuer, ça ne m’enchante pas. Et s’il tombait malade ? Je ne pourrais pas le sortir d’ici. Je laisse passer mon guide devant mais je suis inquiète. Les champignons sont bien là le dernier de mes soucis maintenant. Je m’en voudrais de ne pouvoir venir en aide à cet homme qui m’a conforté et aidé jusque là.

« D’accord mais... Vous faites attention, hein ? »

Encore de longues minutes à avancer sans rien trouver. J’ai mal partout et une migraine atroce me prend. Je regarde autour de moi. On ne voit presque plus rien et je commence à me demander pourquoi j’ai accepté de venir ici. Enfin... Accepté... ? Mais non. On m’a forcé... Je ne sais plus. Ah si. Bien sûr que si. C’est à cause de mon Maître ça. Tout est sa faute... Mon visage reprend des traits agressifs et je m’arrête soudainement devant une protubérance qui se dresse sur mon chemin. Mon regard se rive dessus. Je ne fais même plus attention à Harald qui semble continuer sa route sans avoir calculé mon arrêt.

« C’est de votre faute tout ça... Je me vengerai à mon retour, vous verrez ! »

J’en ai marre. J’en peux plus. Je craque. Je suis fatiguée et dieu ce que j’aimerais enfin poser mes pieds sur la terre ferme et profiter d’un environnement plus sain que celui-là. Mon visage se crispe encore plus sous la colère. Parce que je me suis faite embobinée pour arriver ici, dans un lieu pourri qui est entrain de nous faire tourner en bourrique ! Dans mon élan, j’écrase fermement ce petit tas de terre qui ressort. Et si ce sont des champignons et bien... Tant pis ! Ils l’auront cherché eux aussi ! Et Castiel ira chercher ses fongus tout seul !

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Dernière édition par Hilda Rosenwald le Mer 23 Sep - 14:26, édité 1 fois
Hasard
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Alea jacta est
MessageJeu 17 Sep - 21:56

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MessageVen 25 Sep - 18:13

Dans la brume, avancer n’avait pas plus de sens que tenter de s’envoler en levant les bras. Les distances étaient abolies, la perception du temps quasiment nulle et les sens émoussés par tant de monotonie. Une épreuve à la fois physique et mentale, loin de ce qu’Harald aurait pu imaginer lorsqu’il avait décidé d’accompagner Hilda. Il connaissait la réputation des marais, mais l'expérimenter était différent. Surtout pour une cueillette.

La jeune fille semblait d’ailleurs concernée par son état. Un peu de fatigue couplée à la blessure de la veille et à ce brouillard omniprésent, surement. Le chevalier en était presque sûr désormais. C’était cette écharpe molle les entourant qui altérait son esprit. Pas de trace de magie, non, mais quelque chose de plus enfoui, de plus subtil, lié à la boue et aux racines. Lorsqu’ils s’étaient retrouvés hors de sa portée, il avait retrouvé une certaine lucidité qui s’étiolait désormais à mesure que la brume lui caressait les joues.

-C’est de votre faute tout ça... Je me vengerai à mon retour, vous verrez !

Harald tourna la tête pour voir Hilda qui pestait proche d’un monticule. Avait-il fait quelque chose de mal ?

-Que se passe-t-il ? Vous allez bien ?

Il s’approcha d’elle. De toute évidence, elle était vannée. Le manque d’habitude et l’environnement avait eu raison de sa patience, ce qui n’était guère étonnant. Dans sa frustration, elle piétinait ce qui ressemblait à première vue à un petit tas de terre, mais qui après un bref examen, s’avérait être…

-Des champignons !

Le chevalier enjamba la distance le séparant d’Hilda et lui saisit fermement, mais sans violence, l’épaule.

-Hilda, calmez-vous. Je crois que vous venez de trouver ce que nous cherchons.

Il posa un genou à terre et dégagea le surplus de boue. Une petite tête ronde, molle et couleur de cendre se dégagea peu à peu. Puis deux. Puis trois. Une odeur de ranci lui grimpa aux narines, mais il étala malgré tout un large sourire sur son visage.

-Je n’y croyais plus. Bravo, Hilda. Vraiment.

Un champignon à la main qu’il leva à hauteur des yeux et son humeur grimpa en flèche. Le plus dur était fait désormais. Ne restait plus qu’à trouver le chemin de retour, ce qui consistait une sacrée épreuve en soi.

-J’espère que Castiel saura se montrer reconnaissant. D’ailleurs… si je puis me permettre... Pourquoi vous a-t-il choisi vous pour cette mission ? Vous ne semblez pas vraiment avoir votre place dans les marais.
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MessageDim 8 Nov - 12:45


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Je ne me pose même pas la question de savoir si mes mots sont entendus ou pas. Pour moi, ils sont adressés à cet enfoiré de Castiel qui a tout manigancé mais il est vrai que la seule personne à entendre mes paroles est cet homme bienveillant qui n’a rien demandé. Et je déverse une colère qu’il prend probablement pour lui mais tout est flou autour de moi. Je suis bien trop anéanti par la fatigue et... je ne sais quoi qui rôde autour de nous. Je ne calcule plus rien et ce pauvre monticule prend cher sous mes coups de pieds affaiblis. Je n’entends même pas Harald crier de joie avec une telle conviction.

« Hilda, calmez-vous. Je crois que vous venez de trouver ce que nous cherchons. »

Mon épaule est prise d’assaut et sous la surprise, j’arrête tout mouvement, captant les quelques informations qui viennent de m’être données. Mon regard interroge celui de mon compagnon d’aventure qui m’assure que cette fois, c’est la bonne. Tout de suite, je pivote la tête vers ce monticule qui s’avère être bel et bien des champignons, pas trop abîmés par ma violence. Soulagement. Bonheur. Délivrance. Je suis aux anges et mon premier réflexe est de sauter au cou d’Harald étalant sans retenue mon contentement.

« J’espère que Castiel saura se montrer reconnaissant. D’ailleurs… si je puis me permettre... Pourquoi vous a-t-il choisi vous pour cette mission ? Vous ne semblez pas vraiment avoir votre place dans les marais. »

Cette euphorie bien méritée après avoir trouvé ce que nous cherchions, synonyme de retour au bercail, s’efface rapidement dans mon esprit quand je repose pied à terre. Mon sourire déjà bien faible s’éteint rapidement. Castiel ? Reconnaissant ? Soudainement, j’ai tellement envie de cracher toute ma haine ouvertement et dire haut et fort que malgré tout les efforts que je viens de fournir, jamais mon Maître se donnera la peine de me dire quoi que ce soit. Ou si. Quelques mots bien embarrassant sûrement. Il prendra ses champignons et puis tout se passera comme si de rien n’était. Je m’enfonce dans ma frustration, cherchant par tous les moyens une réponse sensée sans pour autant dévoiler la vérité. Parce que même si je suis loin d’accepter la situation actuelle, je n’ai pas envie pour autant de faire coincer celui qui est mon bienfaiteur en soi.

« Je... Et bien... J’étais... »

Je relève la tête en retrouvant un sourire radieux que j’adresse avec plaisir à mon interlocuteur. Je suis bien las et fatiguée mais j’essaie de faire comme si maintenant, tout allait bien. Après tout, nous avons ces champignons, non ?

« J’étais désireuse d’aventure et comme je ne suis jamais allée dans cette région de l’Île, j’ai moi-même supplié Castiel de me laisser y aller. Oh je peux vous assurer qu’il ne voulait pas mais, probablement certain que j’allais risquer ma vie mais j’ai quand même eu gain de cause après deux ou trois sourires ravageurs. C’est vrai que je n’étais pas préparée mais comme je vous l’ai dit, je n’ai jamais mis les pieds par ici alors... Je suis un peu partie précipitamment. »

Excuse bidon. Croira qui veut ce mensonge mais il fallait que je trouve une répartie rapidement et puis placer ces quelques mots d’ironie avec des piques à l’encontre de Castiel, ça fait du bien. Même si ça n’a aucun impact sur la personne visée, ça défoule tout du moins. Les champignons amassés soigneusement, je suis plus que tout prête pour partir et enfin rentrer au Manoir.

« Est-ce que vous allez mieux ? Nous pouvons rentrer maintenant ? »

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MessageLun 14 Déc - 21:35

Harald se pinça le menton, les oreilles attentives à la réponse d’Hilda. S’il devait la croire, elle se serait proposée pour accomplir cette mission dans les marais. Une bien étrange requête mais pas si surprenante que cela. Combien de jeunes gens désireux de voir du pays se retrouvaient embarqués dans des quêtes absurdes dont ils ne connaissaient que la récompense, pour terminer désabusés par la dure vie de vagabond et de rentrer chez eux. Ceci bien sûr, pour les plus chanceux d’entre eux.

-Je vois.

Ce fut tout ce qu’il put dire, se réservant de juger cette décision peut-être un brin trop hâtive.

-Rien ne nous retient ici. Allons-y !

Son épaule le lançait toujours affreusement, mais avoir trouvé les champignons avait propulsé son énergie dans les sommets, au point qu’il se sentait capable de renverser une montagne si on lui en donnait l’occasion. Hilda semblait elle aussi heureuse à l’idée de marcher sur autre chose que de la boue et des poches de gaz soufré.

Pourtant, le retour fut bien plus pénible qu’escompté. Sans véritable repère autre que la position d’un soleil timidement recroquevillé derrière un manteau de brume, leur progression fut lente. Et puis la fatigue, la blessure du chevalier et le terrain hostile ne leur facilitèrent pas la tâche. Il sembla même à un moment de l’après-midi qu’une autre créature des marais les avait pris en grippe mais finalement, il ne s’agissait que du vent hurlant dans le lointain. Et puis ils perdirent leur chemin deux ou trois fois, ne sachant parfois même plus la raison de leur présence dans ce lieu de perdition.

Après ce qui leur sembla une éternité, les bottes d’Harald se posèrent sur un sol moins spongieux. Sans qu’il n’y prêtât vraiment attention, la brume s’était dissipée et avec elle, la langueur qui gangrenait son esprit. A vue d’œil, impossible de déterminer de quelle côté des marais ils avaient débouchés cependant. Pas d’auberge en vue mais un début de route qui se dessinait un peu plus loin. La nuit apporterait surement son lot d’éclaircissement grâce aux étoiles, aussi le chevalier ne s’inquiéta pas de leur orientation.

-Grâce aux dieux nous sommes arrivés.

D’une prière silencieuse, il les remercia et se tourna vers Hilda, radieux comme le soleil qui frôlait la ligne d’horizon.

-Nous voilà au terme de notre mission, je crois. Une expérience intéressante, à tout le moins. Je vous laisse nous guider jusqu’à chez Castiel à partir de maintenant.

Il déchargea son paquetage et roula des épaules.

-Mais avant je propose une petite halte histoire de reprendre notre souffle. Votre employeur attendra bien quelques instants de plus, non ?
Hilda Rosenwald
« Petite rose sous verre »
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Petite rose sous verre
MessageSam 9 Jan - 19:35


Cueillette de champignons ? D'accord mais me perdez pas !
Ce que je peux être soulagée de voir que mon compagnon de route ne me pose pas plus de question et qu’il croit ce gros mensonge absurde. Après, s’il le croit réellement ou pas, je n’en sais rien. Mais ce qui compte c’est que cette excuse passe pour le moment et qu’il ne cherche pas la petite bête. Dans un sens, peut-être que j’aurais souhaité qu’Harald insiste et m’incite à cracher le morceau. Peut-être me sentirais-je libérée d’un lourd poids. Mais d’un autre côté, trahir Castiel et ternir la « confiance » qu’il m’accorde en me laissant seule avec cet homme pour mener à bien cette mission me mettrait mal à l’aise. Parce qu’au fond, peut-être que je recherche réellement une certaine reconnaissance. J’ose encore espérer que des mots de remerciements sortiraient de la bouche de mon Maître. Si seulement...

« Rien ne nous retient ici. Allons-y ! »

Voilà la réponse que j’attendais à ma question et c’est avec un entrain positif que nous prenons enfin le chemin du retour, ravis d’avoir mis la main sur ces satanés champignons. Ce que je rêve d’un bon bain, de vêtements propres et de mon lit. Ma vie d’esclave n’est vraiment pas à plaindre et ce confort que j’ai la chance de connaitre me manque affreusement depuis ces dernières longues heures. Cependant, le chemin du retour me casse très vite dans mon élan. Moi qui croyais que le pire était passé. Et bien non. Je crois perdre définitivement la tête au milieu de cette brume mystérieuse à chaque pas. Ma légère contusion à la tête me fait de nouveau mal, ma vue se brouille, mon cerveau divague. J’entends des bruits, des voix, je peine limite à faire la différence entre ce qui est vrai ou non. Je suis si fatiguée de tout ça... Je veux juste rentrer...

Je perds presque la tête quand la voix soudainement enjouée de mon compagnon de route me redresse de tout mon long, croisant ainsi son regard réjouis. Nous sommes sortis ? Vraiment ? Je regarde à droite et à gauche, revenant entre temps vers Harald qui me confirme du regard que tout est terminé et qu’une route stable nous fait maintenant face. La douleur mentale commençant à prendre racine s’efface doucement, comme si la réalité revenait au fur et à mesure. Je ne me suis même pas rendu compte du moment où nous avons posé pieds sur un sol sûr mais le bout est là. Enfin.

« Ce n’est pas trop tôt. J’ai cru que nous allions mourir ici... »

Un long soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres alors que je m’étire comme une vieille personne rouillée. Et je ne manque pas de me bloquer en cours de route sur l’affirmation d’Harald. Moi ? Nous guider chez Castiel ? Mais... C’est que je ne connais pas le chemin moi. Je n’ai jamais voyagé et... Ah mais oui. Avec mon gros mensonge, peut-être qu’il pense que je sais un minimum de chose sur l’orientation. Ce qui n’est pas le cas. Je suis incapable de retrouver notre chemin ne serait-ce que vers l’auberge d’où nous sommes partis.

« Mais avant je propose une petite halte histoire de reprendre notre souffle. Votre employeur attendra bien quelques instants de plus, non ? »

Attendre ? Ça j’en doute. Mais de toute évidence, nous ne rentrerons pas grâce à mes services. Et puis je suis sûre que Castiel n’a pas manqué de dire à son serviteur d’attendre à l’auberge notre retour pour me ramener. Jamais il ne me laisserait rentrer seule. Enfin, je crois...

« Je pense plutôt que la personne qui m’a mené jusqu’à vous pour ce déplacement nous attend dans cette auberge d’où nous sommes partis. Lui, il saura nous conduire comme il faut au Manoir. Prenons un peu de repos, vous avez raison ! Et retournons à l’auberge, d’accord ? »

J’adresse à Harald un magnifique sourire sincère et rassurée maintenant que tout ça est terminé. Je me permets même de me dresser sur la pointe des pieds pour venir déposer aimablement un baiser sur la joue de celui qui a été mon bienfaiteur durant toute cette épreuve bien difficile pour la jeune esclave que je suis.

« J’ai vraiment été ravie de faire ce voyage avec vous. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir en d’autres circonstances ! »

C’est étrange de voir que cet aventurier qui me faisait peur au départ me semble si gentil maintenant. Je me rends compte par la même occasion qu’il doit y avoir tellement de personne bien en dehors de mon petit monde mais l’impossibilité de découvrir tout cela me rend soudainement mélancolique. C’est toujours difficile de penser à sa liberté tout en imaginant que « quitter » Castiel serait difficile. Et surtout impossible.

Je secoue la tête pour me sortir de mes pensées, prenant le temps de me reposer quelques instants, vérifiant ma blessure à la tête tout en prenant des nouvelles auprès d’Harald concernant sa blessure qui semble encore assez vive.

« Nous devrions retourner vers l’auberge maintenant. Vous avez besoin de soins. »

Nous reprenons donc la route après un long moment de repos et par chance, mon bienfaiteur retrouve notre chemin assez facilement, je ne sais comment. Et c’est après une petite heure que nous retrouvons l’auberge de départ où nous attend, comme je m'en doutais, le serviteur de maison qui m’a amené ici quelques jours plus tôt. Il est maintenant tant de rentrer. J’en suis heureuse tout comme je ne pardonne toujours pas à Castiel de m’avoir envoyé  à la mort ainsi. Je suis sûr qu’il connaissait les dangers de cette mission. Voulait-il réellement se débarrasser de moi ? Mes doigts se crispent sur mon linge sale et ce sont quelques paroles d’Harald, m’accompagnant jusqu’au Manoir également pour donner à Castiel son du, qui me font oublier mes questionnements pour un temps. Peut-être aurais-je mes réponses. Plus tard. Ou pas.

Spoiler:
 

©codage par loveless ; image provenant de tumblr
Fatalité
« Petite bête vicieuse »
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Petite bête vicieuse
MessageDim 21 Fév - 19:09

Quête réussie !

Les récompenses sont donc attribuées dès maintenant en ce qui concerne les orins. Pour les potions, à vous de choisir entre deux bouteilles de soin ou deux bouteilles de renforcement de magie et de faire savoir votre choix en passant par ici.

Merci de votre participation love

Cueillette de champignons hallucinogènes 4★

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