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Hey mais non ! C'est pas mon boulot ça ! ♥ PV Castiel

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Hilda Rosenwald
« Petite rose sous verre »
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Petite rose sous verre
MessageMer 18 Fév - 13:21


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
C’est encore une journée comme je ne les aime pas. Je suis affreusement en retard sur le planning de mes tâches et j’ai une sainte horreur de ça. Pourtant, je me suis levée à l’heure, je n’ai pas trainé, j’ai travaillé comme je le fais chaque jour. A force, on finit par se comporter comme une machine à toujours faire la même chose. Mais j’ai du me planter quelque part et maintenant je me retrouve avec trois fois plus à faire en un temps record. Ça m’agace. Alors quand ça m’agace, je commence à tout faire de travers. Et en faisant du bruit qui plus est. Et rien que pour ça, je risque de me prendre une rouste verbale avec des sous-entendus fallacieux parce que je suis trop bruyante. Ah ! Monde cruel !

Vous pouvez penser que c’est étonnant de voir une esclave prendre tant à cœur la tenue d’une telle organisation. Pour une telle personne, c’est un peu beaucoup comme principe. Surtout que derrière, la considération du maitre des lieux ne suit pas forcément. Mais je suis comme ça. Depuis un an que je suis ici, j’aime à parfaire les choses que j’entreprends. Peut-être pour la considération, c’est vrai. Mais passons… ! Je suis en retard. Voilà ! Et puis je n’aime pas le ménage pas bien fait. C’est tout.

Mon regard se pose sur l’horloge trônant au centre de la pièce centrale. Panique totale. Je grimpe au plus vite à l’étage pour m’attaquer aux dernières pièces à nettoyer. Autant dire que le silence de la bâtisse est ruiné par des pas d’éléphants d’une femme pas plus grosse qu’un poids plume. Je vais la sentir passer la rouste… C’est d’ailleurs étonnant que Castiel ne soit pas encore dans mon dos entrain de me tirer l’oreille. Ou une mèche de cheveux. Vu que je ne suis pas encore prise en flagrant délit, je passe la porte de ma chambre pour continuer mon travail. J’enlève les draps, j’ouvre en grand la fenêtre pour aérer. Et le spectacle qui s’offre à moi est plutôt agréable. Le soleil perce de façon certaine les nuages et vient frapper mon visage de plein fouet. Il semblerait que ce soit une belle journée. Ma déconcentration me fait perdre quelques minutes de plus mais face à cette chaleur appréciable, je n’arrive pas à résister.

Je me penche un peu plus par la fenêtre pour mieux apprécier la brise sur mon visage. Quelques mèches de cheveux balaient mes joues et rien que ça, ça me fait étirer un doux sourire. La vue d’ici est toujours aussi imprenable et de loin, je peux même voir les agriculteurs qui s’attèlent à la tâche. Sous un soleil pareil, ça ne doit pas être évident. Mes rêvasseries s’arrêtent soudainement et mon sourire se transforme rapidement en une grimace de choc. Mon cœur ne fait qu’un bond quand je me sens dangereusement basculer droit devant, mes yeux rivés vers le sol loin en bas. Ce n’est qu’à la dernière seconde que je me fais tirer en arrière pour éviter une chute catastrophique. Je me retourne en hurlant presque au scandale, la peur encore figée dans mes pupilles dilatées. « Espèce de… » … Ça a failli sortir du fond de mes entrailles. Je ravale ma salive avant que l’irrémédiable se produise. J’ai encore bien du mal à contenir ma mauvaise langue parfois et un jour, ça me jouera des tours.

« Arrête de remuer la maison ! On dirait le Moldorm qui se glisse dans des trous un peu trop serrés ! »

Je me crispe soudainement en retenant toute gêne pour éviter que cette dernière ne vienne teinter mes joues. Quelle enflure. Petit con. Ah ce que j’aimerais lui dire là tout de suite que c’est un enfoiré. Me sortir des mots aussi tendancieux avec un sourire aussi sarcastique. Mais je ne fuis pas son regard sinon il va empirer la situation en enfonçant bien le clou. Je fais une sale moue et finalement, ne pouvant m’en empêcher, je lui balance l’oreiller qui trainait à côté dans la figure.

« Je ne vous permets pas ! Et puis d’abord, je fais mon travail, Monsieur ! »

Je savais bien que tout mon boucan finirait par me retomber dessus. C’est bien ma veine. C’est bien une journée comme je ne les aime pas…

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Dernière édition par Hilda Rosenwald le Jeu 4 Juin - 16:41, édité 2 fois
Castiel J. Moriarty
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MessageVen 20 Fév - 22:25


Dire qu’en un an elle n’a toujours pas retenu la leçon... Me tendre des perches comme ça c’est juste suicidaire. Comment voulez-vous que je ne lui joue pas un sale tour alors qu’elle m’a dérangé pendant que je calculais mon bénéfice du mois ? Et non je n’engagerais certainement pas quelqu’un pour cette tâche. Cette gamine fait plus de boucan qu’une donzelle passant dans mon lit, alors forcément quand ça arrive alors que je n’avais rien prévu, ça me dérange. Et comme à chaque fois que je viens voir ce qu’elle fiche, elle rêvasse... Dire qu’elle ose me dire qu’elle travaillait après coup, pfeu vous m’en direz tant, si elle était un petit plus concentrée elle n’aurait pas besoin de courir partout comme une tarée pour éviter la fessée. Dommage je lui la donne quand j’ai envie, raison ou pas.

Et puis, si elle était concentrée sur ce qu’elle faisait, elle ne basculerait pas dans le vide alors que je la pousse juste du doigt alors qu’elle est juste un tout petit peu penchée par la fenêtre. Si elle tombe et qu’elle s’écrase comme une crêpe sur le sol, c’est entièrement de sa faute. Il fallait être con-cen-trée. M’enfin, je n’ai pas envie d’aller à Lemuria demain pour me trouver une remplaçante, même si je pourrais partir sur une plus fournie niveau mammaire. Je la rattrape donc par le bas de sa robe pour la ramener à bon port, me marrant ouvertement pendant qu’elle se retient de me cracher tout ce qu’elle pense à la figure.
    « Arrête de remuer la maison ! On dirait le Moldorm qui se glisse dans des trous un peu trop serrés ! »
Un énorme sourire me traverse le visage, cette petite a beau ressembler à l’innocence même, elle comprendra très bien le sens caché derrière cette phrase. Ce n’est pas comme si elle n’en avait pas l’habitude. Dommage j’aurais aimé plus de rouge sur ces joues à la place de cette moue déconfite et ce lancé de coussin que je n’esquive pas.
    « Je ne vous permets pas ! Et puis d’abord, je fais mon travail, Monsieur ! »
    « Et bien, et bien. C’est qu’on fait sa vilaine petite fille. Tu appelles se pencher à la fenêtre pour contempler les travailleurs du Domaine à l’ouvrage ? Vraiment ? Si tu évitais de perdre ton temps à t’imaginer je-ne-sais-quoi de tordu dans ta petite tête, tu ne serais pas obligée de courir partout pour essayer de rattraper ton temps. Sinon la prochaine fois je te colle un déguisement de lapin blanc et tu te débrouilleras comme ça. »
Je laisse éclater mon hilarité pendant qu’elle doit me maudire intérieurement encore une fois. La pauvre... si elle savait que j’avais avancé les aiguilles de l’horloge, histoire de rigoler un peu devant sa réaction.  Je crois qu’elle hurlerait à l’injustice sauf si elle arrive à contenir sa vilaine langue à temps mais c’est tout ce que j’attends en réalité. Sauf qu’il n’est pour le moment nullement question de lui dévoiler la vérité, puisque pour le moment... j’ai surtout besoin de terminer mes comptes dans le calme et la sérénité et que... je cherchais surtout une excuse pour la suite des événements et lui refourguer un travail bien particulier.
    « Comme on dirait que le travail de mes ouvriers t’intéresse tellement et que je n’ai pas besoin de toi dans mes pattes. A moins que tu désires que je finisse entre les tiennes. » Je colle mon doigt sur ses lèvres pour finir ma phrase avant qu’elle ne proteste. « Pourquoi n’irais-tu pas faire un tour dans les fermes pour t’assurer que tout ce passe bien et que personne n’a besoin de rien. Je te laisse même un petit calepin et une plume si tu as peur de ne pas te souvenir de leur demande. Par contre tu penseras bien à secouer les plumes de ceux qui ne travaillent pas correctement, tu es la porte-parole du grand et magnifique propriétaire ne l’oublie pas ! Si tu réussis ta mission correctement, je t’offre un dessert supplémentaire ce soir. »
Tout en parlant je l’ai entrainé avec moi jusqu’à la porte d’entrée du manière avant de la laisser sur le pas de la porte, l’affublant d’un dernier « travaille correctement surtout » et de lui en claquer une sur les fesses. Tant pis... mes chiffres attendront plus tard, cette journée promet d’être très amusante.


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Hilda Rosenwald
« Petite rose sous verre »
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MessageDim 22 Fév - 22:22


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
Avec cet abruti, c’est toujours le même cinéma. Je devrais le savoir depuis le temps que je travaille pour lui. J’ai beau cacher mes gênes face à ses propos, Castiel trouve toujours les mots pour me mettre mal à l’aise. En même temps, dire ouvertement ce genre de choses sous entendant des actes peu recommandables, ça me perturbe au plus haut point. Il aura beau insister sur le fait que je « ne travaille pas bien parce que je ne suis pas concentrée », il sait que ce n’est pas ça qui va faire que je vais fermer mon clapet. Alors il en joue. Et puis comme il sait qu’avec moi, ça ne risque pas de planter, il s’acharne. Il est gagnant. Dans ma situation de petite ignorante sur le sujet, il est évident que poser des images sur ce qui est explicité, ça rend dingue. Surtout quand celui qui vous prend en grippe n’est pas des plus vilains à regarder.

Je vais pour riposter mais son doigt sur mes lèvres me fait comprendre de ne même pas l’ouvrir avant qu’il n’ait terminé. Il m’achèverait presque si je n’avais pas un minimum de retenue. Mais mes joues sont belles et bien empourprées à un degré qui rend la discrétion impossible. Et merde… Je détourne le visage instinctivement pour ne pas me rabaisser davantage à son opiniâtreté mais très vite, je reviens capter son regard avec un étonnement radical. Pardon ? Est-ce que j’ai bien entendu ? C’est une blague ? Apparemment non, vu comme je suis trainée à l’entrée du Manoir. Je n’ai même pas le temps de rétorquer que je sens une tape sur mon joli postérieur qui n’a rien demandé, étant donc à la porte, dehors, sans rien pour mettre sur mes épaules, avec une plume et un calepin dans les mains et ma haine grandissante envers ce gredin de première ! « Travaille correctement surtout. » Je t’en foutrais moi !

La porte se referme violemment. Je ne manque pas de me retourner dans mon élan et de hurler mon mécontentement en oubliant très vite ma place. Ma langue de vipère ne tient jamais… Un jour ça va vraiment me valoir une sale correction.

« Vous êtes une véritable feignasse ! J’aide pas les assistés dans leur travail ! C’est pas à moi de faire ça ! »

Il ne me faut cependant pas plus d’une demi-seconde pour réaliser que je viens de porter à voix haute des mots que j’aurais du garder bien au fond de mon gosier. Mes yeux s’écarquillent soudainement et je fais très vite volte face pour me diriger vers les exploitations avant que Castiel ne rouvre la porte. Il m’a entendu, j’en suis persuadée. Et s’il rouvre la porte, ça ne sera sûrement pas pour me murmurer des gentillesses. Mon pas file alors rapidement en tenant fermement ce calepin et cette plume. Dieu sait comme je n’aime pas écrire en plus, n’y étant que peu habituée…

J’ai de la chance dans mon malheur, il fait beau. Mais pourtant, je ne suis pas rassurée de descendre seule vers le Domaine. « Tu es la porte-parole du grand et magnifique propriétaire » … Non mais pour qui il se prend. Je ne sais même pas comment gérer autre chose que la gestion de sa bâtisse. Et il sait tout ça en plus ! Et s’il y avait des personnes malfamées dans ses terres, hein ? Je suis incapable de me défendre. Je m’arrête soudainement en me mordant la lèvre inférieure, laissant un frisson de peur me parcourir l’échine. C’est comme si j’étais pétrifiée tout à coup. Mon regard se porte sur les champs déjà plus près de ma vision. L’air de cette liberté de quelques heures me tente tout comme la frayeur me retient. Je suis pourtant déjà venue ici une ou deux fois mais Castiel n’était jamais loin. C’était rassurant, quelque part. Là, il va se planter dans son fauteuil à soi-disant « travailler » pendant que je suis là à faire son boulot. Toute seule. Et là, ce n’est pas rassurant.

L’idée de faire demi-tour me vient mais si je retourne au Manoir, je vais me prendre une soufflante. Alors je renonce et finalement, mes pieds foulent le sol de ces fermes et vignobles. Mais je n’en mène pas large. Je suis pétrifiée. Et ça doit se sentir. Les regards des travailleurs envers ma petite personne sont étonnés, confondus, parfois indifférents. Et c’est avec mon autorité qu’on ne me connait pas que je dois… aller vers eux ?

« Bon et bien… Quand faut y aller… »

Je n’y arriverai pas, c’est une évidence. Mes doigts se crispent sur ma plume alors que le vent balaie de façon plus prononcé mes cheveux. J’aimerais plutôt profiter de ce temps pour me balader sans aucune contrainte. Ça serait plus reposant. Ce que je peux haïr ce fainéant…

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Castiel J. Moriarty
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MessageDim 1 Mar - 23:42


Je me marrais ouvertement derrière cette porte fermée. Je savais qu’elle ne pouvait pas m’entendre mais moi j’entendais parfaitement ses paroles pleine de protestation qu’elle m’envoyait. Ce qui accentuait mon hilarité. J’aurais très bien pu ouvrir cette porte brusquement et lui faire « BOUH ! », juste pour me délecter de l’expression horrifié qu’elle aurait pu m’offrir maiiiiis... elle en serait surement tombée dans les pommes. Pas pratique de refourguer le travail à une gamine catatonique, alors je me retiens ou plus exactement je me fais violence pour ne pas lui faire le coup. J’attends que le bruit de ses pas s’éloignent jusqu’à être presque inaudible et je m’envole pour la suivre. Empruntant ma force ectoplasmique.

Cela me permet de rester parfaitement discret, totalement invisible, et de la suivre sans qu’elle ne se doute de rien. Je songeais plusieurs fois aux réactions qu’elle pourrait avoir en découvrant qu’un spectre la suivait. C’était divin mais il était, hélas, hors de question de lui faire découvrir ma vraie nature. OH ! Quoique... si je devenais méconnaissable et qu’elle s’imaginait être poursuivie par un fantôme maléfique ça pouvait être... fort amusant. C’était une idée à creuser pour être le plus rapidement exécutable. Si j’arrivais à l’exploiter en cette belle journée ça serait parfait. Si elle retourne directement au manoir pour s’y réfugier ça me fera une belle pique à lui envoyer dans la figure. Si elle s’enfuit dans la mauvaise direction pour quitter le domaine... je l’accroche dans la cave, pendue par les pieds comme un vulgaire jambon. Elle n’avait pas intérêt à me décevoir la petiote.

Elle est hésitante, ce n’est guère étonnant mais je ne m’attendais pas à la voir confiante et prête à se rendre auprès des travailleurs la tête haute. Ça aurait été absolument décevant si elle avait fait le travail sans rechigner. Je la connaissais sur le bout des doigts et elle agissait strictement comme je l’espérais. Je la vois qui avance doucement vers les premiers agriculteurs, son calepin à la main, ne pouvant ignorer que ces derniers doivent bien se demander ce que fait la bonne du big boss -moi - loin de son rayonnement. Qu’à cela ne tienne, je ne suis pas si loin de ma petite planche à pain, je ne laisse pas trainer mes affaires sans surveillance mais pour le moment... inutile de dévoiler le pot aux roses trop tôt. Sauf si l’un deux essayent de profiter de mon bien, mais il risque d’en avoir les mains coupées.

Je l’entends qui papote gentiment mais je me tiens trop à l’écart pour entendre quoique ce soit. « Crap. » Enfin je peux me rapprocher facilement cela dit quand, une idée vient de surgir brusquement dans mon esprit. Et si on lui donnait un petit challenge à cette mauvaise langue ? Histoire de lui rappeler qu’à mal parler aux gens ont fini souvent par se retrouver avec un retour de bâton pile sur le nez. Ça ne serait que méritait après tout, elle ne pourra pas dire le contraire. Bon je sais qu’elle protestera mais ça ne durera pas bien longtemps. Reprenant une forme « consistante » je m’approchait d’un de mes vassaux qui se tenait un peu en retrait. Invisible depuis le lieu où se trouvait Hilda.
    « Hep jeune homme ! Viens voir un peu là. »
    « Mo-monsieur ?! »
Il ne s’attendait certainement pas à me voir débarquer comme ça, « dont ne sait ou », mais il ne se fait pas prier pour s’approcher de moi en trottinant rapidement. Brave garçon, je m’en souviendrai de cela.
    « Que puis-je faire pour vous monseigneur ? »
    Je lui souris largement en l’attrapant par les épaules, puis lui montre Hilda du doigt. « Tu vois la petite tête rose là ? » Il acquiesce. « Je veux que tu ailles la voir en te plaignant de tous les maux possibles. Que le travail est trop dur, que c’est mal payé, que c’est inadmissible. Ce qu’il te passe par la tête. »
    « Mais attendez s’il-vous-plait ! Je n’ai aucune raison de me plaindre, je suis très bien ici ! »
    « Ne t’inquiète pas mon bonhomme, ce n’est qu’un mensonge pour tester cette petite tête dure. Tant que tu ne le penses pas, c’est par-fait. Surtout n’hésite pas à faire du bruit, fais lui bien peur. »
    « B-bien monsieur. »
Le voila qui se dirige aussitôt vers Hilda, vociférant de tous ses poumons en l’accusant de choses diverses et variées. Je me laisse aller à un fou rire en voyant la mine déconfite qui apparait sur son visage. Ah ! Elle ne s’y attendait pas à ce coup-là. Je me délecte de ce spectacle. C’est MA-GNI-FI-QUE.


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Dernière édition par Castiel J. Moriarty le Dim 29 Mar - 12:16, édité 2 fois
Hilda Rosenwald
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MessageMer 4 Mar - 20:02


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
Il est clair que je ne peux plus faire demi-tour. Plus maintenant que je me trouve déjà au beau milieu de quelques agriculteurs se posant mille questions sur ma présence ici. Et ma tenue n’est pas réellement adéquate à ce « rôle de propriétaire » que je dois endosser. Une petite robe légère et avec du vent s’il vous plait. Tu m’étonnes que tous ces gens me regardent bizarrement. Ah ! L’enfoiré ! Je fais quoi moi maintenant ? Je tourne légèrement la tête pour regarder derrière moi. Comme s’il allait y avoir quelqu’un pour me sortir de ce pétrin. Je peux toujours rêver mais peut-être que Castiel reviendrait sur sa décision ? Personne. A s’en douter. Je fais de nouveau face aux exploitations et finit par avancer timidement serrant affreusement ce calepin et cette plume comme s’ils allaient pouvoir me sortir d’un possible merdier.

Mes pas me guident un peu plus loin. Difficile de faire ce qu’on me demande quand personne ne prend la peine de vous regarder autrement qu’en coin avec un visage qui montre facilement soit l’incompréhension, soit le dégout, soit… des pensées pas très nettes. Je me crispe face à ces comportements. Forcément. Balancer une blonde habillée de cette manière, ça attire aussi l’œil des moins bien attentionnés. Je le savais qu’il y avait des gens malhonnêtes ici. Ce n’est vraiment pas ma journée. L’envie de faire demi-tour est encore plus grande. Ou de fuir… je pourrais. Castiel n’est pas là pour me surveiller. Mais ça serait me mentir à moi-même d’adopter ce comportement. Alors je prends sur moi et j’essaie d’ignorer ces pervers afin de tenter une approche ailleurs. Vers ces personnes s’occupant de belles vignes bien fournies par exemple. Je reste un instant sans bouger, admirant cette verdure qui s’offre à mes yeux. Je m’autorise cinq minutes pour m’extasier devant ces fruits qui donneront plus tard ce breuvage si apprécié de tous. Après tout… Je représente le propriétaire qu’il a dit, non ? Donc juste cinq minutes…

« Mademoiselle ? »

Mon cœur fait un bond alors que je refoule un cri. J’ai eu peur. Très peur. Ce volte face assez alarmant a même fait sursauter cette femme venant simplement me questionner. Savoir si j’étais là de la part du gérant et pour me demander quelques faveurs concernant son travail. Je m’excuse. Platement. Je l’écoute en bavardant un peu avec elle. Je m’efforce d’écrire ce qu’elle me demande. C’est difficile. Ça fait longtemps que j’ai tenu une plume. Mais mes efforts sont très vite bousculés par une tempête qui arrive sans prévenir. Je n’ai pas le temps de comprendre la situation que je me fais déjà insulter de tous les noms. Mes yeux forment des billes d’incompréhension. Je suis outrée comme je suis sidérée face à cet homme hystérique. Je suis figée sur place avec un visage qui se tort sous une forte pression. Le ton monte à chaque fois que je recule d’un pas, me faisant vite rattraper. Je ne peux même pas en placer une…

« Mais… Mais je… »

Et il continue de me hurler à la figure. Je ne comprends pas et je me sens soudainement très mal à l’aise, sans compter tous ces regards qui se tournent vers cette scène d’altercation. Je ne sais pas quoi faire et ces cris me font presque culpabiliser d’une chose que je n’ai pas faite. Je cache mon visage derrière mon calepin comme pour me protéger. Ce mécontent finit par taper du pied au sol pour me faire comprendre que la situation ne lui convient plus et un geste non maitrisé dans sa foulée me frôle. Je me sens trembler de tous mes membres et là, mes yeux se figent. Ma tête se relève et je fixe ce gueulard d’un regard plus ferme. Il ne me faut alors pas longtemps pour retrouver ma langue de vipère. Ah, maudite soit-elle cette garce ! Mais ce bon vieux bonhomme n’est pas Castiel. Je ne lui dois rien. Et même si je suis terrorisée, je ne supporte plus ce ton. Je me sens agressée, visée pour un méfait que je n’ai pas commis. Je suis surtout paniquée… Alors les mots sortent tout seul, menaçant l’importun de ma plume.

« Non mais dites-donc vous là ! Vous vous prenez pour qui ?! Je ne vous ai rien fait je vous signale alors vous allez fermer votre clapet ! Si vous avez un problème avec votre boulot et votre salaire, vous avez qu’à vous en prendre à votre RES-PON-SABLE. »

Ma conscience me gifle soudainement après cet écart de comportement et alors que ce pauvre homme me regarde à son tour avec incompréhension, je porte une main à ma bouche. Ce n’est pas un comportement à adopter. Si Castiel avait été là, il m’aurait remonté les bretelles… Je suis confuse, gênée mais en même temps, il m’a poussé dans mes retranchements cet idiot.

« Enfin… Je voulais dire… Dites-moi les choses plus gentiment… »

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Castiel J. Moriarty
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MessageMar 17 Mar - 21:33


Je me tord de rire dans mon coin en voyant la mine déconfite de ma jeune esclave. On dirait qu’elle se décompose tel un cadavre, devenant livide après être passée par un teint verdâtre, dès les premières gueulantes de mon petit émissaire. Il aura au moins le mérite de jouer le jeu, même si à sa place j’en aurais profité pour lui jeter quelques objets à la figure. Juste histoire de tester son habilité à esquiver. Mais si ! Juré ! Je n’oserais pas voulu juste rigoler devant sa tête d’assommée. Vraiment, je n’oserais pas. Dommage il ne fera rien d’autre que pester sur elle, l’accusant de tous les maux, la traitant de jolis noms d’oiseaux bien colorés. Mais c’est qu’il mériterait presque une récompense ce petit.

Elle recule. Je m’attendrais presque à la voir prendre ses jambes à son cou pour enfin fuir vers le manoir. C’est con, j’ai fermé la porte en partant. Ahah ! Mais il n’en est rien, le jeune homme ne la laisse vraiment pas partir. C’est qu’il prend son rôle très à cœur ! J’apprécie ! Elle se cache, quel manque de jugeote de sa part. Cette petite a encore beaucoup de chose à apprendre et ce n’était pas vraiment le genre de réaction que j’escomptais voir. J’espère qu’il la poussera à bout. Sera-t-elle digne ou ne le sera-t-elle pas ? Telle est la question. Jusqu’à ce qu’il tente de la gifler. Hum... hum... j’hésite entre le punir sur ce coup ou non. Il remplit très bien la mission demandée mais il n’a pas à casser mes affaire non plus. Heureusement qu’il se loupe, ça me laissera le temps de débattre intérieurement sur la question plus tard.

Et là je vois un nouveau changement de couleur. Ah c’est qu’elle nous ferait presque un arc-en-ciel mais voila enfin ce minois tout rouge et furibond que je lui connais. Ça y est, elle explose. Voyons comment elle gère la situation.
    « Non mais dites-donc vous là ! Vous vous prenez pour qui ?! Je ne vous ai rien fait je vous signale alors vous allez fermer votre clapet ! Si vous avez un problème avec votre boulot et votre salaire, vous avez qu’à vous en prendre à votre RES-PON-SABLE. »
Quel flop spectaculaire. Comme attendu, elle a sauté à pied joins dans le plat tout en en mettant partout, partout. C’est un échec critique pour la petite rose qui pourra rentrer en étant trainée par la culotte. Aaaaah quelle magnifique journée, elle ne me déçoit pas la donzelle. Enfin si, d’une certaine manière elle me fait un peu honte mais c’était tout ce que je demandais, qu’elle se ramasse lamentablement dans cette mission. Même si elle essaye de se rattraper mais je n’ai pas le cœur assez généreux pour lui laisser le temps d’arranger les choses.
    « Non mais dis donc toi là ! » J’utilise ses propres paroles pour enfoncer directement le couteau dans la plaie. « C’est comme ça que tu parles à mes pauvres travailleurs quand il faut régler un conflit ? Voyons quelle image donnes-tu de la maison en agissant ainsi ? N’as-tu donc aucune tenue ? Ahlalala, tes précédents propriétaires n’ont vraiment pas pris la peine de t’éduquer, c’est tout simplement déplorable. Heureusement que je suis là pour rattraper les choses. »
Oui je me paye magistralement sa tête, d’autant plus que j’ai tout de même le réflexe de la dédommager publiquement en mettant la faute sur les personnes qui l’ont acheté avant moi. Ces agriculteurs, bien trop stupides, n’y verront que du feu, ne pensant certainement pas qu’un esclave qui changent de main ce n’est pas forcément flatteur. Mais ça, elle, elle le sait et c’est justement pour cela que j’appuie bien sur ce détail. Quel bonheur de pouvoir sauver les apparences tout en offrant un message bien clair à son destinataire. Et je vois parfaitement qu’elle le comprend immédiatement, son teint blêmit à nouveau mais je ne sais pas si elle est juste morte de honte ou si elle bout tout de même intérieurement en comprenant que je l’ai piégée. Si elle le comprend. Ça c’est une autre histoire.
    « Je vous présente mes plus plates excuses. Je vais ramener cette petite étourdie à la maison pour lui enseigner les bonnes manières. Que cet incident ne vous distrait pas de votre travail cependant. »
Mes mots sont neutres mais secs. Ma politesse n’est que professionnelle, s’ils ne s’en doutent pas, ils n’ont pas besoin qu’on leur répète deux fois qu’ils auront vite intérêt à reprendre leur tâche sans se laisser distraire par ce petit événement. Le domaine a une réputation à tenir et chaque faux pas découle automatiquement sur un renvoi. Je ne me préoccupe donc plus de ces petites gens et retourne directement chez moi, suivi de près par une jeune fille qui se fait bien silencieuse pour le coup.


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Dernière édition par Castiel J. Moriarty le Dim 29 Mar - 12:12, édité 1 fois
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MessageDim 29 Mar - 12:05


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
Cet homme en face de moi ne me dit soudainement plus rien. Est-ce que j’ai réussi à le toucher avec ces mots un peu acerbes ? Je ne sais pas en fait. Je ne m’inquiète que trop peu de cela. Ce qui me fait peur c’est plutôt les conséquences qui pourraient me tomber dessus. Je me rends compte bien après mon méfait que je n’aurais pas du parler comme ça. Qui me dit que justement, cette victime de ma langue de vipère ne va pas aller se plaindre à son supérieur, qui, ne l’oublions pas, est le mien également ? Mais… Je n’ai fait que me défendre… Je prie tous mes dieux possibles pour que Castiel soit resté dans son Manoir à soi-disant travailler. Mais pourquoi cet homme ne dit plus rien… ?

« Non mais dis donc toi là ! »

Je fais un bond magistral. Je sens mon cœur vriller comme si on venait de lui donner une pression pour qu’il tourne sur lui-même sans relâche. Cette voix est plus que reconnaissable. Ce ton. Cette ironie des mots choisis. J’en laisse tomber mon calepin et ma plume. Je n’ose pas me retourner. Quelle poisse. Je suis dans de sales draps. Je devrais me poser la question de savoir pourquoi Castiel se trouve ici alors qu’il m’a envoyé à sa place pour justement être tranquille au Manoir. Mais au lieu de ça, je pense surtout à comment me sortir de ce sale pétrin. Je me retourne pour faire face à ce vil démon. Je commence à ouvrir la bouche pour me défendre mais il renchérit. Avec ce sourire en coin bien dissimulé que je ne peux que percevoir avec l’habitude.

« Tes précédents propriétaires n’ont vraiment pas pris la peine de t’éduquer, c’est tout simplement déplorable. »

C’est tout ce que je retiens de la réprimande de mon maitre. Ces mots me glacent sur place. J’affiche une mine surprise et outrée à la fois. Il n’y a plus rien autour de moi. Étrangement, je ne me soucis pas de passer pour la risée de ce public agricole pour le moment. Si eux ne comprennent pas le message lancé, moi, il m’atteint en plein ego. C’est un sujet sensible et Castiel le sait. Passer de main en main pendant six ans de ma vie a été très difficile. Je dois avouer que je me réjouis aujourd’hui d’avoir une situation relativement stable. Mais là, tout s’écroule. Mon visage devient aussi pâle que celui d’un cadavre. J’ai presque honte de moi. De tout ça. Et finalement, je commence à me rendre compte que je passe pour l’esclave de service qui ne vaut rien devant toute une assemblée. Je me crispe soudainement. Si ça se trouve… Tout ça c’était fait exprès… C’est même évident. Clair et limpide. Je me mords la lèvre inférieure en murmurant entre mes dents un « espèce de petit con… » avant de me taire définitivement. C’est ce qu’on appelle se faire clouer sur place.

Pendant que cet enfoiré rappelle gentiment ses employés à l’ordre pour reprendre leur travail, je ramasse ce calepin que j’avais commencé à remplir avant de suivre Castiel pour reprendre le chemin du Manoir. Ma frustration soudaine me fait emboiter le pas. Je vois rouge tout d’un coup. Je suis vraiment en colère. Mais je n’ai aucun moyen de l’exprimer sans manquer de respect à cet abruti. Bien que du respect, maintenant, il n’en mérite pas. Je passe devant lui et franchit la porte de la bâtisse en premier. Ma conscience me dit d’en rester là, de ne pas commettre ce qui pourrait encore me retomber dessus. Parce qu’au fond, c’est ce que Castiel recherche, que je pète les plombs. Je le sais mais pourtant… Je n’en reste pas là. Je me sens blessée dans ma dignité. Si tant est qu’il m’en reste une. Je me retourne en restant dans l’embrasure de la porte d’entrée, empêchant le maitre des lieux de passer.

« Alors comme ça, ça vous fait marrer de me faire passer pour une débile devant tout le monde ? Si vous croyez que je vais me laisser marcher dessus par un de vos crétins d’employés pour VOTRE bon plaisir, vous vous mettez le doigt dans l’œil ! Je ne suis pas stupide et j’ai bien deviné votre mascarade ! »

Je suis furieuse. Ça va me couter ma tête… Il va me tuer. Me revendre. Me jeter dehors. Je risque tous les maux possibles mais je n’arrive pas à m’arrêter dans mon élan. Je serre ce calepin comme si j’allais le déchirer d’une main et je le balance violemment dans la tête de Castiel.

« Tenez ! Ça c’est pour vous ! Parce que MOI j’ai fait le boulot qu’on m’a demandé ! A vous de faire le votre ! »

Un petit silence de quelques secondes.

« Je vous hais. Du plus profond de mon âme ! »

Ce n’est pas vrai. C’est ça qui est dérangeant… Ce n’est pas vrai. Mais je suis si en colère que je dis ce que je ne pense pas. Ça ira mieux demain ? Si je ne me fais pas engueuler comme il se doit avant… D’ailleurs, je me retourne pour tenter la fuite. Je viens de m’enfoncer au plus bas de la bêtise et je m’en rends compte qu’une fois la chose faite.

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Castiel J. Moriarty
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MessageJeu 16 Avr - 16:42


J’étais en train de me demander quand elle allait finir par imploser, et même mieux par exploser, car je ne doute pas qu’elle bout déjà de fureur intérieurement. Cela avait toujours été le but de la manœuvre et elle était tombée en plein dans ce piège si rondement mené et pourtant si improvisé. Les cheveux roses sont définitivement des parents des blonds. En version plus naïfs… et plus impulsifs. C’est amusant comme il est tellement facile de l’envoyer foutre les deux pieds dans le pas quand on titille un peu sur la corde sensible. En fait cette gamine est un véritable dragon, il suffit de lui chatouiller le bout du nez pour la voir crachouiller ses flammes… sauf qu’elles ne brûlent même pas un tout petit peu.

Elle fonce pour passer devant moi, comme si elle essayait de fuir pour aller se réfugier dans sa chambre avant que je ne puisse lui dire quoique ce soit de plus. A moins qu’elle essaye de prouver quoique ce soit d’autre. Mon sourire mesquin toujours aux lèvres, je ne suis pas perturbé le moins du monde par cette attitude et je continue paisiblement mon chemin vers ma demeure. Oh ?  Elle ne comptait donc pas s’enfouir sous sa couverture en espérant ne pas avoir eu à se lever ce matin. Cela ne m’étonne pas de l’entendre cracher son fiel à plein poumon, il ne manquerait plus qu’elle gonfle le torse et j’aurais presque peur… ou pas. Je l’écoute sans broncher, elle est bien furieuse, comme je m’y attendais, et cela étire encore d’avantage ce sourire que je ne lui cache pas.
    « Tenez ! Ça c’est pour vous ! Parce que MOI j’ai fait le boulot qu’on m’a demandé ! A vous de faire le vôtre ! »
Voilà qu’elle me jette son calepin en prime pour appuyer ces mots. Ah j’aurais bien voulu me dématérialiser juste pour voir ses yeux se dilater sous la peur en voyant que son projectile ne fait que me traverser. Mais je n’ai pas envie de me faire percer les tympans de suite. Alors tant pis, ça me cogne le haut de la tempe avant de s’écraser mollement sur le sol mais ce n’est pas comme si ça faisait vraiment mal.
    « Je vous hais. Du plus profond de mon âme ! »
    « Pauvre chou. Bouhou. Tu n’as toujours pas compris l’intérêt de ce genre d’exercice ? Pourquoi penses-tu que tu finis toujours pas retourner sur les étals de Lemuria ? » C’est bas, c’est vil, et je laisse le silence se suspendre entre nous pendant quelques secondes, le temps que l’information percute son cerveau. Que je puisse également me délecter de l’expression qu’elle déclenche. « Tu devrais te sentir reconnaissante que je veuille te montrer que ton caractère est incompatible avec ta petite condition et que je suis siiiiiii enclin à supporter tes frasques. Alors… » Je me baisse pour ramasser le carnet avant de la déposer en équilibre sur le haut de son crâne. Non sans avoir lui avoir donné une tape sur la tête avec. « … n’oublie jamais que le seul qui donne des ordres ici, c’est moi et moi seul. Alors tu vas gentiment reprendre tes petites notes et me faire un joli rapport de ce que tu as appris. Comme ça tu pourras me faire un peu de lecture après le diner. »
Personnellement je trouve que je suis une âme trop généreuse. Cette furie aurait certainement eu droit à bien des coups de fouet si elle avait osé parler comme cela devant ma chère Ophélia, du moins j’imagine. Mais ce n’est pas avec un corps aussi frêle qu’on perdrait son temps à l’envoyer dans l’arène de cette jolie ville. En un coup et couic, à plus de petite donzelle à la langue trop pendue. Ce n’est, heureusement pour elle, pas ce que je cherche à faire, non je préfère me charger de son cas moi-même. Après tout c’est tout cela que je me suis décidé à l’acheter alors qu’on me réservait tellement mieux. C’est ce trait de caractère qui m’amuse tant.
    « Oh je dois bien avouer que te faire tourner en bourrique et des plus amusants et des plus divertissants. Tu craches, tu craches mais au final tu remplis très bien ton rôle, il ne me manquait que la coupe de vin pour profiter pleinement du spectacle. Tu sais ce qu’on dit : chien qui aboie ne mord pas et puis… ce n’est pas en hurlant que ça fera de toi, celle qui porte la culotte. Et si j’avais eu envie d’une bonne femme pour m’enquiquiner, j’aurais pris une épouse. » Je me penche alors vers elle, comme si j’allais l’embrasser sur la joue mais je me contente de lui murmurer à l’oreille. « De la haine à l’amour il n’y a qu’un pas, veille à ne pas te tordre la cheville. » Je clos ce petit jeu en profitant de cette proximité pour soulever sa robe d’un seul geste, la remontant jusqu’à sa tête. « Une blanche. Comme je les aime. Ahahahaha. »


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Hilda Rosenwald
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MessageDim 26 Avr - 20:24


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
Comment aie-je pu penser une seule seconde qu’après avoir ouvert ma grande bouche de cette manière, le maitre des lieux ne m’en tiendrait pas rigueur ? J’ai fortement cru que tout était fini pour moi. Mais au final, aucune méchanceté ne ressort. Enfin… Tout dépend de comment on perçoit la notion de méchanceté. Pas de gestes brusques, mais des mots. Des mots qui m’arrêtent dans mon élan et qui ont l’effet d’une masse cognant contre mon crâne avec violence. Castiel sait où frapper. Je me retourne pour faire face à ce sourire implacable de petit con qui maitrise plus que tout l’art de la parole. Il me faut peu de temps pour que l’angoisse ne me prenne. Rien que la mention des étals de Lemuria me fait trembler de tout mon être… Je ne veux pas y retourner. Je baisse soudainement la tête, peu fière de mon comportement et surtout… de ce qui pourrait en découler.

« Tu devrais te sentir reconnaissante que je veuille te montrer que ton caractère est incompatible avec ta petite condition et que je suis siiiiiii enclin à supporter tes frasques. »

J’écarquille les yeux de surprise. Je ne comprends pas… Comment peut-il encore vouloir tenter de faire quelque chose de mon caractère difficile après tant d'écarts de conduite ? Je sens juste un petit poids sur le haut de ma tête avec la pichenette qui suit. Rien de plus si ce n’est la prononciation de quelques ordres. Trop souvent je me suis demandé pourquoi Castiel se montre si patient. Je n’ai jamais été habitué à tant de « clémence ».  Il est vrai qu’il ne ressemble en aucun point à tous les maitres que j’ai pu avoir mais une telle véhémence de ma part aurait déjà du me couter très cher. Mes doigts viennent agripper maladroitement le calepin pour le reprendre, n’osant pas relever le visage.

« Je… Pardon… Mais vous savez que je ne sais pas bien lire… »

Ce n’est pas ce que je souhaitais dire. Tellement de sentiments me traversent que je n’arrive plus à m’exprimer convenablement. Au lieu de ça, je m’écrase devant le maitre du Domaine. C’est vrai que je ne mords pas. Je n’ai jamais mordu. La preuve étant que je suis une esclave soumise et que jamais je n’ai su m’affranchir de tout ça. Je suis bien faible face à une triste réalité. Je m’enterre dans un mutisme qui ne me ressemble pas. Mes nerfs réagissent inopinément seulement à l’entente d’un mot qui détruit toute ma léthargie. Mon cœur s’emballe presque devant cette éventualité qui, contre toute attente, me perturbe. Une « épouse » … ? Sans vraiment comprendre le pourquoi du comment, je me raidis intérieurement. Et cette réaction précipitée ne passe probablement pas inaperçue. Mes yeux se plissent et une sale moue déforme le coin de mes lèvres.

« Une ép… »

Pas le temps de finir. Cette soudaine proximité m’achève dans l’affinement de tous mes états. Je frôle la syncope. Autant je suis rodée avec les propos peu catholiques de Castiel, autant je ne le suis pas avec ses gestes. Et passer aussi près de mon visage après avoir éveillé un émoi à cause d’une possible…. « épouse »… ça ne va pas en ma faveur. Je suis pétrifiée et autant dire que mon teint passe par toutes les variations de rouge possible.

« De la haine à l’amour il n’y a qu’un pas, veille à ne pas te tordre la cheville. »

Je dirais même des variantes de rouge inexistantes. C’est à peine si mes chevilles ne cèdent déjà pas sous cette provocation à deux sous. Mais je tombe en plein dedans. Il ne manque pas de toupet ! Pourtant j’ai l’habitude de la fourberie de mon maître, mais là tout est si inattendu. Et… Mais d’abord… Pourquoi je réagis comme ça ? Qui pourrait donner de l’amour à cet enfoiré de toute manière ? C’est un scélérat fini ! Il mériterait lui aussi une bonne pichenette sur le nez.

« Qui pourrait s’éprendre d’un gredin comme vous ?! Allez dont vous chercher une femme et arrêtez de dire des bêtises ! »

Et comme si ça n’était pas suffisant, je me retrouve en deux temps trois mouvements avec ma robe bien plus haute qu’il ne faudrait, dévoilant en toute beauté mon sous-vêtement, à vue de tous. Pivoine absolue. D’un rouge magnifique. Je parle bien sûr de mes joues. Mes mains se posent violemment sur les pans de ma robe pour la faire descendre et cacher ainsi toute partie intime.

« M… Mais enfin ! Je ne vous permets pas ! Est-ce que ça vous plairait si je m’amusais à vous soulever le pull comme ça… ?! »

Pour ne pas dire « baisser le pantalon » pour donner un équivalent de ce que je viens de subir. Ça serait me mettre encore plus dans la mouise et ce bougre serait capable de rentrer dans le lard pour bien profiter de ces paroles pas très gracieuses. Et ce crétin rit à n’en plus finir. Il est content de sa bassesse. Mon angoisse est totalement partie et pendant que je secoue le calepin sous son nez, je prends un air de quelqu’un s’apprêtant à faire la morale en fixant le maitre des lieux droit dans les yeux et en gonflant mes joues emplies de jalousie.

« Aaah ! Vous êtes irrécupérable ! Vous en faites un bel enquiquineur ! Ça vous ferait les pattes d’avoir une épouse tiens ! Mais je vous préviens… Venez pas vous plaindre après si votre ménage est mal fait et si votre linge est mal lavé et si Madame râle parce que vous êtes trop exigeant et absolument machiavélique et si vous ne mangez pas bien et si votre lit n’est pas fait et… Enfin voilà… ! C’est vile une épouse et en plus, ça pique votre argent ! »

Sous entendu : « vous ne pouvez pas me remplacer, je suis indispensable et personne peut faire le boulot aussi mieux que moi ». Mais ça, Castiel ne le comprendra pas, n’est-ce pas ? Pourtant, ça serait un bénéfice pour moi d'être remplacée par une Mme Moriarty. Ma liberté serait à envisager dans un tel cas. Mais rien que d’y penser, ça me fait plus mal qu’autre chose. Je ne perds pas de temps pour foncer à l’intérieur. Je suis super gênée. C’est de sa faute ! Je n’ai plus qu’à me cacher loin maintenant… Ce n’est pas comme si je venais encore de parler comme une dépravée…

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Dernière édition par Hilda Rosenwald le Jeu 4 Juin - 16:40, édité 1 fois
Castiel J. Moriarty
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MessageVen 8 Mai - 0:14


Son expression est juste divinement drôle. Cette petite est tellement prévisible qu’il est d’une facilité déconcertante d’en tirer profit et d’obtenir les mines et les couleurs que l’on souhaite. Un véritable livre ouvert aux caractères imprimés en gras, donc parfaitement lisible à des kilomètres. Elle a beau jouer au petit dragon aux gencives dénudées, il suffit d’un seul mot, d’un seul geste pour inverser la vapeur et se retrouver avec une petite souris tremblotante entre les doigts, qui finirait broyée sous une seule pression. Je ne pourrais faire mieux qu’en lui mettant des fils directement sur les poignets et les jambes mais il est tellement plus amusant de la laisser cracher son venin pour pleurer sur ses fautes ensuite.
    « M… Mais enfin ! Je ne vous permets pas ! Est-ce que ça vous plairait si je m’amusais à vous soulever le pull comme ça… ?! »
    « Ahahahaha ! Essaye seulement si tu l’oses et je pense que tu auras très rapidement ta réponse. J’espère que tu n’as pas peur des risques encourues. Et je ne vais certainement pas attendre ta permission, je n’en ai pas besoin. »
Je suis hilare devant cette gêne si prononcée. Faire du rentre-dedans à cette jeune « innocente » est une pratique courante mais qui marque des points à chaque fois. Néanmoins je n’oublie pas de lui rappeler que ce n’est pas ces protestations qui y changeront grand-chose, puisqu’elle n’y a de toute façon pas droit. Qu’elle ne possède aucun droit. Certains y verraient sans doute une forme de cruauté, personnellement je trouve que cette gamine a encore beaucoup de chance alors il faut bien que je rattrape la chose. Tant qu’elle me divertit pourquoi devrais-je changer les choses ? Ce serait tellement dommage.

Enfin... je disais qu’elle était comme un livre ouvert mais sa réaction au mot « épouse » me surprend un peu, enfin je veux dire que je m’attendais à une réaction réfractaire de la gamine qui a peur de se faire renvoyer ou du moins qui s’inquiéterait de sa condition mais quelque chose me semble bien étrange dans son monologue.
    « Enfin voilà… ! C’est vile une épouse et en plus, ça pique votre argent ! »
    « Parce que tu t’inquiéterais pour le contenu de ma bourse et la tenue de mon mariage toi ? Moi qui pensais que tu étais le genre de petite naïve qui regarde les nuits depuis sa fenêtre en soupirant l’arrivée de son prince charmant sur son blanc destrier. Enfin... je suis quasiment sûr que cela t’arrive souvent la nuit mais de là à songer que tu ne me vois pas un ménage heureux... tu m’en vois peiné. Mon cœur souffre d’un tel manque de confiance... Oh attend. Quel cœur ? » Bah oui, il faut bien reconnaître la vérité et je n’en ai point honte. « Mais dis-moi, ma mi-gno-ne, ne serais-tu pas un peu jalouse ? Tiendrais-tu un minimum à moi pour avoir peur que je tombe mal ? Ca serait presque touchant mais tu n’as pas à t’inquiéter pour moi et encore moins pour ta place, ce n’est certainement pas ma dame qui ira se salir les mains en faisant les tâches ménagères. A quoi me servirais-tu sinon, tu resteras bien au chaud sous ce toit, sauf si t’es vilaine, là je t’envoie à la cave ou si toi tu préfères dormir dans le jardin mais ça m’embêterais que tu attrapes froid. Ça diminuerait le rendement et c’est pas joli une demoiselle qui a le nez qui bave. »
Attendez, vous voyez bien que je suis d’une extrême gentillesse avec elle. Je prends même la peine de lui tapoter doucement la joue pour la rassure, et me moquer un petit peu aussi parce que je sais que le contact physique la fera encore plus réagir après de telles paroles. Je vais même un peu plus loin, m’avançant dangereusement vers elle comme pour faire mine de venir lui embrasser la joue - ou autre chose - avant de me retirer vivement. La toisant d’un air condescendant et moqueur.
    « Allez, assez jouer maintenant. Tu veux faire des progrès non ? Esclave ou pas, il serait temps pour toi d’apprendre à lire et écrire convenablement alors tu vas gentiment retourner dans tes quartiers et me préparer ton rapport pour le diner. Je suis tellement aimable que tu n’auras rien d’autres à faire que le diner en dehors de cela. Par contre si tu ne fais pas d’efforts, je te promets que c’est nue sous les étoiles que tu passeras tes prochaines rêveries ou tu iras récurer les sièges d'aisance de nos chers travailleurs, je réfléchirais à la question. Alors hop hop et plus vite que cela. »
Cela peut paraître complètement stupide de laisser ses esclaves se cultiver mais il s’agit tout de même de lecture et d’écriture, la base pour tout être aussi peu élevé soit son statut social. Je trouve même cela adhérant qu’on l’ai laissé dans autant d’ignorance jusqu’à maintenant. C’est moi qui dois me taper tout le travail maintenant, alors qu’elle aurait pu faire tout ce travail de récupération d’informations et de rapport à rédiger à ma place ! Quelle perte de temps, à rattraper à coups de taloche s’il le faut. Manquerait plus que j’ai à lui payer un professeur, m’enfin s’il le faut. Nous verrons bien si elle se bouge son petit derrière.


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Hilda Rosenwald
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MessageJeu 4 Juin - 16:37


Comment ça ? Mais non ! Je proteste ! Ou peut-être pas.
Je ne sais pas pourquoi je fonce encore comme ça pour me cacher, la fuite n’existe pas avec Castiel. Jamais. Il vous rattrape toujours en fourbe et vous enfonce encore plus dans cette merde dans laquelle vous vous êtes fourré. Et c’est dans une belle mouise que je suis. Je viens de me vendre ouvertement devant le Maitre des lieux sur ma condition qui, finalement, ne me déplait pas plus que ça. Enfin… Je veux dire que je ne supporterais pas vraiment qu’on me remplace. Je l’aime bien ce Manoir tout compte fait. Le Manoir ou le Patron ?

« Enfin... je suis quasiment sûr que cela t’arrive souvent la nuit mais de là à songer que tu ne me vois pas un ménage heureux... tu m’en vois peiné. Mon cœur souffre d’un tel manque de confiance... Oh attend. Quel cœur ? »

Seul ce tronçon de phrase me fait me retourner vivement. Je… n’ai… absolument pas dit ça. Et je ne l’ai encore moins pensé. Je suis sûr qu’il fait encore exprès de mal comprendre mes mots ! Le bougre ! L’enfoiré ! Ah, je le déteste ! Ah ça pour ne pas avoir de cœur, il a raison ! Déformer mes propos ainsi pour me faire passer pour la méchante, encore une fois ! Je fronce les sourcils et me venge avec ma poigne sur ce pauvre calepin qui va finir littéralement déchiré.

« Mais je n’ai pas d… »
« Mais dis-moi, ma mi-gno-ne, ne serais-tu pas un peu jalouse ? Tiendrais-tu un minimum à moi pour avoir peur que je tombe mal ? »

Mais non. Mais pas du tout. Mais qu’est-ce qu’il dit ? Ça va pas ? Jalouse ? Moi ? Jamais. Pas du tout. C’est pas moi. Et mince ! Pourquoi il dit ça ? Mais non ! Je ne tiens pas à lui ! Il manquerait plus que ça ! Mais alors POURQUOI je réagis comme ça ? Et puis il est bête ! Il ne comprend rien ! Je n’ai pas peur qu’il tourne mal, je suis juste pas d’accord qu’une pouffe prenne ma place ! … Ça y est, c’est dit. Enfin dans ma tête… Je sens mes joues devenir aussi rouge que le possible me le permet. C’est affreux. J’aimerais être une petite souris pour me faufiler et fuir cette situation très délicate et gênante. Et pendant que moi je fonds de honte sur place, Castiel continue son baratin et prononce même des mots qui en serait presque blessants. Même s’il faut comprendre que malgré tout, ma place sera toujours acquise, le fait de savoir qu’il faudrait travailler pour « une » autre… J’en suis presque malade. C’est de la jalousie. Il n’y a qu’une esclave de Castiel, c’est moi. Et c’est tout…

Je ne sais plus où donner de la tête avec toutes ces informations, ces mots et mon comportement que j’ai bien du mal à m’expliquer moi-même. Je veux fuir à nouveau mais un nouveau contact m’empêche de bouger. Une fois de plus, mon cœur se décrocherait presque de sa cage thoracique. Ce n’est pas cette petite tape sur la joue qui me fige sur place mais bel et bien la suite. Pourtant, je devrais savoir que tout ça n’est juste que de la mimique pour me faire sortir de mes gongs et me mettre mal à l’aise mais plus ça va, plus ça devient… trop. Je suis étrangement silencieuse tout à coup et inutile de me demander si ma peau vire encore à la couleur tomate. C’est indéniable. Si Castiel n’avait pas cessé ce petit jeu brusquement en reprenant son discours, je serais encore à milles lieux d’ici.

Je finis par secouer la tête pour reprendre mes esprits et me mords méchamment la lèvre pour ne pas répondre encore face aux propos de Castiel. Non seulement il me fait passer pour une jalouse possessive mais en plus il croit qu’appuyer mon illettrisme me fait plaisir ? Si les choses avaient pu être autrement, j’aurais appris avec plaisir à lire et à écrire mais on ne m’en a jamais donné l’occasion. Et il sait que je ne peux pas apprendre toute seule. Sauf avec des heures de travail mais ça serait long avant d’avoir un résultat. Et lui il veut ça pour ce soir ? Quel connard, vraiment.

« Vous êtes vil… Vous savez que je ne peux pas apprendre seule… »

Aïe. C’est encore sorti. Zut… Je me retourne avant un autre jugement en marmonnant assez fort pour être entendue pendant que je file à ma chambre.

« Si jamais c’est ça me prend trop de temps, vous n’aurez pas un bon repas et ça sera de votre faute… ! »

Je marche rapidement jusque dans mes quartiers avant de me poser sur mon lit, complètement perturbée. Mais c’est de sa faute… Et si le repas n’est pas bien fait, c’est aussi de sa faute après tout… Non ?

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Hey mais non ! C'est pas mon boulot ça ! ♥ PV Castiel

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